P68 - Évaluation des compétences au comptage des glucides des infirmiers spécialisés en éducation thérapeutique au diabète en Belgique francophone - 11/05/11
Résumé |
Introduction |
Depuis les années ‘80, le comptage des glucides (CG) est proposé aux patients diabétiques sous basal/bolus ou sous pompe pour la détermination de la dose d’insuline du repas. Plus récemment, la méthode a été vulgarisée en Belgique grâce au concept de l’insulinothérapie fonctionnelle (IF). Le but de cette étude est d’évaluer la compétence en CG et IF (adaptation des bolus) des infirmiers spécialisés en éducation thérapeutique au diabète travaillant au sein des hôpitaux de référence pour la Belgique francophone (« centres de convention »).
Matériels et méthodes |
Les infirmiers (n=74) ont été évalués lors d’une journée de formation continue à l’aide de 15 questions posées simultanément à l’ensemble du groupe et d’un système de vote électronique enregistrant les réponses d’une manière individuelle. Des diapositives de plats cuisinés et d’aliments on été projetées dans la salle pour illustrer certaines des questions.
Résultats |
La majorité des infirmiers testés (70 %) connaissent la teneur en glucides du pain mais ignorent celle des féculents (83 %). Ils minimisent le pouvoir sucrant des pommes de terre par rapport aux autres composants du repas (58 %) et sous-estiment nettement le poids de pâtes cuites (60 %). L’adaptation de l’insuline rapide en cas d’hypoglycémie, d’activité physique et d’hyperglycémie semble maitrisée. Par contre, la détermination du bolus pour un plat différent du repas de « référence » n’est pas correcte tant pour des rations plus riches en glucides (77 % sous-estiment le bolus) que pour des repas pauvres en glucides (55 % surestiment le bolus).
Conclusion |
Cette étude révèle que les infirmiers en diabétologie des centres de convention qui sont la ressource principale d’éducation pour les diabétiques sous insuline ont actuellement un niveau de compétence en CG qui semble insuffisant pour pouvoir conseiller correctement les diabétiques de type 1 sous basal/bolus ou sous pompe qui adaptent leur bolus au repas.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 37 - N° 1S1
P. A51 - mars 2011 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
