La Formation des radiologues : vers une harmonisation européenne ? - 23/12/13
Séance organisée par le G4 (CERF - FNMR - SFR - SRH)
Résumé |
Objectifs pédagogiques |
Comment organiser la formation initiale des radiologues au moment où le DES passe à 5 ans ? Quelles leçons peut-on recevoir d’autres expériences ? Quand et comment envisager la sous-spécialisation en milieu libéral et/ou hospitalier ?
La formation des radiologues passe par une structuration du cursus initial. Le passage du DES à 5 ans modifie la maquette en ce sens qu’il réglemente plus précisément le nombre de semestres à effectuer dans et en dehors des services de radiologie. Il conduit à une augmentation significative du nombre de semestres effectués en radiologie par rapport à la maquette de 4 ans. Il se pose donc la question de la contruction harmonieuse de cette formation pour aboutir à former un radiologue généraliste. Celui-ci se destinera ensuite à un exercice polyvalent, ou choisira de s’engager dans une sous-spécialisation. Cependant, il est difficile de voir précisément la limite entre la fin de la formation généraliste et le début d’une sous-spécialisation. D’autre part, pour ceux qui se destinent à l’exercice d’une sous-spécialité, il y a un débat sur le pré-requis commun de radiologie générale qu’il faut atteindre avant de s’y engager. La sous-spécialisation doit-elle s’effectuer uniquement après la fin du DES, ou bien peut-elle être anticipée de un ou plusieurs semestres ? Le sous-spécialiste peut gagner à mieux se former dans des thématiques cliniques, physiologiques ou biologiques apparentées plutôt que d’avoir un haut niveau de polyvalence radiologique qui lui sera assez peu utile ultérieurement. Ce débat, a probablement une pertinence variable en fonction des sous-spécialités, mais aussi du type d’exercice libéral, hospitalier ou universitaire. Il faut se comparer aux expériences étrangères, puisque, les 5 années sont aussi un facteur d’harmonisation européenne de la formation des radiologues.
Enfin, la recherche est un corollaire naturel de la formation et a beaucoup de liens avec le thème de la sous-spécialisation. Une véritable réflexion doit être rapidement menée sur la communication à l’échelon national pour faire connaître les axes essentiels de la recherche clinique. C’est aussi un nouvel enjeu pour les Coordonnateurs Régionaux, Inter-Régionaux. Le CERF mais aussi le G4, doivent s’investir par le biais des outils adéquats pour sensibiliser, faire connaître et définir les différents champs d’action potentiels. En intra et inter-hospitalier, le rôle des enseignants et chercheurs est de promouvoir les axes communs avec les cliniciens, où l’imagerie est essentielle, dans le cadre de PHRC et/ou de protocoles multi-centriques. La mise en place progressive, régionale, des plates-formes technologiques doit être concomitante du développement d’une recherche clinique de grande envergure. Les enjeux sont essentiels dans la mise en place prochaine des cancéropôles, dans les applications qui vont concerner l’Imagerie Moléculaire. La création d’un Institut de Recherche en Imagerie, d’une Fondation, est particulièrement souhaitable et motivante pour les jeunes radiologues qui choisiront la carrière hospitalo-universitaire.
Cette séance associe donc volontairement des radiologues en formation et des enseignants, des radiologues libéraux et des universitaires, des français et des étrangers dans le but de favoriser la réflexion sur la nouvelle maquette de la formation des radiologues en France.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Enseignement
Vol 85 - N° 9
P. 1270 - septembre 2004 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
