Concordance de l’échographie translabiale et de l’IRM pelvienne avec les constatations peropératoires pour les complications liées aux implants après chirurgie du plancher pelvien féminin - 31/10/26
Résumé |
Introduction |
Cette étude compare la performance diagnostique de l’échographie translabiale (US) et de l’IRM pelvienne, en prenant les constatations peropératoires comme référence. L’objectif secondaire était d’évaluer l’US comme examen de première intention et l’apport complémentaire de l’IRM.
Méthodes |
Étude monocentrique basée sur une cohorte prospective avec analyse rétrospective. Des patientes consécutives adressées pour complications après bandelette sous-urétrale ou chirurgie de prolapsus entre janvier 2021 et janvier 2026 ont été incluses si elles avaient bénéficié d’une US et d’une IRM avant chirurgie de reprise. Les résultats d’imagerie ont été comparés aux données peropératoires. Des analyses comparatives (test de McNemar) et séquentielles ont été réalisées.
Résultats |
Cinquante-deux patientes (âge médian 59 ans) ont été incluses. Les principales constatations peropératoires étaient la migration ectopique (50 %), l’érosion urétrale (26,9 %) et vaginale (23,1 %). Les deux modalités ont montré une bonne précision pour identifier les implants. L’IRM était plus sensible pour les bandelettes transobturatrices (100 % vs 79,3 %, p = 0,041). Pour les complications, les performances étaient similaires pour les érosions urétrales (78,6 % vs 78,6 %) et vésicales (80 % vs 60 %). L’IRM était plus sensible pour les infections (100 % vs 40 %, p = 0,016), tandis que l’US était supérieure pour les malpositions (57,7 % vs 30,8 %, p = 0,024). L’érosion vaginale restait difficile à détecter (41,7 % vs 16,7 %). L’analyse séquentielle montrait que l’IRM corrigeait de nombreuses erreurs de l’US, notamment pour les infections (87,5 %), les extrusions vaginales (80 %) et l’identification des implants (100 %). L’association des deux atteignait une précision diagnostique de 98,1 %. L’analyse séquentielle a montré que l’IRM corrigeait une proportion importante des erreurs de l’échographie, en particulier pour les infections (87,5 %), les extrusions vaginales (80 %) et l’identification des implants (100 %). L’utilisation combinée permettait d’atteindre une précision diagnostique allant jusqu’à 98,1 %.
Conclusion |
L’échographie translabiale constitue un examen de première intention efficace. L’IRM apporte une valeur complémentaire, notamment pour les infections et les situations complexes. Une approche séquentielle US puis IRM optimise la précision diagnostique et la prise en charge chirurgicale ( Fig. 1 ).
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 36 - N° 7S
P. S89-S90 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

