Recidive du cancer de la prostate - 04/06/09
Résumé |
Objectifs |
Connaître les définitions de la récidive.
Connaître les facteurs prédictifs de récidive.
Savoir rechercher des arguments de localisation.
Savoir réaliser une biopsie d’anastomose écho-guidée.
Savoir réaliser et interpréter une IRM de loge de prostatectomie ou de prostate traitée par radiothérapie et connaître les indications des autres méthodes d’imagerie.
Points clés |
La récidive prostatique est diagnostiquée par le taux de PSA.
La récidive locale est d’apparition plus tardive que la récidive métastatique.
De nouvelles biopsies ne sont pas nécessaires pour traiter le patient. L’IRM, la scintigraphie et le TEP-scan peuvent localiser la rechute et orienter le traitement, soit hormonal soit par radiothérapie soit mixte.
Résumé |
La récidive biologique du cancer de la prostate se définit après prostatectomie radicale par une augmentation du PSA de plus de 0,2ng/ml sur 2 dosages successifs et un PSA total de plus de 0,4ng/ml et après radiothérapie par un nadir +2ng/ml ou 3 augmentations successives du PSA. Les facteurs prédictifs de récidive reposent sur le PSA avant traitement, le score de Gleason biopsique, le pourcentage de tissu envahi et le stade pathologique après prostatectomie. Les arguments en faveur d’une rechute locale sont l’augmentation tardive du PSA, des marges chirurgicales positives et un score de Gleason inférieur à 7. Les arguments de rechute métastatique sont une aumentation précoce du PSA, des vésicules séminales ou des ganglions envahis et un Gleason supérieur ou égal à 7. La biopsie de l’anastomose sous guidage échographique est réalisée dans les mêmes conditions que les biopsies avant traitement, sous anesthésie locale en prélevant 6 à 8 échantillons et ne sera réalisée que si le taux de PSA est supérieur à 1ng/ml. L’IRM de l’anastomose après prostatectomie est réalisée de préférence au moyen d’une antenne endo-rectale en 3 plans T2 et en imagerie T1 dynamique après injection de Gado-linium sur la loge puis avec l’antenne externe en coupes axiales T2 pour le bilan ganglionnaire. L’IRM avec injection d’USPIO (Sine-rem) est plus sensible et plus spécifique que l’IRM sans injection et sera la méthode de choix pour la recherche de métastases ganglionnaires. L’IRM corps entier peut être réalisée pour rechercher de métastases osseuses en cas de négativité de la scintigraphie osseuse qui a un taux de positivité faible d’environ 50 %. Le TEP-scan au 18F-FDG a une faible sensibilité pour le diagnostic de rechute locale et des métastases et n’est donc pas recommandé. Le TEP-scan à la 11C-Choline et 11C-Méthionine sont recommandés pour la détection et la localisation des rechutes locales et métastatiques mais posent pour l’instant un problème de disponibilité.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Prostate, récidive, Prostate, technique d’exploration
Vol 89 - N° 10
P. 1475 - octobre 2008 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.

