Les marqueurs de vitalité des blessures en pathologie médicolégale - 11/04/13
, Laurent Martrille c, François Plénat d, Jean-Michel Vignaud a, b| pages | 9 |
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Résumé |
La datation des blessures reste l’une des plus grandes difficultés en pathologie médicolégale. Pour attester de la vitalité d’une blessure récente, l’analyse histologique classique est mise en défaut lorsqu’aucune cellule inflammatoire n’est visible. La détermination du caractère pré-mortem d’une blessure a ainsi fait l’objet de multiples études, à la recherche de marqueurs impliqués dans la coagulation ou l’inflammation, mis en évidence avec diverses techniques enzymatiques, de biologie moléculaire ou immunohistochimiques. Dans cette mise au point, nous rappelons tout d’abord quelques principes méthodologiques à respecter. Nous faisons ensuite une synthèse des principales études disponibles dans la littérature. Nous insistons sur l’immunohistochimie, qui devrait être la méthode à privilégier, car facile à mettre en œuvre, et permettant d’apprécier la localisation des molécules d’intérêt. Certains marqueurs semblent prometteurs, comme TNF⍺, IL-1β, IL-6, TGF⍺ ou TGFβ1. Ces résultats méritent d’être corroborés par d’autres études, menées par des équipes indépendantes, en intégrant de multiples témoins, avant de pouvoir envisager leur utilisation en pratique quotidienne. En particulier, il est nécessaire de tester les anticorps sur un nombre suffisant de blessures infligées en post-mortem. En effet, le risque de surexpression dans des blessures post-mortem est critique, certains marqueurs de prime abord très prometteurs ayant été récusés devant la découverte de faux-positifs dans des études ultérieures, comme par exemple la fibronectine ou la P-sélectine. Finalement, c’est probablement l’utilisation combinée de plusieurs marqueurs, évalués sur de larges groupes de blessures pré- et post-mortem, qui devrait permettre d’obtenir des valeurs de sensibilité et de spécificité optimales.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Skin wounds datation is one of the most challenging problems in forensic pathology. The vitality of a recent wound cannot be affirmed when no inflammatory cell is visible. There are in the literature numerous studies about wound vitality, looking for markers involved in coagulation or inflammation, using various methods such as enzymology, molecular biology or immunohistochemistry. In this update, we first introduce some methodological principles to respect. Then, we review the main studies available in the literature. We insist on immunohistochemistry, which seems to be the more valuable method, given its easiness to perform and the possibility to analyze the localization of the molecules of interest. Some markers are promising, such as TNF⍺, IL-6, IL-1β, TGF⍺ or TGFβ1. Before using them in daily practice, these first results need to be confirmed with other studies, driven by independent teams and integrating multiple controls. Most notably, the antibodies have to be tested in numerous post-mortem wounds. Indeed, there is a critical risk of overexpression in post-mortem wounds, and some interesting markers have been secondary invalidated because of post-mortem false positivity (e.g. fibronectin, P-selectin). Finally, optimal sensibility and specificity values would be probably reached by combining several markers, validated with large groups of pre- and post-mortem wounds.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Plaie, Blessure, Vitalité, Pré-mortem, Datation, Médecine légale
Keywords : Stab wound, Wound, Vitality, Pre-mortem, Datation, Forensic medicine
Plan
Vol 33 - N° 2
P. 93-101 - avril 2013 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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