Valeur pronostique de l’ADN tumoral circulant périopératoire dans les carcinomes urothéliaux purs et les sous-types histologiques du cancer de la vessie - 31/10/26
Résumé |
Introduction |
Le carcinome urothélial pur (CU) et les sous-types histologiques (SH) du cancer de la vessie (CV) présentent des caractéristiques pathologiques et des évolutions oncologiques distinctes selon le stade de la maladie. L’ADN tumoral circulant (ctDNA) constitue un biomarqueur périopératoire prometteur, mais sa valeur pronostique au sein des différents sous-types histologiques reste insuffisamment définie. Nous avons évalué l’impact pronostique du ctDNA tumoral informé par la tumeur (« tumor-informed ») chez des patients présentant un CU ou des SH.
Méthodes |
Nous avons analysé une cohorte rétrospective de patients atteints de CV ayant bénéficié d’une cystectomie radicale (CR), avec disponibilité d’un dosage du ctDNA préopératoire et/ou postopératoire entre 2021 et 2025. Les patients ont été répartis en quatre groupes selon le type histologique et le statut du ctDNA aux temps préopératoire et postopératoire. La survie sans maladie (SSM) a été estimée par la méthode de Kaplan–Meier et comparée à l’aide du test du log-rank. Les associations entre le statut du ctDNA et la SSM ont été évaluées par des modèles de régression de Cox uni- et multivariés.
Résultats |
Parmi les 138 patients disposant d’un dosage préopératoire du ctDNA, un statut négatif était associé à une SSM à 24 mois significativement plus élevée qu’un statut positif, aussi bien chez les patients avec CU (89 % vs. 49 %, p < 0,001) que chez ceux présentant des SH (79 % vs. 43 %, p = 0,01). En analyse multivariée, un ctDNA préopératoire positif constituait un facteur prédictif indépendant de récidive ou de décès dans les groupes CU (HR = 4,1 ; IC95 % [1,29–12,8] ; p = 0,02) et SH (HR = 4,0 ; IC95 % [1,24–12,8] ; p = 0,02). De manière similaire, parmi les 144 patients disposant d’un dosage postopératoire du ctDNA, un statut négatif était associé à une meilleure SSM à 24 mois dans les groupes CU (81 % vs. 30 %, p < 0,001) et SH (66 % vs. 29 %, p < 0,001). Un ctDNA postopératoire positif était indépendamment associé à un risque accru de récidive ou de décès dans les groupes CU (HR = 4,38 ; IC95 % [1,66–11,5] ; p < 0,01) et SH (HR = 4,52 ; IC95 % [1,86–11,0] ; p < 0,001).
Conclusion |
Le ctDNA périopératoire apparaît comme un biomarqueur pronostique robuste, indépendamment du sous-type histologique. Son utilisation pourrait améliorer la stratification du risque périopératoire et contribuer à une prise en charge plus personnalisée des patients avant et après cystectomie radicale.
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Vol 36 - N° 7S
P. S67-S68 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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