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Brûlures oculaires - 23/10/08

Doi : JFO-09-2008-31-7-0181-5512-101019-200806510 

H. Merle [1],

M. Gérard [2],

N. Schrage [3]

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Résumé

Brûlures oculaires

Les brûlures chimiques ou thermiques représentent 7,7 à 18 % des traumatismes oculaires. La plupart des victimes sont jeunes. Les brûlures surviennent dans le cadre d’accidents du travail, domestiques ou au cours d’une agression. Les brûlures chimiques par bases ou acides forts sont responsables des lésions les plus graves. Associées à une destruction des cellules souches limbiques, elles se traduisent par des ulcérations épithéliales récidivantes, un ulcère stromal chronique, une néovascularisation stromale profonde, un recouvrement conjonctival voire une perforation cornéenne. L’examen clinique initial est parfois difficile à réaliser en présence d’une symptomatologie bruyante. Il permet pourtant de classer les lésions, d’établir un pronostic, et surtout de guider la prise en charge thérapeutique. La classification la plus utilisée est celle de Hughes, modifiée par Roper-Hall qui comporte quatre stades et repose sur l’importance de l’opacité stromale et l’étendue d’une éventuelle ischémie limbique. Cette classification est maintenant avantageusement complétée par celles proposées par Dua et Wagoner qui sont fondées sur l’importance du déficit en cellules souches limbiques. Le pronostic des formes graves de brûlure oculaire s’est notablement amélioré au cours de la dernière décennie grâce à une meilleure connaissance de la physiologie de l’épithélium cornéen. Les techniques chirurgicales visant à restaurer les cellules souches limbiques détruites ont considérablement modifié le pronostic des brûlures cornéennes sévères. Afin de diminuer l’incidence des brûlures, la prévention, en particulier dans le monde industriel est essentielle.

Abstract

Ocular burns

Ocular or thermal burns account for 7.7%-18% of ocular trauma. The majority of victims are young. The burns occur in the setting of accidents at work or in the home, or during a physical attack. Chemical burns by strong acids or bases are responsible for the most serious injuries. Associated with the destruction of limbal stem cells, they present as recurrent epithelial ulcerations, chronic stromal ulcers, deep stromal revascularization, conjunctival overlap, or even corneal perforation. The initial clinical exam is sometimes difficult to perform in the presence of burning symptoms. Nevertheless, it enables the physician to classify the injury, establish a prognosis, and most importantly, guide the therapeutic management. The Roper-Hall modification of the Hughes classification system is the most widely utilized, broken down into stages based on the size of the stromal opacity and the extent of possible limbal ischemia. This classification is now favorably supplemented by those proposed by Dua and Wagoner, which are based on the extent of the limbal stem cell deficiency. The prognosis of the more serious forms of ocular burns has markedly improved over the last decade because of a better understanding of the physiology of the corneal epithelium. Surgical techniques aimed at restoring the destroyed limbal stem cells have altered the prognosis of severe corneal burns. In order to decrease the incidence of burns, prevention, particularly in industry, is essential.


Mots clés : Brûlures oculaires , brûlures chimiques , lavage oculaire , irrigation oculaire , surface oculaire , greffe de limbe , greffe de membrane amniotique

Keywords: Ocular burns , chemical burns , ocular lavage , ocular irrigation , ocular surface , limbal transplant , amniotic membrane transplant


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Vol 31 - N° 7

P. 723-734 - septembre 2008 Retour au numéro
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