Cholestéatome et fistule cochléaire : diagnostic et prise en charge - 17/09/14
Résumé |
But de la présentation |
Étude de la symptomatologie évoquant une fistule cochléaire dans le cadre d’un cholestéatome et sa prise en charge.
Matériel et méthodes |
Étude rétrospective à propos de 4 cas de cholestéatome compliqué de fistule cochléaire et ayant bénéficié d’une prise en charge chirurgicale.
Résultats |
La fistule cochléaire est une complication rare du cholestéatome se manifestant principalement par des vertiges déclenchés à l’aspiration de squames au contact du tympan. 3 des 4 patients avaient bénéficié d’intervention chirurgicale pour cholestéatome (2 tympanoplasties en techniques entrouvertes, une en technique ouverte). La dernière patiente porteuse d’une maladie de Wegener contrôlée sur le plan rhinologique présentait un cholestéatome atrial. Les 4 patients présentaient une surdité mixte préopératoire avec un seuil moyen en conduction osseuse à 39dB et en conduction aérienne à 72dB. Le scanner des rochers mettait en évidence la fistule cochléaire dans tous les cas. Celle-ci était associée à une fistule du canal semi-circulaire latéral chez un patient. Tous les patients ont été opérés. Les 2 techniques entreouvertes ont été converties en technique ouverte. Une technique fermée a été réalisée chez la patiente atteinte de maladie de Wegener. Dans 3 cas, on retrouvait une atteinte osseuse et membraneuse de la cochlée sans présence de liquide intracochléaire. La fistule a été systématiquement colmatée. Les 3 patients ont cophosé en postopératoire immédiat avec apparition de vertiges importants. Ceux-ci ont disparus entre 4 et 10jours après l’intervention avec persistance d’une instabilité pendant 5mois. Dans un cas, le cholestéatome ne s’insinuait pas dans la cochlée ; un tissu inflammatoire était retrouvé au contact et n’a pas été retiré. Dans ce seul cas, l’intervention n’a pas entraîné de labyrinthisation postopératoire.
Conclusion |
La fistule cochléaire est une complication rare de l’otite chronique évolutive qui est suspectée devant des vertiges déclenchés par l’aspiration au contact du tympan associés à une surdité avec composante perceptionnelle. Elle doit être recherchée sur le scanner préopératoire étant donné le risque quasiment inéluctable de cophose postopératoire. Les vertiges, souvent présents avant l’intervention, se majorent après ouverture de la cochlée avant compensation centrale.
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Vol 131 - N° 4S
P. A139 - octobre 2014 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
