Dans l’artériopathie périphérique, les exercices d’endurance et contre résistance ont des effets bénéfiques différents, mais avec un impact positif similaire sur la qualité de vie - 15/10/12
| pages | 2 |
| Iconographies | 0 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé de : McDermott MM, Ades P, Guralnik JM (2009) |
Treadmill exercise and resistance training in patients with peripheral arterial disease with and without intermittent claudication: a randomized controlled trial. JAMA 301: 165-74. [Préparé par Mark Elkins, coordinateur CAP.]
Question : |
La performance fonctionnelle des patients présentant une artériopathie périphérique est-elle améliorée après entrainement sur tapis roulant ou contre résistance ?
Protocole : |
Essai contrôlé randomisé avec évaluation en aveugle et stratification pour symptômes de claudication intermittente.
Lieu : |
Hôpital tertiaire américain.
Participants : |
Patients présentant un index cheville-bras ≤ 0,95 vus en consultation externe ou cabinet de ville. Les critères d’exclusion étaient : ischémie importante du membre inférieur, ulcères de jambe, amputation, impossibilité à effectuer les interventions ou à assister aux séances, programme d’exercices en cours similaire au protocole d’étude. Après randomisation des 156 participants, il y avait trois groupes : entraînement sur tapis roulant (n = 51), entraînement contre résistance (n = 52), groupe témoin (n = 53).
Interventions : |
Le groupe tapis-roulant réalisait des exercices sur tapis- roulant sous surveillance trois fois par semaine pendant six mois. L’objectif était d’avoir augmenté la durée de l’exercice de 40 minutes à la huitième semaine, avec augmentation de la vitesse ou de la pente du tapis par la suite. Pour les participants présentant une claudication intermittente, la consigne était de travailler au maximum possible, à la limite des symptômes. Pour les autres participants, la consigne était d’atteindre un niveau de perception de fatigue de 12 à 14 sur l’échelle de Borg. Le groupe résistance participait également aux séances d’exercices trois fois par semaine pendant six mois. Chaque séance consistait en trois cycles d’exercices du membre inférieur contre résistance, répétés huit fois. Le niveau de résistance était maintenu à plus de 50 % du niveau d’un exercice maximal provoquant une perception de fatigue de 12 à 14 sur l’échelle de Borg. Le groupe témoin assistait à 11 séances dont le but était de prendre contact avec le professionnel de la santé sans objectif de changement de comportement habituel.
Évaluation : |
Le critère de jugement principal était l’évolution du test de marche de 6 minutes (TM6) et une batterie de tests évaluant la vitesse de marche, l’équilibre, le niveau de performance pour le passage assis-debout : le SPPB (short physical performance battery). Les critères de jugement secondaires étaient : endurance sur tapis-roulant, force musculaire du membre inférieur, fonction endothéliale mesurée de façon non invasive au niveau de l’artère brachiale, niveau d’activité physique habituelle mesuré sur 7 jours avec un accéléromètre, réponses au WIQ (walking impairment questionnaire, un questionnaire de trouble de la marche) et au questionnaire de qualité de vie SF-36.
Résultats : |
Par rapport au groupe témoin, l’entraînement sur tapis-roulant a permis des améliorations significatives : + 36 m [IC95 % de 15 à 57] de distance parcourue au TM6, + 3,4 min [IC95 % de 2 à 4,8] de temps de marche sur tapis-roulant sans douleur, meilleure fonction endothéliale, meilleure réponse au domaine « distance » du WIQ. Par rapport au groupe témoin, l’entraînement contre résistance a permis des améliorations significatives : + 1,9 min [IC95 % de 0,5 à 3,3] de temps de marche sur tapis roulant total, + 80 N [IC95 % de 37 à 124] de force d’extension du genou, meilleures réponses aux domaines « distance » et « monter des escaliers » du WIQ. Les deux protocoles d’entraînement produisaient une augmentation significative de 7,5 points du domaine « fonctionnement physique » du SF-36.
Conclusion : |
L’entraînement sur tapis-roulant et l’entraînement contre résistance produisent des effets bénéfiques différents chez les personnes atteintes d’artériopathie périphérique, mais les deux améliorent leur qualité de vie.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 12 - N° 123
P. 15-16 - mars 2012 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?
