Q-14 - Connaissances, attitudes et perceptions d’étudiants en médecine français vis-à-vis des prescriptions antibiotiques et de la résistance bactérienne - 06/08/13
Introduction – objectifs : Évaluer les connaissances, attitudes et perceptions d’étudiants en médecine vis-à-vis des prescriptions antibiotiques et de la résistance bactérienne.
Matériels et méthodes : Les étudiants en médecine de 5e et 6e années d’une faculté française ont participé à une enquête par mail en juin 2012.
Résultats : Le taux de réponse était de 20 % (60/297). Soixante-dix-neuf pour cent souhaitaient plus de formation sur l’antibiothérapie. Les étudiants étaient plutôt confiants pour diagnostiquer une infection, et peu confiants pour choisir la posologie et le rythme d’administration de l’antibiotique. Soixante-quatre pour cent savaient que leur hôpital avait des protocoles d’antibiothérapie, mais seulement 28 % en avaient été informés. Soixante-neuf pour cent savaient que les antibiothérapies étaient prescrites de manière inappropriée dans 21 à 60 % des cas, et 95 % pensaient que de telles prescriptions étaient non éthiques. Les causes les plus fréquentes de résistance bactérienne identifiées étaient le trop grand nombre de prescriptions antibiotiques, et l’utilisation d’antibiotiques à large spectre ; certains étudiants pensaient qu’une mauvaise hygiène des mains (27 %) ne jouait aucun rôle. Quatre-vingt-quatorze pour cent pensaient que la résistance bactérienne est un problème national, 69 % un problème dans leur hôpital. Soixante-trois pour cent estimaient que les antibiotiques qu’ils allaient prescrire contribueraient au problème de la résistance, et 96 % pensaient que la résistance bactérienne allait s’aggraver à l’avenir. Vingt-deux pour cent savaient que la prévalence des bactériémies à SARM avait diminué dans les 10 dernières années en France, et 70 % pensaient que > 1 % des bactériémies à Staphylococcus aureus étaient dues à des bactéries résistantes à la vancomycine. Vingt-six pour cent savaient que moins d’antibiotiques allaient être commercialisés dans les 10 prochaines années, que dans les années 1980-2011.
Conclusion : Les étudiants en médecine sont conscients que la résistance bactérienne est un problème majeur et d’importance croissante. Ils souhaitent plus de formation dans le domaine de l’antibiothérapie.
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Vol 43 - N° 4HS
P. 81 - juin 2013 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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