La hernie du rocher de l’os temporal. Étude morphologique et morphométrique - 28/02/08
But de l’étude : notre travail a eu comme but de réaliser une étude complexe, qualitative et quantitative, de la hernie du tegmen tympanique en corrélant son trajet et sa surface exocrânienne avec sa participation à la réalisation des sutures pétro-squameuse et pétro-sphénoïdale.
Matériel et méthodes : nous avons examiné 100 crânes secs de la collection de l’Institut d’Anatomie dont le tegmen tympanique a été mis en évidence et examiné à l’aide du microscope opératoire Zeiss au niveau de la scissure de Glasser. Après l’étalonnage à l’aide d’une bande millimétrique et l’enregistrement des images sur une ligne video Sony, nous avons procédé à l’ablation minutieuse, progressive, du bord supérieur de l’os tympanal et de la partie horizontale de la squame de l’os temporal. En avançant successivement, en postéro-antérieur et latéromédial au long des scissures tympano-squameuse et pétro-squameuse inférieure, nous avons mis en évidence la surface latérale et le profil transversal du prolongement inférieur du tegmen tympanique. Les mêmes structures ont été mises en évidence sur des sections coronales sériées CT et évaluées morphométriquement après l’étalonnage et l’analyse des images sur l’ordinateur.
Résultats : notre étude a démontré que le prolongement inférieur du tegmen tympanique s’insinue comme un coin entre le bord médial de la squame de l’os temporal, et le bord supérieur de l’os tympanal. Antéro-médialement à ce bord, il se continue avec le processus tubaire dont la face latérale limite en dedans la scissure pétro-tympanique inférieure. La surface extérieure, rétroglénoïdienne, du tegmen tympanique se présente sous sa forme variable, corrélée avec son extension et elle est constamment limitée antéro-médialement par la suture pétro-épineuse. Les études morphométriques nous ont donné la possibilité d’apprécier la forme pyramidale du tegmen tympanique, ainsi que les mesures de ses surfaces supéromédiale (tympanique), antérolatérale (sphéno-squameuse) et inférieure (glasserienne proprement-dite).
Conclusions : notre étude nous a permis d’obtenir quelques données inédites qui pourraient contribuer à l’enrichissement des connaissances anatomiques concernant l’organisation fonctionnelle de l’os temporal.
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Vol 90 - N° 289
P. 108 - juin 2006 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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