Bandelette sous-urétrale aponévrotique pour traiter l’incontinence urinaire d’effort en 2026 : efficacité, sécurité et place actuelle dans l’arsenal thérapeutique d’un centre de recours - 31/10/26
, L. Campeau 2, R. Boissier 1, S. Gaillet 1, J. Campagna 3, A. Montuclard 1, G. Karsenty 1, F. Michel 1Résumé |
Introduction |
L’incontinence urinaire d’effort (IUE) est une pathologie fréquente ayant un impact majeur sur la qualité de vie des patientes. Dans un contexte de remise en question de l’utilisation des bandelettes synthétiques, les techniques utilisant du matériel autologue suscitent un intérêt croissant. La bandelette sous-urétrale aponévrotique (BSU-A) pourrait constituer une alternative thérapeutique, notamment dans les situations complexes ou après échec de traitements chirurgicaux antérieurs.
Méthodes |
Étude rétrospective monocentrique incluant les patientes opérées de BSU-A de janvier 2020 à septembre 2025. Le critère de jugement principal était l’efficacité évaluée par un critère composite combinant évaluation subjective (PGI-I à 7 niveaux) et pad-test 24 h : guérison (absence de fuite + PGI-I < 3 + Pad-test < 5 g), amélioration (PGI-I < 4 + amélioration du Pad-test > 50 %), échec (PGI-I = 4 + amélioration Padtest < 50 %) ou aggravation (PGI-I > 3 + aggravation Pad-test ou apparition de symptomes). Les critères secondaires étaient l’évolution des scores de symptôme (Sandvik, USP), et de QdV (ICIQ-LUTS QoL) et les complications décrites et classées selon Clavien-Dindo. La technique de BSU-A était située dans l’activité globale du centre sur la période étudiée : nombre et proportion de chaque technique de traitement d’IUE et comparées aux chiffres nationaux.
Résultats |
Vingt et un patientes âgées de 48 [41–59] ans ont eu une BSU-A. Dans 85,7 % c’était une IUE complexe. À 12,5 mois de suivi médian ( Tableau 1 ), 81 % ( n = 17) des patientes avaient une amélioration significative dont 57,1 % ( n = 12) étaient guéries. Les améliorations du pad-test ( p < 0,001), du score de Sandvik ( p = 0,003), du scores USPIUE ( p < 0,001) et de l’ICIQ-LUTS Qol ( p = XXXX) étaient significatives ( Tableau 2 ). En revanche, une augmentation significative de la dysurie était constatée score USP dysurie (0,035). Les complications périopératoires étaient mineures ( Tableau 3 ). Les BSU-A représentaient 10,7 % de la chirurgie d’IUE en 2024 dans notre centre et 0,5 % à l’échelle nationale.
Conclusion |
La BSU-A est une option thérapeutique efficace de traitement de l’IUE chez la femme, en particulier dans les situations complexes ou après échec de techniques prothétiques. Bien que plus morbide et associée à un risque de troubles de la vidange, elle représente une alternative pertinente à l’usage d’implant synthétique dans un contexte de demande croissante de solutions sans prothèse.
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Vol 36 - N° 7S
P. S91-S92 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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