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Dermatose des mains collective à un fluide de coupe : à propos de 5 cas - 24/11/14

Doi : 10.1016/j.annder.2014.09.413 
C. Michaud-Vinez 1, , A. kuntz 2, H. Godefroy 3, F. Tetart 1
1 Dermatologie, CHU de Rouen, Rouen, France 
2 Pathologies professionnelles, CHU de Rouen, Rouen, France 
3 Pathologies professionnelles, ASTV, Vernon, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Les fluides de coupe sont largement utilisés dans l’industrie de la métallurgie et notamment pour l’usinage des pièces métalliques. Ils sont très souvent incriminés dans les dermatoses professionnelles des mains. Nous rapportons 5 cas de dermite des mains survenue dans une entreprise d’usinage de métaux.

Observations

Un homme de 45ans, sans antécédent, ne prenant pas de traitement, consultait pour des lésions érythémato-squameuses, à contours émiettées, suintantes et prurigineuses des deux mains, évoluant depuis 3ans. Elles évoluaient par poussées, rythmées par le travail. Il est opérateur fraiseur sur une machine à commande numérique, salarié de l’entreprise depuis 23ans. Les lésions sont apparues 2ans après l’installation d’une nouvelle machine. Quatre autres ouvriers présentaient aussi une dermite des mains à des degrés moindre.

Discussion

Le même fluide de coupe (Eterna 2000®) était utilisé sur les 3 machines des ouvriers. Des solutions bactéricides et fongicides (Bactinet A30® et du Fonginet A20®) étaient adjointes aux bains de fluides de coupe pour éviter les contaminations. L’ouvrier consultant initialement travaillait sur une machine nécessitant 2 fois plus de fluide de coupe. Lors du contrôle visuel des pièces, les ouvriers les manipulaient alors qu’elles étaient enduites de fluide de coupe ou d’huile de glissière (Vactra 2®). Les équipements de protection individuelle (EPI) conseillés étaient l’application de crème barrière et le port de gants en nitrile. Les ouvriers avouaient n’utiliser ces EPI que de façon inconstante. Une enquête allergologique était réalisée : pose de tests épicutanés (batterie standard, ajouts du GERDA, batterie huile de coupes 1 et 2) et tests semi-ouverts à tous ces produits après contrôle du pH. On notait une réaction positive à 2 croix chez 2 des 5 ouvriers au 1,2-benzithiazol-3(2H)-one (0,1 % dans la vaseline, laboratoire Trolab®). Les fiches de données de sécurité étudiées nous apprenaient que cet allergène était présent dans l’Eterna 2000® et le Bactinet A30®. Après discussion avec le médecin du travail de l’entreprise, le fournisseur des fluides de coups a reformulé les produits en cause en supprimant le 1,2-benzithiazol-3(2H)-one de ces produits. Après reformulation du fluide de coupe Eterna 2000®, arrêt de l’utilisation du Bactinet®, et vidange des machines plus fréquentes, on observait une régression rapide et complète de la dermite des mains chez les 5 ouvriers.

Argument pour une dermite irritative : lésions limitées aux zones de contact. Argument pour un eczéma de contact : test épicutanés positifs à l’allergène testé.

Conclusion

Nous rapportons 5 cas de dermite professionnelle au 1,2-benzithiazol-3(2H)-one présent dans des fluides de coupe et désinfectant. Grâce aux mesures mises en place par la médecine du travail on a noté une régression complète de leur dermite. Les ouvriers ont ainsi pu poursuivre leur travail sans reclassement professionnel.

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Mots clés : Collective, Dermatose des mains, Fluide de coupe


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Vol 141 - N° 12S

P. S411-S412 - décembre 2014 Retour au numéro
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