Table des matières

Questions - 03/04/14

Doi : 10.1016/B978-2-294-72432-9.09998-X 

Préambule : ces cas cliniques ont été rédigés en vue de la préparation aux ECN 2014 et 2015. Ces cas cliniques sont donc rédactionnels, transversaux et non progressifs. Ils peuvent cependant servir d’entraînements pour les ECN informatisés à partir de 2016. Le COUF remercie le Dr Loïc Bourmault pour l’élaboration des cas cliniques.


Cas clinique 1
Au cours de votre consultation, vous voyez une femme de 58 ans qui est diabétique de type 2 sous antidiabétiques oraux depuis 22 ans. Elle vous dit qu’elle ne prend pas régulièrement ses médicaments et vous montre son dernier bilan biologique réalisé 2 mois avant où vous remarquez une hémoglobine glyquée à 10%. Elle vient vous voir pour un bilan car «elle n’a jamais vu d’ophtalmologiste de sa vie».
Les résultats de l’examen ophtalmologique sont les suivants (pour les deux yeux) :
tonus oculaire : 16mmHg;
acuité visuelle corrigée=9/10 Parinaud 2 (P2);
examen biomicroscopique : cataracte sous-capsulaire postérieure minime;
fond d’œil (FO) : nombreux microanévrismes, hémorragies diffuses punctiformes et en taches, bouquets néovasculaires prérétiniens et prépapillaires. La macula est d’aspect normal en dehors de quelques exsudats secs situés à distance de la fovéa.


Questions

A
L’acuité visuelle élevée de la patiente vous surprend-elle par rapport aux lésions constatées au FO?
B
Quels sont les facteurs associés à la sévérité de la rétinopathie diabétique et quels sont les facteurs susceptibles d’aggraver rapidement la rétinopathie diabétique?
C
Quel est le stade de la rétinopathie diabétique de cette patiente? Quel examen complémentaire s’impose? Quel sera l’aspect des néovaisseaux au cours de cet examen?
D
La patiente refuse le traitement par panphotocoagulation rétinienne au laser Argon que vous lui proposez et 8 mois plus tard elle revient vous voir car elle a présenté une baisse d’acuité visuelle rapide de l’œil gauche 5 jours plus tôt. Le FO est inaccessible en raison de l’existence d’une hémorragie intravitréenne massive. Quel examen complémentaire simple devez-vous réaliser et que recherchez-vous?
E
Cet examen montre une rétine en parapluie. Quel est votre diagnostic? Quel est alors le stade de la rétinopathie diabétique?
F
Citez les causes possibles de cécité dues à la rétinopathie diabétique.

Cas clinique 2
Vous voyez en urgence Mme L., 52 ans, qui présente une baisse d’acuité visuelle bilatérale rapidement progressive. Vous l’avez vue 3 semaines auparavant; l’examen ophtalmologique avait montré une acuité visuelle de 10/10 sans correction et une presbytie conforme à l’âge pour laquelle vous avez prescrit des verres correcteurs. Elle a comme antécédents de l’asthme traité ponctuellement par du salbutamol et prend en automédication de la dexaméthasone en collyre pour des problèmes d’allergie.
Elle vous dit «qu’elle est très stressée et a souvent mal à la tête en ce moment car elle est en pleine procédure de divorce».
L’acuité visuelle est de 2/10 inaméliorable à droite et 3/10 inaméliorable à gauche.
Le tonus oculaire et l’examen du segment antérieur sont normaux de façon bilatérale.
Le FO retrouve aux deux yeux des nodules cotonneux et des exsudats diffus, des hémorragies en taches prédominant au pôle postérieur, des hémorragies en flammèches péripapillaires, un rétrécissement artériel diffus et un œdème papillaire bilatéral.


Questions

A
Quel est le diagnostic ophtalmologique? Quel geste simple et de pratique courante en médecine générale pourrait étayer ce diagnostic?
B
Finalement, le test que vous avez pratiqué est très positif et cela vous conforte dans le diagnostic ophtalmologique. Les lésions constatées au FO sont-elles réversibles? (sans justifier)
C
Au cours de la consultation, Mme L. se plaint soudainement d’une douleur rétrosternale irradiant en postérieur et migrant vers le bas le long de la colonne vertébrale. Que craignez-vous?
D
Votre prise en charge a été bonne mais vous ne la revoyez que quelques années plus tard pour «changer de lunettes». Elle prend maintenant comme traitement un antihypertenseur et des anxiolytiques et elle n’a toujours pas arrêté son automédication. Pouvez-vous citer six complications oculaires liées à l’HTA?
E
Vous constatez une acuité visuelle corrigée de 8/10 P2 aux deux yeux, une hypertonie oculaire à 28mmHg à droite et 26mmHg à gauche; le segment antérieur montre une chambre antérieure profonde et calme de façon bilatérale. Quel est le diagnostic ophtalmologique le plus probable et quels sont les deux éléments de l’examen clinique à rechercher?
F
Quels sont les trois examens complémentaires à réaliser et pourquoi?
G
Quel traitement de première intention proposez-vous?
H
Elle ne prend pas le traitement prescrit et vous la revoyez en urgence 1 an après la dernière consultation pour une baisse d’acuité visuelle de l’œil droit. L’examen montre à droite : une acuité visuelle corrigée à 2/10 P6, un tonus oculaire à 28mmHg; le segment antérieur est normal et au FO on observe des veines tortueuses et dilatées de manière diffuse, des hémorragies en flammèche et des nodules cotonneux diffus ainsi qu’un œdème papillaire. Quel est votre diagnostic? Citez quatre facteurs de risque majeurs de cette pathologie.
I
Quel examen ophtalmologique complémentaire réalisez-vous et pourquoi?
J
La patiente est perdue de vue et revient une nouvelle fois 3 mois après en urgence pour l’œil droit rouge et douloureux. Quel diagnostic devez-vous avoir à l’esprit?

Cas clinique 3
Vous voyez Mme S., 78 ans, en consultation car elle se plaint de l’apparition progressive d’un voile devant l’œil droit depuis plusieurs mois. Elle a comme antécédents une dyslipidémie traitée et une chirurgie bilatérale de la cataracte réalisée il y a 6 ans pour l’œil droit et il y a 5 ans pour l’œil gauche.
Le tonus est à 15mmHg aux deux yeux.
L’acuité visuelle corrigée est : 4/10 P2 à droite et 9/10 P2 à gauche.
L’examen du segment antérieur retrouve un segment antérieur calme et un implant de chambre postérieur en place aux deux yeux. La visualisation du fond d’œil à droite est rendue difficile du fait de la présence d’opacités sur la capsule postérieure.


Questions

A
La patiente est-elle aphaque? Quel est le diagnostic ophtalmologique concernant l’origine du voile survenue devant l’œil droit et quel traitement proposez-vous?
B
Après réalisation du traitement, vous faites un FO et vous observez ce que montre la Fig. 1. Décrivez les lésions. De quoi sont-elles constituées?
C
Sachant que la patiente ne présente ni atrophie de l’épithélium pigmentaire ni signes exsudatifs, quel est votre diagnostic concernant l’atteinte rétinienne? Quelle est votre prise en charge thérapeutique?Un an plus tard, Mme S. se réveille un matin avec un brouillard devant les deux yeux.Elle a peur qu’il s’agisse de l’évolution de sa pathologie oculaire et elle vient vous voir en urgence le jour même. L’orthoptiste qui travaille avec vous depuis peu l’examine en premier et retrouve une acuité de 8/10 P2 à droite et 7/10 P2 à gauche. Elle réalise l’examen montré à la Fig. 2.
D
Décrivez l’examen de la Fig. 2 et donnez le siège de la lésion causale. Quel examen réalisez-vous en première intention?
E
Malgré une bonne prise en charge médicale, l’état de la patiente se dégrade au bout de quelques jours d’hospitalisation. Elle se plaint maintenant de céphalées, de vomissements et d’une diplopie binoculaire. Quelle exploration clinique de la diplopie réalisez-vous en dehors de l’interrogatoire et que recherchez-vous?
F
La coopération de la patiente est moyenne, mais vous objectivez tout de même une paralysie du VI bilatérale. Quels sont les deux signes cliniques ophtalmologiques que vous avez observés? Si la patiente avait présenté une paralysie du VI de l’œil droit, de quel côté sa tête aurait été tournée de façon à compenser cette paralysie?
G
Devant cette paralysie du VI bilatérale, décidez-vous de réaliser une ponction lombaire de peur qu’il s’agisse d’une méningite infectieuse?
H
Malheureusement la patiente décède. L’interne de garde d’ophtalmologie est appelé pour réaliser un prélèvement de ses cornées. Pouvez-vous citer au moins trois contre-indications locales et au moins trois contre-indications générales au prélèvement de cornée?

Cas clinique 4
Mme S., une jeune maman, vous amène son enfant unique, Arthur, de 24 mois car elle a remarqué depuis quelques jours que son œil droit «tourne souvent vers l’intérieur».
À l’interrogatoire, vous apprenez que ses parents ont porté des lunettes dans leur enfance, qu’il n’y a pas eu de problèmes obstétricaux ou néonataux.
Après examen clinique, vous observez effectivement une déviation interne de l’œil droit.


Questions

A
Quel est le diagnostic le plus probable? Quel est le principal diagnostic différentiel que l’on peut éliminer après l’inspection du visage?
B
Pouvez-vous citer les grandes étapes du développement normal visuel de l’enfant de la 1re semaine de vie à 24 mois?
C
Quelle est la complication à redouter pour le jeune Arthur? Quand est-elle définitive?Après mesure de la réfraction sous cycloplégique, vous remarquez que la correction optique réaligne l’œil droit dans l’axe.
D
En quoi consiste l’examen sous cycloplégique? Quel traitement de première intention proposez-vous?
E
La mère d’Arthur vous demande comment s’appelle le reflet pupillaire blanc qu’elle a remarqué chez le bébé de sa voisine? Citez les deux principales étiologies à rechercher.
F
Si Arthur était né avec un volume oculaire trop important et une cornée trop grande, une impression de «trop beaux yeux», de quoi s’agirait-il? Quelle en est la cause classique?

Cas clinique 5
M. Bond, 40 ans, passait tranquillement la débroussailleuse un dimanche après-midi quand soudain il a ressenti une violente douleur à l’œil droit suivie d’une baisse d’acuité visuelle secondaire du même œil.
Il est rapidement amené aux urgences par sa femme où vous le recevez en tant qu’interne d’ophtalmologie de garde. Votre examen est le suivant.
Acuité visuelle non corrigée : 1/10 P10 œil droit, 10/10 P2 œil gauche.
Lampe à fente :
À gauche, le segment antérieur et le pôle postérieur sont sans particularités.
À droite, il existe une plaie cornéenne paracentrale inférieure transfixiante de 5mm de long; il existe un signe de Seidel important; la chambre antérieure est peu formée comparativement à l’œil gauche; il y a un Tyndall hématique +++; on aperçoit une plaie de l’iris ovale à 6h et le cristallin présente une opacification capsulaire postérieure en fougère qui n’est pas retrouvée à l’œil gauche. L’œil droit présente une mydriase post-traumatique. L’examen du fond d’œil est difficile du fait du trouble des milieux.

Questions

A
L’externe qui reprend votre observation vous fait remarquer que vous n’avez pas mesuré le tonus oculaire de l’œil droit. Il vous demande s’il doit mesurer le tonus à l’aide du tonomètre à air ou à aplanation; que lui répondez-vous?
B
Le FO à droite est inaccessible; faut-il réaliser une échographie oculaire?
C
Donnez la définition du signe de Seidel.
D
À quoi correspond la plaie de l’iris ovalaire à 6h? Que doit-elle vous faire craindre? À quoi correspond l’opacification capsulaire postérieure en fougère du cristallin?
E
Préféreriez-vous réaliser une IRM ou une TDM orbitaire afin de préciser les lésions oculaires et orbitaires? Expliquez pourquoi.
F
Comment prenez-vous en charge cette plaie oculaire sachant que vous prévoyez une extraction du cristallin dans le même temps?
G
Quelles sont les complications précoces et tardives des corps étrangers intraoculaires?
H
Les suites sont simples. M. Bond revient vous voir au bout de quelques jours et vous explique que sa vision de l’œil droit sans lunettes est aussi bonne qu’avant de loin mais qu’il ne voit pas bien de près. Comment expliquez-vous cela? Comment y remédier?
I
Si vous aviez vu M. Bond revenir au bout de plusieurs mois avec un œil droit rouge et douloureux, de plus petit volume que le gauche et avec une acuité visuelle réduite à la perception lumineuse, qu’auriez-vous redouté?
Cas clinique 6
Mme B., 66 ans, sans antécédents hormis un tabagisme actif à 30 paquets-année, vient vous voir en tant qu’ophtalmologiste car son entourage trouve que «son regard fait peur» depuis quelques jours.
La Fig. 3 montre ce que vous observez à l’inspection.
Vous suspectez une ophtalmopathie dysthyroïdienne.

Questions

A
Quel signe ophtalmologique classiquement retrouvé dans la maladie de Basedow observez-vous sur la Fig. 3?
B
Quels sont les signes cliniques d’hyperthyroïdie à rechercher? (signes non ophtalmologiques)
C
Vous retrouvez effectivement plusieurs signes d’hyperthyroïdie. Quel bilan biologique faites-vous afin de faire le diagnostic positif? Donnez les résultats que vous attendez.
D
Quels sont les signes cliniques ophtalmologiques que l’on peut rencontrer dans l’ophtalmopathie dysthyroïdienne?
E
La Fig. 4 montre la TDM orbitaire réalisée afin de préciser l’ophtalmopathie. Interprétez-la.
F
Quelles sont les grandes lignes du traitement de l’ophtalmopathie dysthyroïdienne?L’observance du traitement n’est pas bonne et, un jour, Mme B. vient vous voir pour un œil gauche rouge et douloureux depuis le matin même. Il existe une photophobie, un blépharospasme, un larmoiement et un cercle périkératique. Vous constatez une baisse d’acuité visuelle de l’œil gauche par rapport à la dernière consultation et le test à la fluorescéine est positif au niveau cornéen.
G
Quel est votre diagnostic?

Cas clinique 7 – A
Mme G., 76 ans, aux antécédents d’HTA traitée et de tabagisme actif à 50 paquets-années, vient vous voir en urgence car «elle ne voit plus rien» de l’œil gauche depuis qu’elle s’est réveillée ce matin. Elle vous dit qu’elle a été opérée il y a 5 ans d’une cataracte bilatérale et a eu du laser il y a 2 ans pour traiter une cataracte secondaire aux deux yeux.
L’examen ophtalmologique est le suivant :
tonus oculaire : 16mmHg à l’œil droit, 17mmHg à l’œil gauche;
acuité visuelle : 10/10 P2 à l’œil droit, perception lumineuse positive à l’œil gauche;
lampe à fente : cornée claire, test cornéen à la fluorescéine négatif, chambre antérieure calme et profonde, implant de chambre postérieur en place, capsulotomie postérieure au laser Yag aux deux yeux. Vous constatez une anisocorie : mydriase aréactive à l’œil gauche;
FO : sans particularités à droite; vous êtes frappé au premier coup d’œil par la couleur blanche de la rétine à gauche.

Questions

A
Que suspectez-vous? Argumentez.
B
Quels sont les signes classiques retrouvés au FO dans cette pathologie?
C
Quelles sont les caractéristiques de l’oculomotricité dans cette pathologie?
D
Quel examen ophtalmologique réalisez-vous et dans quel but?
E
Quel bilan paraclinique étiologique réalisez-vous?
Cas clinique 7 – B
Vous voyez arriver le même jour en urgence un patient de 62 ans sans antécédents particuliers qui se plaint d’un voile de l’œil gauche constaté au réveil lui aussi et d’aggravation progressive. Il vous dit également qu’il a des céphalées frontotemporales chroniques depuis 3 mois qu’il met sur le compte du «stress au travail».
L’examen ophtalmologique retrouve :
une acuité visuelle corrigée de 10/10 P2 à l’œil droit et 2/10 P5 à l’œil gauche;
un tonus oculaire normal aux deux yeux;
lampe à fente : segments antérieurs normaux aux deux yeux;
FO : normal à l’œil droit. La Fig. 5 montre le FO de l’œil gauche.
F
Que constatez-vous sur la rétinophotographie couleur de l’œil gauche montrée en Fig. 5? Quel est votre diagnostic? (sans justifier)
G
Deux examens ophtalmologiques doivent être réalisés; lesquels? Que recherchez-vous sur ces examens? Devez-vous attendre d’avoir le diagnostic de certitude avant de débuter le traitement?
H
Quelle maladie devez-vous avoir à l’esprit face à cette pathologie oculaire? Comment la recherchez-vous?
Cas clinique 8
Une jeune femme, Julie M., de 24 ans, en école de commerce vous consulte en urgence car depuis 2 jours elle présente une baisse d’acuité visuelle rapidement progressive de l’œil droit. Cela s’accompagne de douleurs rétro-oculaires droites accentuées à la mobilisation du globe.
À l’interrogatoire, elle vous rapporte qu’il y a plusieurs mois elle a déjà présenté un épisode de flou visuel résolutif spontanément et, quelques jours plus tard, elle a ressenti des paresthésies de l’hémicorps gauche qui l’ont beaucoup gênée pendant plusieurs jours, puis ces dernières ont disparu. Elle n’avait pas osé «s’arrêter» à l’époque pour aller consulter car elle avait trouvé «le stage de sa vie» dans une maison de haute couture.
L’examen ophtalmologique est le suivant :
tonus normal aux deux yeux;
acuité visuelle de loin sans correction : 1/10 à l’œil droit et 10/10 à l’œil gauche;
lampe à fente : segment antérieur calme et clair aux deux yeux;
FO : voir Fig. 6.

Questions

A
Quel est le diagnostic ophtalmologique pour l’épisode actuel? Justifiez.
B
Comment se comporte l’oculomotricité intrinsèque dans cette pathologie?
C
Quelles sont les étiologies de cette pathologie oculaire?
D
Deux examens ophtalmologiques réalisés en orthoptie sont utiles ainsi qu’un autre examen d’exploration fonctionnelle (hors imagerie). Citez-les et dites ce que vous recherchez sur ces examens.Vous faites hospitaliser la patiente dans un service de neurologie pour traitement adapté et pour poursuite du bilan paraclinique.
E
Quel traitement médicamenteux a-t-il été instauré dans le service de neurologie?
F
Julie M. a passé un examen radiologique encéphalique et médullaire (voir Fig. 7). Commentez ces examens.
G
Quel examen va-t-il être réalisé dans le service de neurologie pour étayer le diagnostic et qu’en attendez-vous? Rappelez les contre-indications de cet examen.
H
Sachant que l’examen précédent est positif, quel est votre diagnostic neurologique? Justifiez.
I
Le neurologue a instauré le traitement médicamenteux de fond, mais quelles sont les mesures médicosociales à mettre en place?
J
Quelles sont les principales manifestations ophtalmologiques de la maladie de Julie M.?

Cas clinique 9 – A
Vous êtes praticien hospitalier ophtalmologiste dans un CHR et, au cours de votre consultation, vous voyez Mme S., 36 ans, que vous suivez depuis de nombreuses années pour un œil droit très rouge et douloureux depuis 3 jours. Elle vous explique qu’elle n’arrive plus à mettre sa lentille sur l’œil droit car cela «fait trop mal», la lumière est insupportable et son œil est très larmoyant. De plus, elle a remarqué ce matin dans son miroir qu’elle avait une tache blanche au centre de l’œil droit. Elle est myope de –3 dioptries aux deux yeux et porte habituellement des lentilles souples bimensuelles.
À l’interrogatoire, vous apprenez qu’elle utilise parfois la même lentille pendant un mois afin de faire des économies. Elle est très gênée car elle ne trouve plus ses lunettes qu’elle n’a pas mises depuis longtemps.
À l’examen, vous retrouvez :
acuité visuelle corrigée : à droite, 10/10, et à gauche, compte les doigts à un mètre;
tonus oculaire : à droite, 18mmHg; à gauche, non pris;
examen à la lampe à fente :
à gauche, sans particularités;
à droite, test cornéen à la fluorescéine positif (Fig. 8).
fond d’œil :
à gauche, normal;
à droite, la rétine est non visualisable du fait du trouble des milieux.

Questions

A
Quel est votre diagnostic? Sur quels arguments?
B
Détaillez la prise en charge de la patiente.Finalement, l’évolution locale est bonne en plusieurs jours, mais il persiste une taie cornéenne centrale et Mme S. a une acuité corrigée de l’œil droit de compte les doigts à 50cm.
C
Que peut-on lui proposer pour améliorer son acuité visuelle de l’œil droit? Quelles sont les complications à redouter de ce type de traitement?
Cas clinique 9 – B
Un médecin urgentiste vous adresse le même jour une femme de 55 ans, Mme C., qui a présenté dans la matinée des céphalées brutales, un ptosis et une diplopie.
Vous l’examinez dans le brancard car elle est très nauséeuse et ne se sent pas bien.
Vous observez : un œil droit en divergence, un ptosis droit, une mydriase aréactive de l’œil droit, une impossibilité de porter l’œil droit en dedans, en haut et en bas. La diplopie n’est présente que lorsqu’on soulève la paupière droite.
Mme C. vient de passer une TDM cérébrale sans injection de produit de contraste qui est normale.
D
De quel type de diplopie est atteinte la patiente? (sans justifier)
E
Citez les principales causes de diplopie monoculaire.
F
Que suspectez-vous face aux troubles de Mme C.? Quelle est votre attitude immédiate?
Cas clinique 10
Mme R., 65 ans, vient vous voir pour un œil droit rouge et douloureux depuis 5 jours accompagné d’une baisse d’acuité visuelle du même œil. Elle n’a pas d’antécédents particuliers hormis une insuffisance thyroïdienne traitée par Lévothyrox® 75μg par jour.
Elle vous rapporte également une gêne respiratoire depuis 3 mois environ et elle ne comprend pas pourquoi elle est si essoufflée puisqu’elle n’a jamais fumé de sa vie.
L’examen ophtalmologique est le suivant :
tonus oculaire : 10mmHg à l’œil droit, 16mmHg à l’œil gauche;
acuité visuelle corrigée : 6/10 P2 à l’œil droit, 10/10 P2 à l’œil gauche;
lampe à fente : sans particularité à l’œil gauche; à l’œil droit : cercle périkératique, cornée claire, test à la fluorescéine négatif, chambre antérieure profonde avec effet Tyndall ++, précipités rétrocornéens «en graisse de mouton», synéchies iridocristalliniennes de 2h à 5h, le cristallin est clair;
FO : normal aux deux yeux.

Questions

A
Quel diagnostic ophtalmologique évoquez-vous et sur quels arguments? Quel traitement oculaire mettez-vous en place?
Dans le bilan biologique que vous demandez, vous remarquez une augmentation de l’enzyme de conversion et du lysozyme.
Sur la radiographie du thorax que vous avez également demandée en première intention, vous observez une pneumopathie interstitielle diffuse sans adénopathies médiastinales associées.
B
Quel diagnostic étiologique évoquez-vous? Quel bilan clinique et paraclinique faites-vous et que recherchez-vous? Quel est le principal diagnostic différentiel?
À l’issue du bilan, Mme R. est mise sous corticothérapie à la dose de 1mg/kg/jour et son état s’améliore d’un point de vue ophtalmologique et respiratoire. Elle revient vous voir au bout de 18 mois car elle présente une baisse d’acuité visuelle progressive bilatérale surtout en vision de loin. Elle est également gênée par les phares des voitures et elle préfère enlever ses lunettes de presbyte pour lire.
Le tonus oculaire est normal aux deux yeux, l’acuité visuelle corrigée est 3/10 P2 à droite et 4/10 P2 à gauche.
C
Quel est le diagnostic le plus probable? Citez les étiologies possibles. Quel traitement proposez-vous?
D
La patiente a bénéficié du traitement précédent; à quelles complications oculaires est-elle exposée?
Finalement, les suites sont simples, mais vous la revoyez en urgence pour un syndrome fébrile et une baisse d’acuité visuelle bilatérale douloureuse. Au cours de l’examen, vous remarquez qu’elle a un visage piriforme et que son sourire est asymétrique.
E
Quel est votre diagnostic?
F
Quelles sont les indications de la corticothérapie par voie orale dans la pathologie générale de Mme R.?



Items 187, 233 (items 80, 245)

QuestionsRéponsesPointsANon car la macula est d’aspect normal en dehors d’exsudats secs qui sont situés à distance de la fovéa5BFacteurs corrélés à la sévérité de la rétinopathie diabétique :– ancienneté du diabète3– déséquilibre glycémique3– HTA associée3– microalbuminurie3Facteurs susceptibles d’entraîner une aggravation de la rétinopathie diabétique :– restauration brutale de l’équilibre glycémique3en particulier mise sous pompe à insulineNon coté (NC)– puberté et adolescence3– grossesse3– chirurgie de la cataracte3– décompensation tensionnelle et rénale3CRétinopathie diabétiqueproliférante4sévère2bilatérale1avec maculopathie œdémateuse2minime bilatéraleNCL’examen complémentaire qui s’impose est une angiographie rétinienne à la fluorescéine en l’absence d’allergie (0 si oubli)2s’il y a des antécédents allergiques : réalisation d’une prémédicationNCSur l’angiographie à la fluorescéine, l’aspect des néovaisseaux est :une hyperfluorescence3précoce3avec diffusion importante2prérétinienne et prépapillaireNCDÉchographie oculaire5en mode B3de l’œil gauche2pour confirmer l’hémorragie intravitréenneNCet rechercher un décollement de rétine associé5EDécollement de rétine tractionnel5Rétinopathie diabétique proliférante4compliquée d’hémorragie intravitréenne et de décollement de rétine tractionnelNCFMaculopathie ischémique5Maculopathie œdémateuse5Hémorragie intravitréenne5Décollement de rétine tractionnel5Glaucome néovasculaire5TOTAL100

Questions Réponses Points 
Non car la macula est d’aspect normal en dehors d’exsudats secs qui sont situés à distance de la fovéa 
Facteurs corrélés à la sévérité de la rétinopathie diabétique :  
– ancienneté du diabète 
– déséquilibre glycémique 
– HTA associée 
– microalbuminurie 
Facteurs susceptibles d’entraîner une aggravation de la rétinopathie diabétique :  
– restauration brutale de l’équilibre glycémique 
en particulier mise sous pompe à insuline Non coté (NC) 
– puberté et adolescence 
– grossesse 
– chirurgie de la cataracte 
– décompensation tensionnelle et rénale 
Rétinopathie diabétique  
proliférante 
sévère 
bilatérale 
avec maculopathie œdémateuse 
minime bilatérale NC 
L’examen complémentaire qui s’impose est une angiographie rétinienne à la fluorescéine en l’absence d’allergie (0 si oubli) 
s’il y a des antécédents allergiques : réalisation d’une prémédication NC 
Sur l’angiographie à la fluorescéine, l’aspect des néovaisseaux est :  
une hyperfluorescence 
précoce 
avec diffusion importante 
prérétinienne et prépapillaire NC 
Échographie oculaire 
en mode B 
de l’œil gauche 
pour confirmer l’hémorragie intravitréenne NC 
et rechercher un décollement de rétine associé 
Décollement de rétine tractionnel 
Rétinopathie diabétique proliférante 
compliquée d’hémorragie intravitréenne et de décollement de rétine tractionnel NC 
Maculopathie ischémique 
Maculopathie œdémateuse 
Hémorragie intravitréenne 
Décollement de rétine tractionnel 
Glaucome néovasculaire 
 TOTAL 100 

Items 130, 187, 240 (items 221, 80, 82)

QuestionsRéponsesPointsARétinopathie hypertensive5stade III2bilatérale2Prise de la tension artérielle5BOui5CUne hypertension artérielle maligne4compliquée de dissection aortique4et de rétinopathie hypertensiveNCDRétinopathie hypertensive2Artériosclérose rétinienne2NOIA2OACR2OVCR2Choroïdopathie hypertensive1EGlaucome chronique à angle ouvert2cortisonique2bilatéral1car hypertonie oculaire1patiente asymptomatique1chambre antérieure profonde et calme1prise prolongée de corticoïdes oculaires1Les deux éléments à rechercher à l’examen clinique :– gonioscopie des deux yeux3à la recherche d’un angle iridocornéen ouvert1– FO des deux yeux3à la recherche d’une excavation papillaire (rapport cup/disc<0,3)1F– Pachymétrie permettant de mesurer l’épaisseur cornéenne2recherche une fausse hypertonie oculaire et évalue la sévérité de l’hypertonie oculaire (en effet, une cornée épaisse surestime la valeur du tonus oculaire et une cornée mince la sous-estime)1– Champ visuel (périmétrie statique ou cinétique)2à la recherche d’un scotome (arciforme de Bjerrum)1et/ou d’un ressaut nasal1– OCT papillaire2qui permet d’évaluer le déficit en fibres nerveuses1G– Arrêt des corticoïdes locaux (0 si oubli)2– Traitement médical local :2contre-indication aux bêtabloquants car asthme (0 si prescription bêtabloquant)2– Analogues des prostaglandines qui augmentent l’élimination de l’humeur aqueuse2– Les inhibiteurs de l’anhydrase carbonique, les alpha2-agonistes et les parasympathomimétiques sont moins recommandés en première intention en monothérapieNCHOblitération de la veine centrale de la rétine5de l’œil droit1probablement de forme œdémateuseNCsecondaire au glaucome chronique à angle ouvert1Les quatre facteurs de risque majeurs de l’OVCR sont :– âge avancé2– cardiovasculaire en général et notamment l’HTA2– hypertonie oculaire2– troubles de la coagulation2IRéalisation d’une angiographie rétinienne3à la fluorescéine2en l’absence d’allergie1Sinon faire prémédicationNCafin de réaliser la classification en forme ischémique ou non ischémique (œdémateuse)2car le traitement en dépendNCJGlaucome néovasculaire de l’œil droit4secondaire à un passage à une forme ischémique de l’OVCRNCTOTAL100

Questions Réponses Points 
Rétinopathie hypertensive 
stade III 
bilatérale 
Prise de la tension artérielle 
Oui 
Une hypertension artérielle maligne 
compliquée de dissection aortique 
et de rétinopathie hypertensive NC 
Rétinopathie hypertensive 
Artériosclérose rétinienne 
NOIA 
OACR 
OVCR 
Choroïdopathie hypertensive 
Glaucome chronique à angle ouvert 
cortisonique 
bilatéral 
car hypertonie oculaire 
patiente asymptomatique 
chambre antérieure profonde et calme 
prise prolongée de corticoïdes oculaires 
Les deux éléments à rechercher à l’examen clinique :  
– gonioscopie des deux yeux 
à la recherche d’un angle iridocornéen ouvert 
– FO des deux yeux 
à la recherche d’une excavation papillaire (rapport cup/disc<0,3) 
– Pachymétrie permettant de mesurer l’épaisseur cornéenne 
recherche une fausse hypertonie oculaire et évalue la sévérité de l’hypertonie oculaire (en effet, une cornée épaisse surestime la valeur du tonus oculaire et une cornée mince la sous-estime) 
– Champ visuel (périmétrie statique ou cinétique) 
à la recherche d’un scotome (arciforme de Bjerrum) 
et/ou d’un ressaut nasal 
– OCT papillaire 
qui permet d’évaluer le déficit en fibres nerveuses 
– Arrêt des corticoïdes locaux (0 si oubli) 
– Traitement médical local : 
contre-indication aux bêtabloquants car asthme (0 si prescription bêtabloquant) 
– Analogues des prostaglandines qui augmentent l’élimination de l’humeur aqueuse 
– Les inhibiteurs de l’anhydrase carbonique, les alpha2-agonistes et les parasympathomimétiques sont moins recommandés en première intention en monothérapie NC 
Oblitération de la veine centrale de la rétine 
de l’œil droit 
probablement de forme œdémateuse NC 
secondaire au glaucome chronique à angle ouvert 
Les quatre facteurs de risque majeurs de l’OVCR sont :  
– âge avancé 
– cardiovasculaire en général et notamment l’HTA 
– hypertonie oculaire 
– troubles de la coagulation 
Réalisation d’une angiographie rétinienne 
à la fluorescéine 
en l’absence d’allergie 
Sinon faire prémédication NC 
afin de réaliser la classification en forme ischémique ou non ischémique (œdémateuse) 
car le traitement en dépend NC 
Glaucome néovasculaire de l’œil droit 
secondaire à un passage à une forme ischémique de l’OVCR NC 
 TOTAL 100 

Items 25, 35, 127, 135 (items 33, 46, 197, 224)

QuestionsRéponsesPointsANon4Elle est pseudophaque (cristallin artificiel en chambre postérieur)Le terme aphaque veut dire absence de cristallin2La cataracte secondaire (ou encore capsulose ou membranule) est à l&#x2019;origine du voile de l&#x2019;œil droit4Le traitement repose sur une capsulotomie postérieure2au laser Yag2BSur ces rétinophotographies couleurs, on observe :des lésions de différentes tailles1jaunâtres1à bords flousNCmultiples1localisées dans l&#x2019;aire maculaire1de façon bilatérale1Ces lésions sont des drusens (séreux)2et correspondent à l&#x2019;accumulation de résidus de la phagocytose des photorécepteurs par les cellules de l&#x2019;épithélium pigmentaire2CIl s&#x2019;agit d&#x2019;une MLA (maculopathie liée à l&#x2019;âge ou forme précoce de la DMLA)3Le traitement est préventif :1– traitement médicamenteux quotidien à vie1– associant anti-oxydants1– et supplémentation vitaminique (vitamines C, E, zinc et bêtacarotène)1Information et éducation du patient2concernant l&#x2019;importance de l&#x2019;autosurveillance :2grille d&#x2019;Amsler remise au patient1La présence de métamorphopsies1d&#x2019;un scotome central1ou d&#x2019;une baisse d&#x2019;acuité visuelle brutale1nécessiterait une consultation en urgence chez un ophtalmologiste1DIl s&#x2019;agit d&#x2019;un champ visuel2de Goldmann de l&#x2019;œil droit et de l&#x2019;œil gauche1Il existe une hémianopsie latérale homonyme droite3Cela traduit l&#x2019;atteinte des voies optiques rétrochiasmatiques gauches3Réalisation d&#x2019;un examen de neuro-imagerie3en urgence (0 si oubli) :2TDM cérébrale ou IRM cérébrale si disponible3ERecherche à l&#x2019;inspection :– d&#x2019;une attitude vicieuse1– d&#x2019;une déviation du globe oculaire en position primaire1facilitée par l&#x2019;examen des reflets cornéens1Examen de la motricité oculaire2– extrinsèque avec l&#x2019;étude de la motricité des six muscles oculomoteurs des deux yeux (duction et version)1– intrinsèque1avec étude des réflexes photomoteurs (direct et consensuel)1recherche d&#x2019;une anisocorie1Examen sous écran (ou cover-test)2à la recherche d&#x2019;un mouvement de restitution1Examen au verre rouge2permettant de classer la diplopie en homonyme ou croiséeNCTest de Hess-Lancaster2à la recherche d&#x2019;une hypoaction du muscle paralysé1et d&#x2019;une hyperaction des muscles agonistes controlatéraux1F– Une paralysie de l&#x2019;abduction des deux yeux3– Une convergence au repos3En cas de paralysie oculomotrice, la tête se met spontanément dans le champ d&#x2019;action du muscle atteint; par conséquent, en cas de paralysie du VI de l&#x2019;œil droit, la tête est tournée vers la droite4GNon4Il s&#x2019;agit probablement d&#x2019;une hypertension intracrânienne2et dans ce cas la PL est contre-indiquée du fait du risque d&#x2019;engagement cérébral (0 si PL)En urgence : il faut avertir les réanimateurs, réaliser un FO à la recherche d&#x2019;un œdème papillaire bilatéral ainsi qu&#x2019;un examen de neuro-imagerie (TDM cérébral ou IRM si disponible) afin de faire le bilan étiologique et d&#x2019;évaluer le retentissement2HDans tous les cas, le patient ne doit pas être inscrit sur la liste de refus de don et il ne doit pas avoir exprimé de son vivant le refus de donner ses tissus ou ses organes le jour de son décès2Contre-indications locales : dystrophies cornéennes, kératocônes, tumeurs du segment antérieur, signes d&#x2019;uvéite ou de conjonctivite, mélanome choroïdien, rétinoblastome, taies de cornées, séquelles de chirurgie sur le segment antérieur, etc. (1 point pour chaque bonne réponse, 3 points au maximum)3Contre-indications générales : maladie de Creutzfeldt-Jakob, hépatites virales aiguës ou sérologie VHB/VHC positive, sida ou sérologie VIH positive, leucémie aiguë, lymphome disséminé aigu, décès d&#x2019;une pathologie du système nerveux central d&#x2019;origine inconnue (1 point pour chaque bonne réponse, 3 points au maximum)3TOTAL100

Questions Réponses Points 
Non 
Elle est pseudophaque (cristallin artificiel en chambre postérieur)
Le terme aphaque veut dire absence de cristallin 
La cataracte secondaire (ou encore capsulose ou membranule) est à l’origine du voile de l’œil droit 
 Le traitement repose sur une capsulotomie postérieure 
au laser Yag 
Sur ces rétinophotographies couleurs, on observe :  
des lésions de différentes tailles 
jaunâtres 
à bords flous NC 
multiples 
localisées dans l’aire maculaire 
de façon bilatérale 
Ces lésions sont des drusens (séreux) 
et correspondent à l’accumulation de résidus de la phagocytose des photorécepteurs par les cellules de l’épithélium pigmentaire 
Il s’agit d’une MLA (maculopathie liée à l’âge ou forme précoce de la DMLA) 
Le traitement est préventif : 
– traitement médicamenteux quotidien à vie 
– associant anti-oxydants 
– et supplémentation vitaminique (vitamines C, E, zinc et bêtacarotène) 
Information et éducation du patient 
concernant l’importance de l’autosurveillance : 
grille d’Amsler remise au patient 
La présence de métamorphopsies 
d’un scotome central 
ou d’une baisse d’acuité visuelle brutale 
nécessiterait une consultation en urgence chez un ophtalmologiste 
Il s’agit d’un champ visuel 
de Goldmann de l’œil droit et de l’œil gauche 
Il existe une hémianopsie latérale homonyme droite 
Cela traduit l’atteinte des voies optiques rétrochiasmatiques gauches 
Réalisation d’un examen de neuro-imagerie 
en urgence (0 si oubli) : 
TDM cérébrale ou IRM cérébrale si disponible 
Recherche à l’inspection :  
– d’une attitude vicieuse 
– d’une déviation du globe oculaire en position primaire 
facilitée par l’examen des reflets cornéens 
Examen de la motricité oculaire 
– extrinsèque avec l’étude de la motricité des six muscles oculomoteurs des deux yeux (duction et version) 
– intrinsèque 
avec étude des réflexes photomoteurs (direct et consensuel) 
recherche d’une anisocorie 
Examen sous écran (ou cover-test
à la recherche d’un mouvement de restitution 
 Examen au verre rouge 
permettant de classer la diplopie en homonyme ou croisée NC 
Test de Hess-Lancaster 
à la recherche d’une hypoaction du muscle paralysé 
et d’une hyperaction des muscles agonistes controlatéraux 
– Une paralysie de l’abduction des deux yeux 
– Une convergence au repos 
En cas de paralysie oculomotrice, la tête se met spontanément dans le champ d’action du muscle atteint; par conséquent, en cas de paralysie du VI de l’œil droit, la tête est tournée vers la droite 
Non 
Il s’agit probablement d’une hypertension intracrânienne 
et dans ce cas la PL est contre-indiquée du fait du risque d’engagement cérébral (0 si PL)
En urgence : il faut avertir les réanimateurs, réaliser un FO à la recherche d’un œdème papillaire bilatéral ainsi qu’un examen de neuro-imagerie (TDM cérébral ou IRM si disponible) afin de faire le bilan étiologique et d’évaluer le retentissement 
Dans tous les cas, le patient ne doit pas être inscrit sur la liste de refus de don et il ne doit pas avoir exprimé de son vivant le refus de donner ses tissus ou ses organes le jour de son décès 
Contre-indications locales : dystrophies cornéennes, kératocônes, tumeurs du segment antérieur, signes d’uvéite ou de conjonctivite, mélanome choroïdien, rétinoblastome, taies de cornées, séquelles de chirurgie sur le segment antérieur, etc. (1 point pour chaque bonne réponse, 3 points au maximum) 
Contre-indications générales : maladie de Creutzfeldt-Jakob, hépatites virales aiguës ou sérologie VHB/VHC positive, sida ou sérologie VIH positive, leucémie aiguë, lymphome disséminé aigu, décès d’une pathologie du système nerveux central d’origine inconnue (1 point pour chaque bonne réponse, 3 points au maximum) 
 TOTAL 100 

Item 33 (item 44)

QuestionsRéponsesPointsAStrabisme5convergent2permanent2de l&#x2019;œil droit1secondaire à une hypermétropie2Le principal diagnostic différentiel est l&#x2019;épicanthus. C&#x2019;est un repli cutané situé au niveau de l&#x2019;angle interne et responsable d&#x2019;une impression de strabisme6B– 1re semaine : réflexe à la lumière, réflexe photomoteur lent mais présent2– 2e–4e semaine : réflexe de poursuite2– 4e–12e semaine : réflexe de fusion1coordination binoculaire1– 3e mois : vision des formes2– 4e–5e mois : coordination œil–tête–main2– à partir de 2 ans : acuité visuelle mesurable2CUne amblyopie6fonctionnelle46 ans6DInstillation de collyres qui paralysent l&#x2019;accommodation momentanément4permettant ainsi de mesurer objectivement une amétropie par skiascopie1ou par autoréfractométrie1La pupille est dilatée et permet également un examen du FO1L&#x2019;examen de première intention est médical (0 si traitement chirurgical) :2– traitement de l&#x2019;amblyopie2• occlusion de l&#x2019;œil sain3– traitement de l&#x2019;hypermétropie2• correction optique3totale1EUne leucocorie8Les deux principales étiologies à rechercher :– un rétinoblastome8– une cataracte congénitale6FUne buphtalmie6Le glaucome congénital6TOTAL100

Questions Réponses Points 
Strabisme 
convergent 
permanent 
de l’œil droit 
secondaire à une hypermétropie 
Le principal diagnostic différentiel est l’épicanthus. C’est un repli cutané situé au niveau de l’angle interne et responsable d’une impression de strabisme 
– 1re semaine : réflexe à la lumière, réflexe photomoteur lent mais présent 
– 2e–4e semaine : réflexe de poursuite 
– 4e–12e semaine : réflexe de fusion 
coordination binoculaire 
– 3e mois : vision des formes 
– 4e–5e mois : coordination œil–tête–main 
– à partir de 2 ans : acuité visuelle mesurable 
Une amblyopie 
fonctionnelle 
6 ans 
Instillation de collyres qui paralysent l’accommodation momentanément 
permettant ainsi de mesurer objectivement une amétropie par skiascopie 
ou par autoréfractométrie 
La pupille est dilatée et permet également un examen du FO 
L’examen de première intention est médical (0 si traitement chirurgical) : 
– traitement de l’amblyopie 
• occlusion de l’œil sain 
– traitement de l’hypermétropie 
• correction optique 
totale 
Une leucocorie 
Les deux principales étiologies à rechercher :  
– un rétinoblastome 
– une cataracte congénitale 
Une buphtalmie 
Le glaucome congénital 
 TOTAL 100 

Items 201, 58 (items 330, 127)

QuestionsRéponsesPointsANon, aucun des deuxLa mesure du tonus oculaire est contre-indiquée dans les plaies perforantes du fait du risque d&#x2019;extériorisation des éléments intraoculaires5BNon, pour les mêmes raisons5CAprès instillation de fluorescéine2éclairage en lumière bleue2lavage de la fluorescéine par l&#x2019;humeur aqueuse en regard de la plaie de cornée3Signifie qu&#x2019;il existe une plaie cornéenne transfixiante4DCette plaie correspond au trajet de pénétration2Un corps étranger intraoculaire est à craindre2Une cataracte post-traumatique2ETDM orbitaire à la recherche :5– d&#x2019;un corps étranger intraoculaire2– d&#x2019;une hémorragie intravitréenne2– d&#x2019;un décollement de rétine2L&#x2019;IRM orbitaire est contre-indiquée5en cas de suspicion de corps étranger métallique (si IRM=0 à la question). Ici, la nature du corps étranger n&#x2019;est pas connue; par conséquent, il peut s&#x2019;agir d&#x2019;un corps étranger métallique2FHospitalisation en urgence en ophtalmologie1laisser à jeun1consultation d&#x2019;anesthésieNCMise en condition :– voie veineuse profonde (VVP)1– antalgiques IV1– SAT-VAT2Recherche en urgence d&#x2019;un corps étranger intraoculaire par radiographies ou TDM orbitaire2Réalisation d&#x2019;une kératométrie4et d&#x2019;une biométrie oculaire afin de calculer la puissance de l&#x2019;implant de chambre postérieure4Exploration chirurgicale en urgence au bloc opératoire :4recherche et suture des plaies cornéosclérales1phakoémulsification1avec implantation primaire ou secondaire, vitrectomieNCet extraction d&#x2019;un éventuel corps étranger localisé au niveau du segment postérieur1Antibioprophylaxie locale et générale2cicatrisants locaux1cycloplégiques1Surveillance2GComplications précoces :– endophtalmie2– cataracte post-traumatique2– décollement de rétine2Complications tardives :– chalcose (corps étranger cuivrique)2– sidérose (corps étranger ferrique)2– ophtalmie sympathique2HPerte de l&#x2019;accommodation après chirurgie de la cataracte3Prescription d&#x2019;une correction optique :2verres correcteurs biconvexes (le plus fréquent)1ou lentilles1IUne phtyse (ou atrophie) du globe oculaire droit5avec cécité définitive2TOTAL100

Questions Réponses Points 
Non, aucun des deux
La mesure du tonus oculaire est contre-indiquée dans les plaies perforantes du fait du risque d’extériorisation des éléments intraoculaires 
Non, pour les mêmes raisons 
Après instillation de fluorescéine 
éclairage en lumière bleue 
lavage de la fluorescéine par l’humeur aqueuse en regard de la plaie de cornée 
Signifie qu’il existe une plaie cornéenne transfixiante 
Cette plaie correspond au trajet de pénétration 
Un corps étranger intraoculaire est à craindre 
Une cataracte post-traumatique 
TDM orbitaire à la recherche : 
– d’un corps étranger intraoculaire 
– d’une hémorragie intravitréenne 
– d’un décollement de rétine 
L’IRM orbitaire est contre-indiquée 
en cas de suspicion de corps étranger métallique (si IRM=0 à la question). Ici, la nature du corps étranger n’est pas connue; par conséquent, il peut s’agir d’un corps étranger métallique 
Hospitalisation en urgence en ophtalmologie 
laisser à jeun 
consultation d’anesthésie NC 
Mise en condition :  
– voie veineuse profonde (VVP) 
– antalgiques IV 
– SAT-VAT 
Recherche en urgence d’un corps étranger intraoculaire par radiographies ou TDM orbitaire 
Réalisation d’une kératométrie 
et d’une biométrie oculaire afin de calculer la puissance de l’implant de chambre postérieure 
Exploration chirurgicale en urgence au bloc opératoire : 
recherche et suture des plaies cornéosclérales 
phakoémulsification 
avec implantation primaire ou secondaire, vitrectomie NC 
et extraction d’un éventuel corps étranger localisé au niveau du segment postérieur 
Antibioprophylaxie locale et générale 
cicatrisants locaux 
cycloplégiques 
Surveillance 
Complications précoces :  
– endophtalmie 
– cataracte post-traumatique 
– décollement de rétine 
Complications tardives :  
– chalcose (corps étranger cuivrique) 
– sidérose (corps étranger ferrique) 
– ophtalmie sympathique 
Perte de l’accommodation après chirurgie de la cataracte 
Prescription d’une correction optique : 
verres correcteurs biconvexes (le plus fréquent) 
ou lentilles 
Une phtyse (ou atrophie) du globe oculaire droit 
avec cécité définitive 
 TOTAL 100 

Items 246, 212 (items 240, 81)

QuestionsRéponsesPointsAUne rétraction palpébrale6supérieure2bilatérale2B– Signes digestifs : accélération du transit (ou diarrhée)2– Signes cardiologiques : tachycardie2– Signes généraux :anorexie1amaigrissement1– Signes vasomoteurs : hypersudation (ou mains moites)2– Signes endocriniens : goitre2CBilan biologique thyroïdien– TSH :2diminuée1– T3L et T4L :2augmentées1– Ac antirécepteur TSH et anti-TPO :2augmentés1D– Signes palpébraux :2• rétraction palpébrale1• asynergie oculopalpébrale1– Atteinte des tissus mous :2• œdème et rougeur (hyperhémie) des paupières et de la conjonctive avec chémosis parfois (1 pour au moins un des mots clés)1– Exophtalmie :2• bilatérale dans la majorité des cas1• axile1• non pulsatile1• réductible1– Troubles oculomoteurs :2• myopathie se manifestant par une diplopie1– Atteintes cornéennes :2• kératite ponctuée superficielle1• ulcère de cornée1• perforation cornéenne dans les cas extrêmes1– Neuropathie optique compressive (rare et grave)2ou glaucomateuseNCE– Exophtalmie5bilatérale2grade IIINC– Hypertrophie5bilatérale2des muscles droits médiaux (l&#x2019;atteinte du muscle droit latéral est rare)2F– Prise en charge multidisciplinaire par le médecin traitant, l&#x2019;ophtalmologiste et l&#x2019;endocrinologue2– Arrêt du tabac (facteur aggravant de l&#x2019;ophtalmopathie basedowienne)2– Traitement de la dysthyroïdie :2• traitement médicamenteux :2bêtabloquant1antithyroïdiens de synthèse1anxiolytiquesNC– Traitement de l&#x2019;ophtalmopathie :2• prévention de la kératite :2lubrifiants locaux1• traitement d&#x2019;une hypertonie oculaire par hypotonisants locauxNC• traitement orthoptique d&#x2019;une diplopie par utilisation de prismesNC• traitement anti-inflammatoire :2corticothérapie1radiothérapie externe dans les cas sévères1• traitement chirurgical :2décompression orbitaire1chirurgie des muscles oculomoteurs1chirurgie palpébrale1– Surveillance de la tolérance et de l&#x2019;efficacité du traitementNCGUlcère cornéen10de l&#x2019;œil gaucheNCTOTAL100

Questions Réponses Points 
Une rétraction palpébrale 
supérieure 
bilatérale 
– Signes digestifs : accélération du transit (ou diarrhée) 
– Signes cardiologiques : tachycardie 
– Signes généraux :  
anorexie 
amaigrissement 
– Signes vasomoteurs : hypersudation (ou mains moites) 
– Signes endocriniens : goitre 
Bilan biologique thyroïdien  
– TSH : 
diminuée 
– T3L et T4L : 
augmentées 
– Ac antirécepteur TSH et anti-TPO : 
augmentés 
– Signes palpébraux : 
• rétraction palpébrale 
• asynergie oculopalpébrale 
– Atteinte des tissus mous : 
• œdème et rougeur (hyperhémie) des paupières et de la conjonctive avec chémosis parfois (1 pour au moins un des mots clés) 
– Exophtalmie : 
• bilatérale dans la majorité des cas 
• axile 
• non pulsatile 
• réductible 
– Troubles oculomoteurs : 
• myopathie se manifestant par une diplopie 
– Atteintes cornéennes : 
• kératite ponctuée superficielle 
• ulcère de cornée 
• perforation cornéenne dans les cas extrêmes 
– Neuropathie optique compressive (rare et grave) 
ou glaucomateuse NC 
– Exophtalmie 
bilatérale 
grade III NC 
– Hypertrophie 
bilatérale 
des muscles droits médiaux (l’atteinte du muscle droit latéral est rare) 
– Prise en charge multidisciplinaire par le médecin traitant, l’ophtalmologiste et l’endocrinologue 
– Arrêt du tabac (facteur aggravant de l’ophtalmopathie basedowienne) 
– Traitement de la dysthyroïdie : 
 • traitement médicamenteux : 
bêtabloquant 
antithyroïdiens de synthèse 
anxiolytiques NC 
– Traitement de l’ophtalmopathie : 
• prévention de la kératite : 
lubrifiants locaux 
• traitement d’une hypertonie oculaire par hypotonisants locaux NC 
• traitement orthoptique d’une diplopie par utilisation de prismes NC 
• traitement anti-inflammatoire : 
corticothérapie 
radiothérapie externe dans les cas sévères 
• traitement chirurgical : 
décompression orbitaire 
chirurgie des muscles oculomoteurs 
chirurgie palpébrale 
– Surveillance de la tolérance et de l’efficacité du traitement NC 
Ulcère cornéen 10 
de l’œil gauche NC 
 TOTAL 100 

Items 187, 293, 119 (items 80, 79, 191)

QuestionsRéponsesPointsAOACR4droite1probablement d&#x2019;origine athéromateuse1Sur les arguments suivants :– terrain• âge1• facteurs de risque cardiovasculaires (tabagisme et HTA+âge)1– signes fonctionnels• acuité visuelle effondrée de l&#x2019;œil droit1– examen physique• mydriase aréflective de l&#x2019;œil droit1• FO : couleur blanche de la rétine (= œdème blanc)1• signes cliniques négatifs : milieux clairs1BRétrécissement diffus du calibre artériel : artères grêles et filiformes et parfois courant granuleux2Œdème rétinien ischémique : blanc laiteux2Macula rouge cerise2Un embole est parfois visible1COculomotricité extrinsèque normale1Oculomotricité intrinsèque :1– abolition du réflexe photomoteur direct de l&#x2019;œil concerné par l&#x2019;OACR2– réflexe photomoteur consensuel à l&#x2019;éclairement de l&#x2019;œil sain conservé2DAngiographie rétinienne à la fluorescéine2des deux yeux en l&#x2019;absence de contre-indicationsNCÀ visée diagnostique :2– une absence ou un retard extrême de perfusion des branches artérielles de l&#x2019;artère centrale de la rétine (peut prendre un aspect «en arbre mort»)2– un allongement du temps de remplissage artérioveineux rétinien2À visée étiologique :2– visualisation d&#x2019;un embole2– état vasculaire de l&#x2019;œil controlatéral (sain en faveur d&#x2019;un mécanisme embolique, pathologique en faveur d&#x2019;un mécanisme thrombotique)1EEn milieu hospitalier2En urgence2Bilan clinique1– Interrogatoire :• recherche des facteurs de risque cardiovasculaire, HTA, tabagisme, diabète, hyperlipidémie1• recherche d&#x2019;antécédents cardiovasculaires (AVC, IDM, AOMI)1– Examen clinique complet :• ophtalmologique : recherche d&#x2019;un embole de cholestérolNC• cardiovasculaire : palpation et auscultation du cœur et des trajets vasculaires1• dermatologique, neurologique, rhumatologique, etc.NCBilan paraclinique1– Angiographie rétinienne à la fluorescéineNC– Bilan biologique standard à visée étiologique :1• vitesse de sédimentation/CRP en urgence2• hémogramme plaquettes1• bilan d&#x2019;hémostase1• recherche des facteurs de risque cardiovasculaires :exploration d&#x2019;une anomalie lipidique (cholestérolémie et triglycéridémie)1glycémie à jeun1– Bilan paraclinique cardiovasculaire :1• ECG1• radiographie thoracique1• Holter ECG des 24 heures1• échocardiographie transthoracique (voire transœsophagienne)1• échographie-Doppler des troncs supra-aortiques1NB : chez le sujet jeune et/ou suspicion de maladie de systèmeNC– Bilan immunologique :• Ac anti-nucléaires, Ac anti-Sm, facteurs rhumatoïdes, ANCA, Ac antiphospholipides, sérologie TPHA-VDRL, etc.• recherche de complexes immuns circulants, de cryoglobulinémie, etc.• dosage du complément– Bilan d&#x2019;hémostase complet de thrombophilie : recherche de facteur V Leyden, déficit en protéine C ou S, en AT IIIFŒdème papillaire3Hémorragie en flammèches péripapillaire3Diagnostic : neuropathie optique ischémique antérieure (NOIA) aiguë de l&#x2019;œil gauche3probablement d&#x2019;origine artéritique (Horton)NCG– Champ visuel :2• recherche d&#x2019;un déficit fasciculaire2• altitudinal2• rattaché à la tache aveugle dans tous les cas1– Angiographie rétinienne à la fluorescéine des deux yeux en l&#x2019;absence de contre-indications :• confirme l&#x2019;œdème papillaire2• recherche une ischémie choroïdienne associée (en faveur d&#x2019;un Horton)2HUne maladie de Horton4Examen clinique, à la recherche de :– signes de pseudo-polyarthrite rhizomélique :1• douleurs inflammatoires des ceintures1– signes d&#x2019;artérite de Horton :1• céphalées temporalesNC• hypersensibilité/hyperesthésie du cuir chevelu (= signes du peigne)1• amaigrissement1• asthénie1• induration et abolition du pouls de l&#x2019;artère temporale1• claudication de la mâchoire1Examen paraclinique :– Bilan inflammatoire :• VS/CRP1• en urgence1– Biopsie d&#x2019;artère temporale2Non, aucun examen ne doit retarder la mise en route du traitement4La corticothérapie générale ne négative pas les résultats de la biopsie d&#x2019;artère temporaleNCTOTAL100

Questions Réponses Points 
OACR 
droite 
probablement d’origine athéromateuse 
Sur les arguments suivants :  
– terrain  
• âge 
• facteurs de risque cardiovasculaires (tabagisme et HTA+âge) 
– signes fonctionnels  
• acuité visuelle effondrée de l’œil droit 
– examen physique  
• mydriase aréflective de l’œil droit 
• FO : couleur blanche de la rétine (= œdème blanc) 
• signes cliniques négatifs : milieux clairs 
Rétrécissement diffus du calibre artériel : artères grêles et filiformes et parfois courant granuleux 
Œdème rétinien ischémique : blanc laiteux 
Macula rouge cerise 
Un embole est parfois visible 
Oculomotricité extrinsèque normale 
Oculomotricité intrinsèque : 
– abolition du réflexe photomoteur direct de l’œil concerné par l’OACR 
– réflexe photomoteur consensuel à l’éclairement de l’œil sain conservé 
Angiographie rétinienne à la fluorescéine 
des deux yeux en l’absence de contre-indications NC 
À visée diagnostique : 
– une absence ou un retard extrême de perfusion des branches artérielles de l’artère centrale de la rétine (peut prendre un aspect «en arbre mort») 
– un allongement du temps de remplissage artérioveineux rétinien 
À visée étiologique : 
– visualisation d’un embole 
– état vasculaire de l’œil controlatéral (sain en faveur d’un mécanisme embolique, pathologique en faveur d’un mécanisme thrombotique) 
En milieu hospitalier 
En urgence 
Bilan clinique 
– Interrogatoire :  
• recherche des facteurs de risque cardiovasculaire, HTA, tabagisme, diabète, hyperlipidémie 
• recherche d’antécédents cardiovasculaires (AVC, IDM, AOMI) 
– Examen clinique complet :  
• ophtalmologique : recherche d’un embole de cholestérol NC 
• cardiovasculaire : palpation et auscultation du cœur et des trajets vasculaires 
• dermatologique, neurologique, rhumatologique, etc. NC 
Bilan paraclinique 
– Angiographie rétinienne à la fluorescéine NC 
– Bilan biologique standard à visée étiologique : 
• vitesse de sédimentation/CRP en urgence 
• hémogramme plaquettes 
• bilan d’hémostase 
• recherche des facteurs de risque cardiovasculaires :  
exploration d’une anomalie lipidique (cholestérolémie et triglycéridémie) 
glycémie à jeun 
– Bilan paraclinique cardiovasculaire : 
• ECG 
• radiographie thoracique 
• Holter ECG des 24 heures 
• échocardiographie transthoracique (voire transœsophagienne) 
 • échographie-Doppler des troncs supra-aortiques 
NB : chez le sujet jeune et/ou suspicion de maladie de système NC 
– Bilan immunologique :  
• Ac anti-nucléaires, Ac anti-Sm, facteurs rhumatoïdes, ANCA, Ac antiphospholipides, sérologie TPHA-VDRL, etc.
• recherche de complexes immuns circulants, de cryoglobulinémie, etc.
• dosage du complément 
 
– Bilan d’hémostase complet de thrombophilie : recherche de facteur V Leyden, déficit en protéine C ou S, en AT III  
Œdème papillaire 
Hémorragie en flammèches péripapillaire 
Diagnostic : neuropathie optique ischémique antérieure (NOIA) aiguë de l’œil gauche 
probablement d’origine artéritique (Horton) NC 
– Champ visuel : 
• recherche d’un déficit fasciculaire 
• altitudinal 
• rattaché à la tache aveugle dans tous les cas 
– Angiographie rétinienne à la fluorescéine des deux yeux en l’absence de contre-indications :  
• confirme l’œdème papillaire 
• recherche une ischémie choroïdienne associée (en faveur d’un Horton) 
Une maladie de Horton 
Examen clinique, à la recherche de :  
– signes de pseudo-polyarthrite rhizomélique : 
• douleurs inflammatoires des ceintures 
– signes d’artérite de Horton : 
• céphalées temporales NC 
• hypersensibilité/hyperesthésie du cuir chevelu (= signes du peigne) 
• amaigrissement 
• asthénie 
• induration et abolition du pouls de l’artère temporale 
• claudication de la mâchoire 
Examen paraclinique :  
– Bilan inflammatoire :  
• VS/CRP 
• en urgence 
– Biopsie d’artère temporale 
Non, aucun examen ne doit retarder la mise en route du traitement 
La corticothérapie générale ne négative pas les résultats de la biopsie d’artère temporale NC 
 TOTAL 100 

Items 125,293 (items 102,79)

QuestionsRéponsesPointsANévrite optique rétrobulbaire (NORB)4de l&#x2019;œil droitNCdevant :– la baisse d&#x2019;acuité visuelle importante1rapidement progressive1unilatérale1– les douleurs rétro-oculaires droites1augmentées lors de la mobilisation du globe oculaire1– un FO normal2– le terrain évocateur de sclérose en plaques (SEP) : femme jeune, épisodes neurologiques anciens régressifs1BÀ l&#x2019;éclairement de l&#x2019;œil atteint :2– RPM direct diminué1– RPM consensuel de l&#x2019;œil sain diminué1– signe de Marcus Gunn1À l&#x2019;éclairement de l&#x2019;œil sain :2– RPM direct conservé1– RPM consensuel conservé1CSclérose en plaques2Toxiques :2– alcool1– médicaments (éthambutol)1Maladies inflammatoires (sarcoïdose)1et infectieuses (syphylis, Lyme), plus raresNCDChamp visuel :2– scotome central ou cæcocentral2Vision des couleurs :2– dyschromatopsie d&#x2019;axe rouge-vert2Potentiels évoqués visuels (PEV) :2– allongement des PEVNC– avec retard d&#x2019;apparition de l&#x2019;onde P1002ECorticoïdes IV2en bolus :21g de Solumédrol® par jour2pendant 3 jours2après bilan préthérapeutiqueNCF– IRM cérébrale1en coupe axiale1et en séquences FLAIR :1hypersignaux multiples corticaux, sous-corticaux1et de localisation préférentielle périventriculaire1– IRM médullaire1en coupe sagittale1et en séquence T2 :1hypersignal médullaire1en regard de T1 (ou de C7 à T2)1GUne ponction lombaire2– sécrétion intrathécale d&#x2019;IgG2– avec bandes oligoclonales2– protéinorachie augmentée en restant inférieur à 1g/l1– cytorachie légèrement augmentée (entre 4 et 20/mm3)1Contre-indications :– hypertension intracrânienne2– troubles de l&#x2019;hémostase2– infections cutanées en regard2HSclérose en plaques (SEP)2de forme rémittente1Les arguments sont les suivants.Clinique :– terrain1• femme jeune1– dissémination temporelle (deux manifestations ophtalmologiques à plusieurs mois d&#x2019;intervalle avec probable NORB la première fois)2– dissémination spatiale (NORB et poussée médullaire)2– fréquence (l&#x2019;étiologie majeure d&#x2019;une NORB est une SEP)1Paraclinique :– IRM cérébrale et médullaire : multiples hypersignaux avec localisation préférentielle périventriculaire au niveau cérébral1– PL en faveur1IInformation orale et écrite remise à la patiente sur sa pathologie, les traitements, les différentes échelles de qualité de vie et de cotation du handicap (EDSS, SEP-59, etc.)2Psychothérapie de soutien2Demande de prise en charge à 100% pour ALD2Donner les coordonnées d&#x2019;association de malades2Kinésithérapie, ergothérapie, arrêt de travail, adaptation du poste de travailNCJNORB2Atteintes oculomotrices :2– atteinte du VI1– ophtalmologie internucléaire (atteinte de la bandelette longitudinale postérieure qui relie le noyau du VI au III controlatéral)1Périphlébites rétiniennes2TOTAL100

Questions Réponses Points 
Névrite optique rétrobulbaire (NORB) 
de l’œil droit NC 
devant :  
– la baisse d’acuité visuelle importante 
rapidement progressive 
unilatérale 
– les douleurs rétro-oculaires droites 
augmentées lors de la mobilisation du globe oculaire 
– un FO normal 
– le terrain évocateur de sclérose en plaques (SEP) : femme jeune, épisodes neurologiques anciens régressifs 
À l’éclairement de l’œil atteint : 
– RPM direct diminué 
– RPM consensuel de l’œil sain diminué 
– signe de Marcus Gunn 
À l’éclairement de l’œil sain : 
– RPM direct conservé 
– RPM consensuel conservé 
Sclérose en plaques 
Toxiques : 
– alcool 
– médicaments (éthambutol) 
Maladies inflammatoires (sarcoïdose) 
et infectieuses (syphylis, Lyme), plus rares NC 
Champ visuel : 
– scotome central ou cæcocentral 
Vision des couleurs : 
– dyschromatopsie d’axe rouge-vert 
Potentiels évoqués visuels (PEV) : 
– allongement des PEV NC 
– avec retard d’apparition de l’onde P100 
Corticoïdes IV 
en bolus : 
1g de Solumédrol® par jour 
pendant 3 jours 
après bilan préthérapeutique NC 
– IRM cérébrale 
en coupe axiale 
et en séquences FLAIR : 
hypersignaux multiples corticaux, sous-corticaux 
 et de localisation préférentielle périventriculaire 
– IRM médullaire 
en coupe sagittale 
et en séquence T2 : 
hypersignal médullaire 
en regard de T1 (ou de C7 à T2) 
Une ponction lombaire 
– sécrétion intrathécale d’IgG 
– avec bandes oligoclonales 
– protéinorachie augmentée en restant inférieur à 1g/l 
– cytorachie légèrement augmentée (entre 4 et 20/mm3
Contre-indications :  
– hypertension intracrânienne 
– troubles de l’hémostase 
– infections cutanées en regard 
Sclérose en plaques (SEP) 
de forme rémittente 
Les arguments sont les suivants.  
Clinique :  
– terrain 
• femme jeune 
– dissémination temporelle (deux manifestations ophtalmologiques à plusieurs mois d’intervalle avec probable NORB la première fois) 
– dissémination spatiale (NORB et poussée médullaire) 
– fréquence (l’étiologie majeure d’une NORB est une SEP) 
Paraclinique :  
– IRM cérébrale et médullaire : multiples hypersignaux avec localisation préférentielle périventriculaire au niveau cérébral 
– PL en faveur 
Information orale et écrite remise à la patiente sur sa pathologie, les traitements, les différentes échelles de qualité de vie et de cotation du handicap (EDSS, SEP-59, etc.) 
Psychothérapie de soutien 
Demande de prise en charge à 100% pour ALD 
Donner les coordonnées d’association de malades 
Kinésithérapie, ergothérapie, arrêt de travail, adaptation du poste de travail NC 
NORB 
Atteintes oculomotrices : 
– atteinte du VI 
– ophtalmologie internucléaire (atteinte de la bandelette longitudinale postérieure qui relie le noyau du VI au III controlatéral) 
Périphlébites rétiniennes 
 TOTAL 100 

Items 127, 212, 304 (items 197, 81, 100)

QuestionsRéponsesPointsAAbcès de cornée (ou kératite aiguë profonde infectieuse)4à hypopion2de l&#x2019;œil droit probablement d&#x2019;origine bactérienne1secondaire à un mésusage du port de lentilles de contact1Les arguments sont :– terrain :• porteur de lentilles négligent1• absence de lunettes de secours1– anamnèse :• douleur depuis 3 jours1• poursuite du port de lentilles malgré la gêne1• consultation ophtalmologique tardive1– signes fonctionnels :• douleur oculaire1• photophobie1• larmoiement1– examen clinique :• conjonctive : hyperhémie conjonctivale, cercle périkératique (1 point pour un des deux)1• cornée : important infiltrat blanc stromal1central à bords nets fluo+(abcès de cornée)1• chambre antérieure : niveau liquidien blanc objectivant l&#x2019;hypopion1B– Hospitalisation1en urgence1en ophtalmologie1pronostic visuel en jeu1– Recueil de la boîte d&#x2019;entretien des lentilles1prélèvement local (cornéen)1à visée bactériologique, parasitologique, mycologique et virologique pour examen direct, mise en culture et antibiogramme (4 si la phrase est complète)4– Réalisation d&#x2019;une échographie oculaire en mode B2de l&#x2019;œil droit à la recherche d&#x2019;une hyalite1dans le cadre d&#x2019;une endophtalmie1– Antibiothérapie locale1multiple1initialement probabiliste1secondairement adaptée à l&#x2019;antibiogramme par collyres fortifiés, ± générale±injections intravitréennes1– prévention pour le deuxième œil : achat de lunettes de correction adaptées, hygiène et port de lentille de contact à reconsidérer en fonction des séquelles (contre-indication relative des lentilles de contact chez le monophtalme)1– Traitement antalgique1lubrifiants locaux1– Traitement chirurgical – si mauvaise évolution locale : greffe de membrane amniotique, greffe de cornée à chaud1– Surveillance efficacité et tolérance du traitement1CUne greffe de cornée de l&#x2019;œil droit4Les complications de la greffe de cornée sont :– retard d&#x2019;épithélialisation du greffon1– défaillance précoce de l&#x2019;endothélium du greffon1– rejet immunitaire1– récidive de la maladie causale1– hypertonie oculaire1– astigmatisme cornéen important1DDiplopie binoculaire3secondaire à une paralysie complète2du III2droit1intrinsèque1et extrinsèque1E– Cornéenne2par diffraction des rayons lumineux :1• taie cornéenne1• séquelle d&#x2019;une kératite ou d&#x2019;un traumatisme, kératocône1• astigmatisme important1– Irienne :2iridodialyse traumatique1– Cristallinienne :2cataracte nucléaire1FPrésence d&#x2019;un anévrisme intracrânien4dans la portion supraclinoïdienne (artère communicante postérieure surtout)2Attitude immédiate :– Mise en condition2avec VVP1scope cardiotensionnel1pronostic vital potentiellement engagé1à jeun1– Recherche d&#x2019;un anévrisme intracrânien en urgence :1• faire un examen de neuro-imagerie en urgence : TDM cérébrale avec injection de produit de contraste3ou ARM cérébrale3• et/ou faire une ponction lombaire en l&#x2019;absence de contre-indications à la recherche d&#x2019;une hémorragie méningée : pression d&#x2019;ouverture du LCR augmentée, les différents tubes sont uniformément rouges ou rosés, présence de pigments sanguins3– Traitement symptomatique : antalgique, antihypertenseur si besoin, antiémétiques, etc.2Surveillance1N.B. : la TDM cérébrale sans injection n&#x2019;élimine pas la présence d&#x2019;un anévrisme intracrânienTOTAL100

Questions Réponses Points 
Abcès de cornée (ou kératite aiguë profonde infectieuse) 
à hypopion 
de l’œil droit probablement d’origine bactérienne 
secondaire à un mésusage du port de lentilles de contact 
Les arguments sont :  
– terrain :  
• porteur de lentilles négligent 
• absence de lunettes de secours 
– anamnèse :  
• douleur depuis 3 jours 
• poursuite du port de lentilles malgré la gêne 
• consultation ophtalmologique tardive 
– signes fonctionnels :  
• douleur oculaire 
• photophobie 
• larmoiement 
– examen clinique :  
• conjonctive : hyperhémie conjonctivale, cercle périkératique (1 point pour un des deux) 
• cornée : important infiltrat blanc stromal 
central à bords nets fluo+(abcès de cornée) 
• chambre antérieure : niveau liquidien blanc objectivant l’hypopion 
– Hospitalisation 
en urgence 
en ophtalmologie 
pronostic visuel en jeu 
– Recueil de la boîte d’entretien des lentilles 
prélèvement local (cornéen) 
à visée bactériologique, parasitologique, mycologique et virologique pour examen direct, mise en culture et antibiogramme (4 si la phrase est complète) 
– Réalisation d’une échographie oculaire en mode B 
de l’œil droit à la recherche d’une hyalite 
dans le cadre d’une endophtalmie 
– Antibiothérapie locale 
multiple 
initialement probabiliste 
secondairement adaptée à l’antibiogramme par collyres fortifiés, ± générale±injections intravitréennes 
– prévention pour le deuxième œil : achat de lunettes de correction adaptées, hygiène et port de lentille de contact à reconsidérer en fonction des séquelles (contre-indication relative des lentilles de contact chez le monophtalme) 
– Traitement antalgique 
 lubrifiants locaux 
– Traitement chirurgical – si mauvaise évolution locale : greffe de membrane amniotique, greffe de cornée à chaud 
– Surveillance efficacité et tolérance du traitement 
Une greffe de cornée de l’œil droit 
Les complications de la greffe de cornée sont :  
– retard d’épithélialisation du greffon 
– défaillance précoce de l’endothélium du greffon 
– rejet immunitaire 
– récidive de la maladie causale 
– hypertonie oculaire 
– astigmatisme cornéen important 
Diplopie binoculaire 
secondaire à une paralysie complète 
du III 
droit 
intrinsèque 
et extrinsèque 
– Cornéenne 
par diffraction des rayons lumineux : 
• taie cornéenne 
• séquelle d’une kératite ou d’un traumatisme, kératocône 
• astigmatisme important 
– Irienne : 
iridodialyse traumatique 
– Cristallinienne : 
cataracte nucléaire 
Présence d’un anévrisme intracrânien 
dans la portion supraclinoïdienne (artère communicante postérieure surtout) 
Attitude immédiate :  
– Mise en condition 
avec VVP 
scope cardiotensionnel 
pronostic vital potentiellement engagé 
à jeun 
– Recherche d’un anévrisme intracrânien en urgence : 
• faire un examen de neuro-imagerie en urgence : TDM cérébrale avec injection de produit de contraste 
ou ARM cérébrale 
• et/ou faire une ponction lombaire en l’absence de contre-indications à la recherche d’une hémorragie méningée : pression d’ouverture du LCR augmentée, les différents tubes sont uniformément rouges ou rosés, présence de pigments sanguins 
– Traitement symptomatique : antalgique, antihypertenseur si besoin, antiémétiques, etc. 
Surveillance 
N.B. : la TDM cérébrale sans injection n’élimine pas la présence d’un anévrisme intracrânien  
 TOTAL 100 

Items 58, 124, 293, 212 (items 127, 207 79, 81)

QuestionsRéponsesPointsA– Uvéite antérieure aiguë2granulomateuse2de l&#x2019;œil droit devant :1• rougeur conjonctivale avec cercle périkératique1• baisse d&#x2019;acuité visuelle modérée1• effet Tyndall ++1• précipités rétrocornéens en graisse de mouton1• synéchies iridocristalliniennes1• hypotension oculaire relative1– Corticoïdes locaux2et mydriatiques2BSarcoïdose2intra- et extrathoracique avec atteinte pulmonaire de type III1et atteinte oculaire1Bilan clinique :– recherche d&#x2019;une atteinte cutanée :1• les sarcoïdes1• érythème noueux1– palpation des aires ganglionnaires à la recherche d&#x2019;adénopathies1– examen neurologique1à la recherche d&#x2019;une atteinte des paires crâniennes, d&#x2019;une neuropathie périphérique, d&#x2019;une méningiteNC– examen cardiologique :1• malaise, syncope, tachycardie (1 point pour un des trois)1• ECG1• à la recherche de troubles du rythme ou de la conduction (1 point pour un des deux)1– bilan clinique rénal :1recherche d&#x2019;antécédents de colique néphrétique, pyélonéphriteNC– palpation hépatique et splénique : hépatosplénomégalie1– bilan ORL :1• parotidite, atteinte nasale et laryngée1– autres atteintes musculaires (nodules profonds) et ostéoarticulaires : arthralgies inflammatoiresNCBilan paraclinique :– bilan biologique :• NFS-PQ : recherche d&#x2019;une lymphopénie modérée1• VS, CRP, bilan d&#x2019;hémostase1• bilan hépatiqueNC• calcémie et calciurie :1hypercalciurie1hypercalcémie plus rare1• protéinurie des 24 heuresNC• électrophorèse des protéines plasmatiques :1hypergammaglobulinémie polyclonale1• IDR à la tuberculine :NCanergie tuberculinique1• enzyme de conversion et lysosyme augmentésNCBilan radiologique :– TDM thoracique haute résolution :1• précise les lésions parenchymateuses1• et recherche des adénopathies médiastinales infraradiographiques1– échographie ou TDM abdominale en cas d&#x2019;atteinte hépatiqueNC– échocardiographie-Doppler transthoracique en cas d&#x2019;anomalies à l&#x2019;ECG1Bilan histologique :– biopsie d&#x2019;une atteinte cutanée, d&#x2019;une adénopathie :2recherche d&#x2019;un granulome épithélioïde sans nécrose caséeuse centrale1– fibroscopie bronchique si absence d&#x2019;atteinte périphérique : biopsie bronchique/transbronchique à la recherche du granulome1lavage bronchoalvéolaire1à la recherche d&#x2019;une élévation CD4/CD81Exploration fonctionnelle :– Exploration fonctionnelle respiratoire :1• recherche d&#x2019;une diminution précoce du transfert du CO1• syndrome restrictif modéré1• trouble ventilatoire obstructif distal1CCataracte2bilatérale1Les étiologies possibles sont :– cataracte d&#x2019;origine sénile (ou liée à l&#x2019;âge)2– cataracte cortico-induite2– cataracte secondaire à l&#x2019;inflammation oculaire2Le traitement est chirurgical1– après kératométrie et biométrieNC– réalisation d&#x2019;une extraction du cristallin1de l&#x2019;œil droit puis plus tard de l&#x2019;œil gauche par phacoémulsification1avec mise en place d&#x2019;un implant cristallinien en chambre postérieure1– corticothérapie locale et générale en postopératoire afin d&#x2019;éviter une récidive d&#x2019;uvéiteNC– correction optique pour compenser la perte de l&#x2019;accommodation : verres correcteurs (lunettesn, lentilles (1 point pour un des termes soulignés)1– surveillance (1) ophtalmologique régulière1DEndophtalmie2Cataracte secondaire2Décollement de rétine2Œdème de cornée2Œdème maculaire (ou syndrome d&#x2019;Irvine Gass)2Récidive d&#x2019;uvéite dans le cas de Mme R.2ESyndrome d&#x2019;Heerfordt devant :2– uvéite bilatérale1– parotidite bilatérale1– paralysie faciale périphérique1– syndrome fébrile1– patiente atteinte de sarcoïdose1FAtteinte postérieure de l&#x2019;œil2Atteinte myocardique2Hypercalcémie2Atteinte du système nerveux central2Sarcoïdose avec altération importante de l&#x2019;état général2Atteinte rénale2TOTAL100

Questions Réponses Points 
– Uvéite antérieure aiguë 
granulomateuse 
de l’œil droit devant : 
• rougeur conjonctivale avec cercle périkératique 
• baisse d’acuité visuelle modérée 
• effet Tyndall ++ 
• précipités rétrocornéens en graisse de mouton 
• synéchies iridocristalliniennes 
• hypotension oculaire relative 
– Corticoïdes locaux 
et mydriatiques 
Sarcoïdose 
intra- et extrathoracique avec atteinte pulmonaire de type III 
et atteinte oculaire 
Bilan clinique :  
– recherche d’une atteinte cutanée : 
• les sarcoïdes 
• érythème noueux 
– palpation des aires ganglionnaires à la recherche d’adénopathies 
– examen neurologique 
à la recherche d’une atteinte des paires crâniennes, d’une neuropathie périphérique, d’une méningite NC 
– examen cardiologique : 
• malaise, syncope, tachycardie (1 point pour un des trois) 
• ECG 
• à la recherche de troubles du rythme ou de la conduction (1 point pour un des deux) 
– bilan clinique rénal : 
recherche d’antécédents de colique néphrétique, pyélonéphrite NC 
– palpation hépatique et splénique : hépatosplénomégalie 
– bilan ORL : 
• parotidite, atteinte nasale et laryngée 
– autres atteintes musculaires (nodules profonds) et ostéoarticulaires : arthralgies inflammatoires NC 
Bilan paraclinique :  
– bilan biologique :  
• NFS-PQ : recherche d’une lymphopénie modérée 
• VS, CRP, bilan d’hémostase 
• bilan hépatique NC 
• calcémie et calciurie : 
hypercalciurie 
 hypercalcémie plus rare 
• protéinurie des 24 heures NC 
• électrophorèse des protéines plasmatiques : 
hypergammaglobulinémie polyclonale 
• IDR à la tuberculine : NC 
anergie tuberculinique 
• enzyme de conversion et lysosyme augmentés NC 
Bilan radiologique :  
– TDM thoracique haute résolution : 
• précise les lésions parenchymateuses 
• et recherche des adénopathies médiastinales infraradiographiques 
– échographie ou TDM abdominale en cas d’atteinte hépatique NC 
– échocardiographie-Doppler transthoracique en cas d’anomalies à l’ECG 
Bilan histologique :  
– biopsie d’une atteinte cutanée, d’une adénopathie : 
recherche d’un granulome épithélioïde sans nécrose caséeuse centrale 
– fibroscopie bronchique si absence d’atteinte périphérique : biopsie bronchique/transbronchique à la recherche du granulome 
lavage bronchoalvéolaire 
à la recherche d’une élévation CD4/CD8 
Exploration fonctionnelle :  
– Exploration fonctionnelle respiratoire : 
• recherche d’une diminution précoce du transfert du CO 
• syndrome restrictif modéré 
• trouble ventilatoire obstructif distal 
Cataracte 
bilatérale 
Les étiologies possibles sont :  
– cataracte d’origine sénile (ou liée à l’âge) 
– cataracte cortico-induite 
– cataracte secondaire à l’inflammation oculaire 
Le traitement est chirurgical 
– après kératométrie et biométrie NC 
– réalisation d’une extraction du cristallin 
de l’œil droit puis plus tard de l’œil gauche par phacoémulsification 
avec mise en place d’un implant cristallinien en chambre postérieure 
– corticothérapie locale et générale en postopératoire afin d’éviter une récidive d’uvéite NC 
correction optique pour compenser la perte de l’accommodation : verres correcteurs (lunettesn, lentilles (1 point pour un des termes soulignés) 
– surveillance (1) ophtalmologique régulière 
Endophtalmie 
Cataracte secondaire 
Décollement de rétine 
Œdème de cornée 
Œdème maculaire (ou syndrome d’Irvine Gass) 
Récidive d’uvéite dans le cas de Mme R. 
Syndrome d’Heerfordt devant : 
– uvéite bilatérale 
– parotidite bilatérale 
– paralysie faciale périphérique 
– syndrome fébrile 
– patiente atteinte de sarcoïdose 
Atteinte postérieure de l’œil 
Atteinte myocardique 
Hypercalcémie 
Atteinte du système nerveux central 
Sarcoïdose avec altération importante de l’état général 
Atteinte rénale 
 TOTAL 100 



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