Épidémiologie du cancer du pénis en France : incidence, caractéristiques des patients, prises en charge et survie - 31/10/26
Résumé |
Introduction |
Le cancer du pénis est une affection maligne rare pour laquelle les données épidémiologiques nationales récentes restent limitées en France. Cette étude vise à décrire l’incidence, les modalités de prise en charge et la survie globale des patients atteints d’une tumeur maligne du pénis en France.
Méthodes |
Nous avons mené une étude rétrospective nationale à partir des données du Système National des Données de Santé. Tous les patients de sexe masculin hospitalisés pour un cancer du pénis ou un CIS entre 2018 et 2024 ont été inclus. Une période wash-out de 2 ans a été appliquée afin d’identifier uniquement les cas incidents. Les caractéristiques des patients, leur prise en charge médicale et chirurgicale, leur survie globale ainsi que l’activité hospitalière par établissement ont été analysés.
Résultats |
Au total, 5089 patients ont été identifiés. Ce qui correspond à une moyenne de 727 cas par an et à un taux d’incidence brut estimé à 2,24 cas pour 100 000 hommes années. L’âge médian au diagnostic était de 72 ans [IQR 64–80]. La prise en charge reposait principalement sur des chirurgies conservatrices et pénectomie partielle (27,1 %). Les procédures de stadification inguinale sont restées rares : la technique du ganglion sentinelle a été réalisée chez 4,0 % des patients et un curage ganglionnaire inguinal chez 5,9 % d’entre eux. La survie globale à 5 ans était de 66,4 %. Le nombre de cas par établissement s’est révélé hétérogène sur l’ensemble du territoire national. Au total, 698 établissements de santé ont pris en charge au moins un patient au cours de la période d’étude, dont 501 centres traitant moins d’un patient par an. 44 centres ont pris en charge plus de 20 patients sur l’ensemble de la période d’étude.
Conclusion |
Le cancer du pénis demeure une pathologie rare en France, associée à une survie globale stable depuis 30 ans. Sa prise en charge apparaît hétérogène avec de nombreux centres à faible volume d’activité et avec un recours limité aux procédures de stadification inguinale. Ces résultats plaident en faveur de la nécessité de structurer des parcours de soins en accord avec les recommandations et optimiser le recueil des données médicales pour améliorer la prise en charge de cette maladie ( Fig. 1, Fig. 2 et Tableau 1 ).
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Vol 36 - N° 7S
P. S86-S87 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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