Les premières heures du brûlé grave - 18/01/13
, N. Donat, T. Leclerc, A. Cirodde, A. Davy, C. Hoffmann, L. BarguesRésumé |
La brûlure grave est définie par une perte cutanée supérieure à 25 % de la surface corporelle totale, des localisations spécifiques ou des lésions associées. Elle touche toutes les classes d’âge, mais les enfants et les jeunes adultes sont les plus exposés. La destruction locale provoque une libération de médiateurs de l’inflammation qui déclenche le SIRS. La maladie locale devient une maladie générale. La prise en charge comporte une évaluation de la surface brûlée, pour laquelle plusieurs méthodes existent. La table de Lund et Browder est la plus précise. La profondeur fait le pronostic de la maladie. Le remplissage vasculaire est estimé par des formules, il se délivre en débit plutôt qu’en bolus pour éviter les fuites dans le secteur interstitiel. Les voies d’abord doivent être de bon calibre. En urgence, les voies périphériques sont les plus faciles, en privilégiant les zones saines. Les voies aériennes doivent être contrôlées, en particulier lorsqu’il existe une brûlure profonde de la face ; l’intubation ne doit pas être retardée. L’analgésie doit être multimodale, elle comprend des médicaments de palier I et III. La kétamine à petites doses permet une bonne analgésie de surface en plus des morphiniques. Les soins locaux reposent sur l’application d’un topique anti-infectieux (Flammazine®). L’antibiothérapie n’est pas indiquée en urgence, la vaccination antitétanique doit être contrôlée. Enfin, le poids économique et médico-judiciaire des brûlures est important ; la gestion du dossier clinique doit être particulièrement rigoureuse.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
The severe burn is defined by: a skin loss greater than 25% of the total body surface area, by specific locations, or by associated lesions. It affects all age groups, but children and young adults are most exposed. Local destruction causes leads to inflammatory mediator’s release that triggers SIRS. Local destruction then becomes systemic disease. Initial evaluation is based on the assessment of the burned area. Several formulas exist, but Lund and Browder’s chart is the most accurate. Depth makes the prognosis of the disease. Fluid resuscitation is estimated by formulas and must be delivered in continuous infusion rather than bolus to prevent interstitial leakage. Venous access is the first step of burn management. Venous canulas should be well-dimensioned. In emergency settings, peripheral venous accesses are the easiest devices, focusing on healthy areas. The airway must be controlled, especially when there is a deep burn of the face, endotracheal tube should not be delayed. Analgesia should be multimodal and includes first and third step pain relief drugs. Small doses of ketamine provide an efficient analgesia in addition to opioids. Local treatment is based on application of a anti-infectious topical (Flammazine®). Antibiotic therapy is not indicated in emergency, but tetanus vaccination status must be checked. Legal affairs in burns are important; managing clinical record must be particularly rigorous.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Brûlure grave, SIRS, Remplissage vasculaire, Brûlure respiratoire, Pédiatrie, Cristalloïdes, Colloïdes, Morphine, Kétamine
Keywords : Burns, SIRS, Fluid therapy, Respiratory burns, Pediatrics, Crystalloids, Colloids, Morphine, Ketamine
Plan
| Cet article appartient à la série « Réanimation ». |
Vol 24 - N° 3
P. 138-146 - octobre 2012 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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