P23 - Influence de la dysfonction autonome cardiaque sur la durée de la diastole cardiaque chez les diabétiques de type 2 et les obèses - 11/05/11
Résumé |
Introduction |
L’activité vagale est souvent réduite chez les diabétiques de type 2 (DT2) et chez les obèses. La prédominance sympathique relative pourrait raccourcir la durée de la diastole (DD) et ainsi altérer la perfusion coronaire. Le but était d’explorer l’influence d’une dysfonction autonome cardiaque (DAC) sur DD chez des DT2 et des obèses non diabétiques.
Patients et méthodes |
Nous avons inclus 336 DT2 âgés de 57±11 ans, IMC=31,4±7,0kg/m2 et 114 patients obèses âgés de 39±14 ans, IMC=40,0±6,6kg/m2, sans diabète connu ni découvert à la charge en glucose. La DAC était recherchée par des épreuves standard (respiration profonde, orthostatisme, Valsalva) qui apprécient surtout l’activité vagale. Elle était présente chez 224 DT2, et parmi les obèses, absente chez 64 patients (G0), modérée (G1 : 1 épreuve anormale) chez 38, et confirmée ou sévère (G2 : 2 ou 3 épreuves anormales) chez 12 patients. Par tonométrie d’aplanation (SphygmoCor®) ont été mesurées la fréquence cardiaque (FC) et DD, et le pourcentage de DD ((DD % : DD/durée du cycle cardiaque) ×100) a été calculé.
Résultats |
Chez les DT2 et les obèses, DD % était fortement corrélé négativement à FC (p<0,001) et plus faible chez les patients avec DAC que chez ceux sans DAC (p<0,01 et 0,05 respectivement). Après ajustement à une FC de 75 bpm, DD % restait plus basse chez les patients avec DAC (p=0,002 et p<0.0001). Chez les obèses, DD % était déjà plus faible dans le groupe G1 vs G0 (p=0,05) ; ceux avec DAC étaient plus âgés que dans le groupe G0 (p=0,05) ; en analyse multivariée, la DAC était associée à des valeurs inférieures de DD % indépendamment de l’âge.
Conclusion |
Chez les DT2 et les obèses non diabétiques, la réduction de l’activité vagale contribue à raccourcir la durée de la diastole indépendamment de son effet d’accélération de FC, et pourrait ainsi altérer le flux sanguin coronaire.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 37 - N° 1S1
P. A41 - mars 2011 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
