Étude SUSTeR, Cohorte rétrospective multicentrique des ablations de bandelettes sous urétrales synthétiques pour complications de moyen à long termes entre 2010 et 2024 : paramètres chirurgicaux d’une ablation de bandelette - 31/10/26
, C. Sauniere 2, T. Angelloz 3, M. Lefief 4, H. Dupuis 5, H. Erhrad 6, M. Chapuis 7, J.F. Hermieux 6, X. Biardeau 8, B. Peyronnet 7, E. Chartier Kastler 6, J.N. Cornu 5, C. Saussine 9, A. Descazeaud 4, P. Neuville 2, M.A. Perrouin Verbe 3, X. Game 1Résumé |
Introduction |
L’ablation de BSU est réalisée devant des complications d’extrusion, infectieuses ou pour des motifs fonctionnels (dysurie, douleurs, HAV). Néanmoins, il existe peu de données sur les paramètres chirurgicaux périopératoire de ce genre d’intervention. Ce travail visait à analyser l’évolution périopératoire d’une ablation de BSU.
Méthodes |
Cette étude rétrospective a analysé les données de 11 centres spécialisés, en conformité avec la définition ICS 2024 des ablations de BSU. Les analyses statistiques ont été réalisées avec le logiciel R 4.5.0, p < 0,05.
Résultats |
Au total, 551 patientes ayant eu une ablation de BSU ont été analysées. 28,4 % des ablations ont été réalisé pour des BSU posées dans l’année. La durée de maintien des TOT était plus faible que celle des TVT (87,7 ± 60,9 mois contre 110 ± 74,5, p < 0,01). Le délai moyen de prise en charge entre la consultation-chirurgie était de 6,8 ± 13,9mois. Les ablations pour motif fonctionnel comparés aux motifs d’extrusion avaient une durée significativement plus faible d’hospitalisation. Les voies cœlioscopique ± robot-assistées semblaient avoir une durée d’hospitalisation plus longue quelle celle vaginale. Il existait une augmentation significative de la durée opératoire entre les ablation partielle, partielle subtotale contre totale ( p < 0,05). L’envoi de matériel prothétique en anatomopathologie a été réalisé dans 39,9 % des cas. 37,0 % des patientes ont eu un méchage vaginal post opératoire, plus fréquent dans les voies vaginales (41,0 %) contre cœlioscopique ± robot assistée (15,2 %). La durée moyenne de cathétérisation urinaire post opératoire était de 5,61 ± 9,44 jours et 29,0 % sans sonde. Cette durée était augmentée lors d’une ablation totale contre partielle (8,3 vs 5,2 jours, p < 0,05). La régression logistique entre délai pose-ablation et durée opératoire et trouve un coefficient β −0,034 ( p < 0,05) et R 2 = 0,0175 indiquant une variabilité importante par d’autres facteurs. Il existait une augmentation significative des complications de la voie totale contre partielle ainsi que pour les complications graves ( p < 0,05).
Conclusion |
Cette étude apporte un éclairage sur la morbidité opératoire des ablations de BSU. Cette intervention semble être maîtrisée et sécurisée : un tiers des patientes opérées en ambulatoire et un taux de complication grave faible (2 % pour Clavien Dindo ≥ IIIA). Néanmoins certains facteurs tels qu’une ablation totale ou une extrusion augmentaient la durée d’hospitalisation et de cathétérisme urinaire postopératoire. La place de la stratégie cœlioscopique ± robot-assitée reste à définir ( Tableau 1, Tableau 2, Tableau 3 ).
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Vol 36 - N° 7S
P. S88-S89 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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