P.104 - Sphinctéroclasie par macrodilatation du sphincter d’Oddi dans la prise en charge des empierrements cholédociens - 02/04/09
D Karsenti [1],
A Charachon [2],
P Cabanis [2],
A Courillon-Mallet [3],
F Cohen-Aknine [4],
N Molinier [1],
A Goharin [1],
JM Ferraz [1],
P Lepicard [1]
Voir les affiliationsBut : La prise en charge endoscopique des empierrements cholédociens impose habituellement une lithotritie mécanique, impliquant une durée prolongée de procédure et parfois de multiples CPRE. Le but de cette étude était d’évaluer la morbidité et l’efficacité (succès, nombre de procédures, nécessité d’une lithotritie associée) d’un traitement endoscopique associant à la sphinctérotomie une sphinctéroclasie par macrodilatation du sphincter d’Oddi (SMSO) préalable à l’extraction d’un empierrement cholédocien.
Patients et Méthodes : Etude prospective non randomisée, incluant les patients admis consécutivement dans 2 centres (Pôle Digestif Paris-Bercy et CHU Henri Mondor) sur 1 an pour empierrement du cholédoque. La nécessité d’une SMSO était déterminée par l’opérateur lors de la CPRE, et la taille du ballon CRE (Boston Scientific) utilisé était adaptée à la taille du plus gros calcul vu lors de l’opacification, et à la survenue de saignement lors de la SMSO.
Les ballons utilisés étaient des ballons CRE (Boston Scientific®) hydrostatiques de 12 à 15 mm de diamètre et de 15 à 18 mm de diamètre, gonflés à l’aide d’une seringue alliance (Boston Scientific®).
Le taux de succès, la nécessité d’une lithotritie associée, la durée de la procédure endoscopique, le taux de complications pendant et après la procédure étaient notés.
Le succès de la prise en charge endoscopique était déterminé par l’absence de calcul résiduel de la voie biliaire principale en fin de procédure.
Résultats : Dix-neuf patients (12 hommes et 7 femmes) d’âge moyen de 78 ± 10 ans étaient pris en charge du 23/08/ 07 au 03/10/08 dans nos 2 centres, pour un empierrement du cholédoque dont l’extraction endoscopique était impossible après une simple sphinctérotomie endoscopique. Deux patients étaient sous aspirine lors du geste.
Le diamètre moyen du ballon de macrodilatation était de 15,9 ± 1,7 mm, et la durée moyenne de la procédure endoscopique était de 41 ± 27 minutes. Une lithotritie mécanique a été associée à la macrodilatation dans 4 cas.
Le succès de l’extraction endoscopique de l’empierrement a été obtenu dans tous les cas, et aucun patient n’a dû être repris pour compléter le drainage. Un saignement modéré facilement contrôlé lors du geste dans 3 cas (aucun n’était sous aspirine), et aucune pancréatite aigue ni perforation n’a été notée. La seule complication notée était une hémobilie imposant une reprise endoscopique à J4 pour hémostase mais ne nécessitant pas de transfusion. Aucune récidive n’était notée avec un recul moyen de 5,6 ± 4 mois.
Conclusion : Cette étude prospective bicentrique non randomisée montre que dans le cadre de la prise en charge d’un empierrement cholédocien, la SMSO est faisable et n’en augmente pas la morbidité. Elle augmente le taux de succès d’extraction des calculs, diminue le temps de procédure et évite le plus souvent de recourir à une lithotritie mécanique.
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Vol 33 - N° HS1
P. 71 - mars 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
