Comparaison de la fréquence mictionnelle quotidienne après l’implantation d’un sphincter urinaire électronique - 31/10/26
Résumé |
Introduction |
Le dispositif UroActive® (UroMems, Fr) est un sphincter urinaire artificiel (SUA) composé d’une manchette occlusive (MO) connectée à une unité de contrôle (UC). Pour uriner, le patient envoie une commande à son implant grâce à une télécommande sans fil dédiée. Durant les visites, le médecin télécharge les données de l’UC incluant l’horodatage de chacune des mictions. Une question persiste à propos de la modification des fréquences de miction avec un SUA. Cette étude compare le nombre de miction par jour entre la première et la deuxième année d’activation du dispositif. UroActive® n’a pas reçu le marquage CE et n’est pas approuvé par la FDA.
Méthodes |
Les données ont été extraites de l’étude SOPHIA. SOPHIA est un essai prospectif, multicentrique, mono-bras évaluant la sécurité et la faisabilité du dispositif UroActive® chez six patients. Nous avons comparé le nombre de miction de chaque jour de la 2 e année d’activation par rapport au même jour de la 1 re année d’activation. Nous avons réalisé un test de Wilcoxon pour chaque patient.
Résultats |
Les six patients de l’étude SOPHIA ont été inclus, représentant 35 574 événements de miction. Le nombre moyen de miction par jour était de 8,11 (ET = 1,98) et la différence du nombre de miction entre la 2 e année et la 1 re année allait de −1,4 à +0,3 mictions/jour. Quatre patients avaient une réduction significative du nombre de miction par jour ( p < 0,05), un avait un nombre de miction stable, et un une augmentation du nombre de miction (+0,3 miction/jour ; p < 0,05). Le « forest plot » récapitule les comparaisons intra-patients et illustre la tendance à la diminution de la fréquence de miction avec le temps ( Fig. 1 ).
Conclusion |
Aujourd’hui, le seul moyen d’analyser la fréquence mictionnelle chez un patient avec un SUA était le calendrier mictionnel. Ce mode de recueil a de nombreux biais. Cette étude est la première à étudier objectivement un comportement mictionnel, grâce au recueil automatisé du dispositif. En comparant date à date les nombres de miction nous nous sommes affranchis de l’influence saisonnière des mictions. La diminution du nombre de miction pourrait être liée à l’augmentation de la capacité vésicale avec le temps. Ces résultats offrent une perspective pour un monitorage objectif, précis et personnalisé à chaque patient grâce à ce dispositif.
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Vol 36 - N° 7S
P. S94-S95 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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