Respecter les recommandations concernant les suivis post-exposition et post-professionnel : ni excès, ni omission ! - 31/10/26
Follow the recommendations regarding post-exposure and post-occupational follow-up: Neither overdo it nor neglect it!
, B. Clin a, j, k, l, J.-C. Pairon a, m, n, o, V. Bonneterre a, p, qRésumé |
Le suivi post-exposition (SPE) a lieu pendant la vie active et relève des services de prévention et de santé au travail. Le suivi post-professionnel (SPP) a lieu après celle-ci et relève du médecin traitant. Tous deux visent le dépistage précoce des maladies à latence longue. Certains documents en circulation s’écartent cependant des recommandations scientifiques, ce qui conduit à des examens injustifiés aux conséquences physiques, psychiques et économiques. L’objectif est ici de rappeler les nuisances à effet différé justifiant un SPE ou un SPP, les recommandations disponibles et la conduite à tenir en leur absence. Depuis la loi du 2 août 2021, les bonnes pratiques reposent sur trois principes : la traçabilité des expositions, l’anticipation de la surveillance médicale et la coordination entre les acteurs. Lors de la visite de fin d’exposition, le médecin du travail établit un état des lieux précis (durée, intensité, exposition cumulée) qu’il remet au salarié. Les nuisances concernées sont les cancérogènes, les agents responsables de pneumoconioses et les rayonnements ionisants. L’arrêté de 1995 a été abrogé en 2022, si bien qu’il n’existe plus de référentiel réglementaire sur le contenu du suivi. Des recommandations existent néanmoins pour l’amiante, les poussières de bois, les cancérogènes vésicaux, la silice cristalline, le milieu hyperbare et le travail de nuit chez la femme. En dehors de ces situations, tout dépistage doit être évalué au regard des critères de l’Organisation mondiale de la santé adaptés au contexte professionnel, y compris les valeurs prédictives, qui dépendent du niveau d’exposition. L’identification systématique des expositions est un préalable indispensable à toute traçabilité et suivi. En l’absence de recommandations validées, l’abstention est souvent justifiée, sauf avis argumenté d’un centre régional de pathologies professionnelles et environnementales, qui évaluera la balance bénéfice/risque tant individuelle que collective.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Post-exposure follow-up (PEF) takes place during a person's working life and falls under the purview of occupational health and safety services. Post-occupational follow-up (POF) takes place after a person's working life and falls under the purview of the primary care physician. Both are aimed at the early detection of diseases with long latency periods. However, some documents currently in circulation deviate from scientific recommendations, leading to unnecessary tests with physical, psychological, and economic consequences. The objective here is to highlight the long-term health effects that justify PEF or PPE, the available recommendations, and the appropriate course of action in their absence. Since the law of August 2, 2021, best practices have been based on three principles: traceability of exposures, proactive medical surveillance, and coordination among stakeholders. During the post-exposure examination, the occupational physician prepares a detailed assessment (duration, intensity, cumulative exposure) and provides it to the employee. The hazards in question are carcinogens, agents causing pneumoconiosis, and ionizing radiation. The 1995 decree was repealed in 2022, meaning there is no longer a regulatory framework governing the content of follow-up care. Recommendations do, however, exist for asbestos, wood dust, bladder carcinogens, crystalline silica, hyperbaric environments, and night work among women. Outside of these situations, any screening must be evaluated according to World Health Organisation criteria adapted to the occupational context, including predictive values, which depend on the level of exposure. Systematic identification of exposures is an essential prerequisite for any traceability and monitoring. In the absence of validated recommendations, refraining from screening is often justified, unless there is a reasoned opinion from a regional center for occupational and environmental diseases, which will assess the benefit–risk balance at both the individual and collective levels.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Surveillance, Dépistage, Santé au travail, Recommandation, Traçabilité, Exposition
Keywords : Surveillance, Exposure, Occupational, Guidelines, Screening, Traceability
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Vol 87 - N° 6
Article 103933- novembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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