Analyse mixte de l’impact et des besoins psychosociaux chez les patients opères d’une pénectomie pour cancer en France - 31/10/26
Résumé |
Introduction |
Le cancer du pénis est une pathologie rare dont la prise en charge chirurgicale s’étend du traitement conservateur à la pénectomie totale. Les données françaises concernant le vécu des patients après pénectomie demeurent limitées. L’objectif était d’évaluer les conséquences psychosociales de cette chirurgie et d’identifier les besoins en soins de support.
Méthodes |
Étude mixte convergente associant un volet qualitatif par entretiens semi-dirigés et un quantitatif par scores validés (Decision Regret Scale [DRS], Hospital Anxiety and Depression Scale [HADS], EORTC QLQ-C30), chez des patients opérés d’une pénectomie totale ou partielle entre 2020 et 2025. Les entretiens exploraient le vécu de la chirurgie, l’impact sur la vie quotidienne, les relations sociales et l’expérience des soins.
Résultats |
L’âge médian était de 68 ans (58–83) et 5 patients sur 6 vivaient en couple. Le regret décisionnel était faible (DRS médian : 2/100). Le HADS retrouvait une anxiété modérée (9/21) et des symptômes dépressifs légers (5/21). L’état de santé global et la qualité de vie restaient élevés (EORTC QLQ-C30 : 90/100), avec une atteinte principalement de la dimension émotionnelle (67/100). Les principaux symptômes rapportés étaient la fatigue, l’insomnie et les difficultés financières. Les résultats qualitatifs sont présentés dans le Tableau 1 . Les modifications de l’image corporelle, de la masculinité ou de la sexualité étaient rapportées de façon hétérogène mais restaient souvent secondaires par rapport à l’enjeu oncologique. Le soutien conjugal apparaissait central, tout comme la relation thérapeutique. Les besoins de soutien concernaient davantage les aidants que les patients eux-mêmes.
Conclusion |
Les résultats qualitatifs et quantitatifs étaient concordants. L’impact psychosocial de la pénectomie apparaissait globalement acceptable, malgré l’absence de soins de support spécifiques et standardisés, grâce à des ressources personnelles, des liens sociaux protecteurs et une relation thérapeutique de confiance. Compte tenu de la rareté et de l’hétérogénéité des situations, le repérage précoce des patients et aidants à risque pourrait permettre de proposer des soins de support adaptés au cas par cas ( Fig. 1 ).
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Vol 36 - N° 7S
P. S87-S88 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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