Ultra-low temperature storage of advanced therapy medicinal products: carbon footprint should be integrated into the selection criteria - 05/11/26
Conservation à ultra-basse température des médicaments de thérapie innovante: l’empreinte carbone doit être intégrée aux critères de choix

Points essentiels
• Plusieurs CAR-T peuvent désormais être conservés à −150 °C plutôt que sous azote
• Ce choix revient au pharmacien et engage l’établissement pour des années
• Coût, sécurité, formation, capacité : le bilan carbone manque à la grille
• Les voies d’émission diffèrent : la comparaison ne se fait pas d’intuition
• Aucune donnée n’existe pour le −150 °C : il faut la produire pour arbitrer
Highlights |
• | Several CAR T-cell products may now be stored at −150 °C instead of liquid nitrogen. |
• | The choice falls to the pharmacist and commits the institution for years. |
• | Cost, safety, training, capacity: carbon is missing from the decision grid. |
• | Emission pathways differ; the comparison cannot be made intuitively. |
• | No data exist for −150 °C freezers; they are needed to inform the choice. |
Abstract |
Environmental considerations weigh increasingly on the strategic choices that shape the hospital medicines pathway. Cryogenic storage of advanced therapy medicinal products falls under pharmaceutical responsibility. For several products, authorised storage conditions now admit either vapour-phase liquid nitrogen or mechanical freezers, and for some a single period at −80 °C; a national survey shows these modalities coexisting in hospital pharmacies. The choice between them turns on acquisition and running costs, capacity, floor area, the safety of liquid nitrogen and the mandatory training it entails, but on no environmental criterion. A single quantified assessment of ultra-low temperature storage has been published, in a biobanking setting, and no energy or life cycle data are available for mechanical cryogenic freezers at −150 °C. The two families of technology do not emit through the same pathways and cannot be compared intuitively. Blood transfusion and solid organ transplantation have each quantified the footprint of a procedure, but never that of cryogenic storage. This editorial sets out what such an assessment would have to document, and what is missing before the criterion can be used.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Les considérations environnementales pèsent de plus en plus sur les choix stratégiques qui structurent le circuit hospitalier du médicament. La conservation cryogénique des médicaments de thérapie innovante relève de la responsabilité du pharmacien hospitalier. Pour plusieurs produits, les conditions de conservation autorisées admettent désormais la vapeur d’azote liquide ou un congélateur mécanique, et pour certains une période unique à −80 °C ; une enquête nationale montre que ces modalités coexistent dans les pharmacies à usage intérieur. Le choix entre elles repose sur le coût d’acquisition et d’exploitation, la capacité, l’emprise au sol, la sécurité liée à l’azote et la formation qu’elle impose, mais sur aucun critère environnemental. Une seule évaluation quantifiée de la conservation à ultra-basse température a été publiée, en contexte de biobanque, et aucune donnée de consommation ni d’analyse de cycle de vie n’est disponible pour les congélateurs mécaniques à −150 °C. Or les deux familles de technologies n’émettent pas par les mêmes voies et ne se comparent pas de manière intuitive. La transfusion sanguine et la transplantation d’organes ont chiffré l’empreinte d’un acte de soin, jamais celle de la conservation cryogénique. Cet éditorial précise ce qu’une telle évaluation devrait documenter et ce qui manque pour que ce critère devienne utilisable.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Advanced therapy medicinal products, Carbon footprint, Cryopreservation, Pharmacy service, hospital, Liquid nitrogen
Mots clés : Médicaments de thérapie innovante, Empreinte carbone, Cryoconservation, Pharmacie hospitalière, Azote liquide
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