Promontofixation par bandelette de fascia lata : étude monocentrique - 31/10/26
, A. Blondeau 2, H. Paris 1, T. Bertail 1, N. Bhatt 3, C. Haudebert 1, C. Richard 1, A. Dubois 1, J. Penafiel 1, A. Manunta 1, J. Hascoet 1, B. Peyronnet 1Résumé |
Introduction |
La promontofixation robot-assistée avec prothèses synthétiques en polypropylène constitue l’un des traitements chirurgicaux de référence du POP. Néanmoins, les controverses récentes ont conduit au développement de techniques alternatives faisant appel à des greffons autologues. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels et anatomiques de la promontofixation utilisant une greffe de fascia lata autologue.
Méthodes |
Une analyse rétrospective a été réalisée à partir des dossiers médicaux de l’ensemble des patientes ayant bénéficié d’une promontofixation avec bandelette autologue de fascia lata. Elle était proposée comme alternative aux bandelettes prothétiques, notamment chez les patientes présentant des complications liées aux prothèses synthétiques. Les deux critères de jugement principaux, définis de façon indépendante, étaient le taux de succès subjectif (PGII 1 ou 2) et le taux de succès anatomique (stade C0).
Résultats |
Vingt-et-une patientes ont été incluses dans l’analyse. La majorité des patientes (76 %) avaient déjà bénéficié d’au moins une chirurgie pour POP, avec un maximum de quatre interventions antérieures chez une patiente. Chez les quatre patientes les plus récemment opérées, le prélèvement du fascia lata a été réalisé par voie robot-assistée. Une technique conservatrice de l’utérus a été privilégiée chez 69 % des patientes ayant conservé leur utérus. Une exérèse complète concomitante d’une prothèse de promontofixation antérieure a été réalisée chez 57 % des patientes. La durée opératoire médiane était de 175 minutes et la durée médiane d’hospitalisation de quatre jours. Deux patientes (9,5 %) ont nécessité une réintervention : une collection rétro-vésicale compliquée d’une pyélonéphrite et un hématome pelvien surinfecté. À trois mois, les taux de succès anatomique et subjectif étaient respectivement de 88,8 % et 87,5 %. Au dernier suivi, ces taux s’élevaient à 88,8 % et 85,7 %, respectivement. Après un suivi médian de huit mois, une seule récidive de cystocèle de grade 2 a été observée et aucune réintervention pour récidive de POP n’a été requise.
Conclusion |
La promontofixation robot-assistée par bandelette de fascia lata apparaît comme une alternative thérapeutique sûre et efficace aux prothèses synthétiques dans des situations sélectionnées, bien qu’une morbidité postopératoire à court terme potentiellement plus élevée doive être prise en considération ( Tableau 1, Tableau 2, Tableau 3 ).
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Vol 36 - N° 7S
P. S79-S80 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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