Expression du CD10 dans les tumeurs endocrines pancréatiques : corrélation avec des facteurs histopronostiques - 21/02/08
L Deschamps [1],
A Couvelard [1],
A Handra-Luca [2],
N Colnot [1],
P Ruzniewski [3],
C Degott [1]
Voir les affiliationsBut : Les tumeurs endocrines pancréatiques (TEP) ont un potentiel évolutif extrêmement hétérogène. Le CD10 régule la prolifération cellulaire en limitant la réponse cellulaire médiée par les peptides hormonaux. Le but de notre travail était d’évaluer l’expression du CD 10 dans les TEP et de corréler cette expression aux principaux facteurs histopronostics.
Méthode : Nous avons étudié à partir de blocs de « Tissu-array » l’expression immunohistochimique du CD 10 dans 92 TEP. L’expression du CD10 était comparée aux facteurs histopronostiques (classification OMS, taille, Ki-67, métastases hépatiques). Les TEP correspondaient à 25 tumeurs bénignes (notées OMS-1), 18 tumeurs borderline (OMS-2), 41 carcinomes bien différenciés (OMS-3) et 8 carcinomes peu différenciés (OMS-4).
Résultats : Le CD10 était exprimé dans 32/92 TEP (35 %). Son expression était observée dans 87 % des TEP-OMS-4, 39 % des TEP-OMS-3, 33 % des TEP-OMS-2 et 12 % des TEP-OMS-1. L’expression du CD10 était plus élevée dans les tumeurs peu différenciées comparativement aux tumeurs bien différenciées (87 % vs 30 % ; p = 0,0023), dans les carcinomes (OMS 3-4) comparativement aux tumeurs bénignes et borderline (OMS 1-2) (47 % vs 25 % ; p = 0,0152), dans les TEP avec Ki-67 > 5 % (59 % vs 24 % ; p = 0,0019), dans les TEP > 3 cm (50 % vs 23 % ; p = 0,0088) et dans les TEP avec métastase hépatique (70 % vs 22 % ; p ≪ 0,0001).
Conclusion : Le CD10 est régulé différemment dans les TEP bénignes et malignes. Son expression est corrélée à des facteurs de mauvais pronostique. L’étude de ce marqueur pourrait permettre d’identifier des sous groupes de patients au pronostic défavorable.
© 2004 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 24 - N° HS1
P. 155 - novembre 2004 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
