Implantation robot-assistée d’un sphincter urinaire artificiel chez la femme par voie postérieure sous contrôle cystoscopique : résultats fonctionnels et de sécurité à moyen terme - 31/10/26
, P. Bueno, I. Jarossay, J. Rigaud, M.L. De GuerryRésumé |
Introduction |
L’implantation robot-assistée d’un sphincter urinaire artificiel (SUA) chez la femme donne des résultats encourageants, mais la dissection du col vésical reste difficile, surtout en phase d’apprentissage, avec un risque de lésion peropératoire, d’érosion ou d’explantation. En 2021, nous avons décrit une voie postérieure robot-assistée sous contrôle cystoscopique peropératoire. L’objectif était de rapporter nos résultats fonctionnels et les complications à moyen terme.
Méthodes |
Étude rétrospective incluant toutes les femmes ayant eu une implantation primaire robot-assistée d’un SUA entre 2016 et 2024. Toutes les interventions ont été réalisées avec le système Da Vinci Xi® par voie transpéritonéale, avec dissection postérieure du col vésical. Après mise en place du mesureur, une cystoscopie peropératoire systématique confirmait le bon positionnement (sous les orifices urétéraux) et écartait toute lésion vésicale ou du col. Les données périopératoires, les résultats fonctionnels et les complications à moyen terme ont été analysés. La continence était définie par 0 à 1 protection par jour. L’amélioration subjective et le score PGI-I ont été recueillis.
Résultats |
Quarante-huit femmes (âge médian 68,5 ans) ont été opérées ; 91 % avaient un antécédent de chirurgie pelvienne. Deux cas (4 %) ont nécessité une conversion ouverte. La durée opératoire médiane était de 240 minutes. Quatorze complications peropératoires (30 %) sont survenues — huit lésions du col vésical et six vaginales — toutes réparées en peropératoire ; plus de 70 % durant les 25 premiers cas. Entre les périodes 2016–2019 et 2020–2024, les lésions vésicales sont passées de 5 à 3 et les vaginales de 5 à 1. Après un suivi médian de 60 mois, cinq érosions ont nécessité une explantation (10,5 %), dont quatre durant la première période. Le taux de continence était de 85 %, 80 % rapportaient une amélioration ≥ 80 % et 77 % un score PGI-I de 1.
Conclusion |
Cette voie postérieure sous contrôle cystoscopique offre d’excellents résultats de continence et de satisfaction à moyen terme, avec une morbidité acceptable. La cystoscopie systématique aide à positionner la manchette et à détecter les lésions. Complications et érosions diminuent avec l’expérience, soulignant la courbe d’apprentissage. Un suivi plus long reste nécessaire pour confirmer la durabilité.
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Vol 36 - N° 7S
P. S92-S93 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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