Ouverture officielle - 28/06/11
• | Monsieur le représentant du Ministre |
• | Mesdames, Messieurs les académiciens, |
• | Mesdames, Messieurs, les doyens et professeurs, |
• | Mesdames, Messieurs, les élus, |
• | Monsieur le représentant du maire de Tours, |
• | Mesdames, Messieurs. |
C’est en tant que membre de la direction de l’Afratapem1. qu’il me revient la lourde tâche d’inaugurer cette soirée en vous souhaitant tout d’abord la bienvenue et en vous remerciant de votre présence ce soir.
En guise d’introduction, j’aimerais vous présenter brièvement l’Afratapem.
Lorsque vers les années 1973-1974 se rassemblaient, à Château-Renault, Christine Perroux, Jean-Pierre Chevrollier, Richard Forestier et Jean Delaneau (respectivement : l’âme, l’esprit scientifique, la sensibilité artistique et l’intérêt citoyen de cette association), un bouillon de culture germait et allait donner naissance en 1976 à l’Association régionale de recherche et applications des techniques artistiques en pédagogie et médecine, qui devient très vite l’association française connue aujourd’hui sous le nom d’Afratapem.
Des travaux de recherche concernant l’art et la médecine et un enseignement d’art-thérapie ont orienté les occupations de l’Afratapem sous l’égide des trois règles de base édictées par le docteur Jean-Pierre Chevrollier :
– | premièrement : l’art-thérapie s’adresse aux parties saines des patients ; |
– | deuxièmement : l’art-thérapie ne peut se concevoir que dans le cadre d’une équipe médicale et paramédicale ; |
– | troisièmement : on affirmera que ce que l’on a prouvé. |
C’est ainsi que, dès 1980, venait s’adjoindre, à l’équipe initiale, la poésie en la personne du professeur Joseph Thouvenot pour qui la pratique musicale et la médecine n’ont d’égal que sa grande humanité et son savoir.
Président de l’Afratapem depuis 1994, nous remercions le professeur Joseph Thouvenot d’avoir accepté la présidence de ce congrès et de nous faire l’honneur de sa présence ce soir.
Ce creuset scientifique que représente l’Afratapem ne serait rien sans les soutiens qui ont été donnés par monsieur le professeur Émile Aron, premier doyen de la Faculté de médecine de Tours, membre de l’Académie de médecine et monsieur le professeur Michel Lecureuil, président de l’université tourangelle François Rabelais.
Ce dernier a suggéré, en 1985, la création du premier diplôme universitaire français à l’université de Tours fondé sur les travaux de l’Afratapem.
Enfin, citons le modèle scientifique et humaniste donné par monsieur le professeur P. Boulard de l’Académie de médecine qui, très régulièrement, assistait aux travaux de l’Afratapem et insufflait l’envie de recherche et d’ouverture scientifique.
C’est lors de son congrès à Limoges, en 1986, que l’Afratapem s’est vue nommée École d’art-thérapie de Tours. En effet, dès sa création, l’Afratapem s’est démarquée des travaux antérieurs comme ceux réalisés à l’hôpital Sainte-Anne, en insistant sur l’aspect artistique aux dépens de l’analyse psychologique.
En donnant, comme définition de l’art-thérapie, « l’exploitation du potentiel artistique dans une visée humanitaire et thérapeutique », l’Afratapem insufflait, en France d’abord, en Europe ensuite, des orientations d’enseignement et de recherches originales et spécifiques de la profession.
C’est ainsi que l’Afratapem a vu passer dans ses murs Jean-Pierre Klein, Alain Gleize, Geoffrey Troll qui ont créé à leur tour des formations d’art-thérapie.
De la même façon, l’Afratapem est également à l’origine de la création de la Fédération française des art-thérapeutes dont le premier président Jean-Paul Capdeville, est aujourd’hui le premier retraité art-thérapeute.
Je n’oublierai pas la « formation continue des art-thérapeutes » créée en 1999 et menée de main de maître par Mme Marie Vaillant-Perriere. Ces ateliers de travail regroupent aujourd’hui 120 art-thérapeutes dûment diplômés de l’université.
Il s’agit là des personnes qui ont bénéficié de l’École d’art-thérapie de Tours – Afratapem – et qui viennent rejoindre plus d’un millier d’étudiants qui ont fréquenté notre organisme.
En cela, notre école est fidèle à ses objectifs et trouve dans ces étudiants le dernier élément qui manquait : l’avenir en marche.
Aujourd’hui, l’École d’art-thérapie de Tours – Afratapem peut être fière d’avoir donné les modèles d’enseignement à plusieurs universités françaises, ainsi qu’à la première université à vocation européenne : l’université européenne du travail située à Bruxelles dont le professeur Jacques Sporcq, président-chancelier, nous fait l’honneur de sa présence ce soir, ainsi que les étudiants de la première promotion belge d’Intervenant spécialisé en art-thérapie.
Enfin, et pour conclure cette présentation, revenons sur l’année du 30e anniversaire de l’association Afratapem et rappelons que la journée d’ouverture qui s’est tenue à l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne a réuni près de 500 participants fin 2005.
Ce soir, si nous avions pu pousser les murs, nous aurions pu répondre aux 1400 demandes de participation, représentant 16 nationalités différentes.
Tout cela pour dire que le chemin parcouru par l’Afratapem a permis à un nombre important de personnes de trouver du travail comme art-thérapeute, de faire connaître la profession comme un métier à part entière, et d’insuffler des lignes de recherche que les étudiants en doctorat savent exploiter.
Signalons enfin que le thème de ce congrès, « L’évaluation en art-thérapie », est une première européenne, et que les réflexions de ces journées permettront, de toute évidence, l’envol des trente prochaines années.
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