Thrombophlébite post ponction lombaire (PL) : la corticothérapie après une PL a t elle un rôle ? - 13/03/15
, Nabil Abida, Youssef Benmouh, Amine Mnaili, Jawad Oumerzouk, Yahya Hssaini, Ahmed BourazzaRésumé |
Introduction |
La thrombophlébite cérébrale est une situation peu fréquente, sa survenue après corticothérapie suite à une PL dans les atteintes cérébrales démyélinisantes suggère un lien de causalité. Notre patiente en est une illustration.
Observation |
Patiente de 33ans, sans ATCD notables, suivie pour syndrome clinique isolé depuis 04ans puis perdue de vue, est admise dans un tableau de céphalées postérieures intenses, avec survenue d’une crise épileptique généralisée, ceci dans les suites d’une ponction lombaire faite 15jours auparavant, réalisée au cours d’un bilan suite à la survenue d’un 2e évènement neurologique (NORB) traité par bolus de corticothérapie. Patiente alors étiquetée atteinte de sclérose en plaque (SEP) avec survenue d’un syndrome post-PL 03jours après la réalisation de la ponction lombaire, d’abord traité par antalgiques puis par méthyl-prédnisolone 240mg/j IV pendant 03jours. L’EEG réalisé plaidait en faveur d’une HTIC et l’angio-IRM cérébrale urgente, objectivait une thrombose partielle du sinus longitudinale supérieur (SLS). L’évolution sous anticoagulant était favorable. Le diagnostic retenu était celui de thrombophlébite cérébrale post-PL sous corticothérapie à forte dose dans le cadre du bilan de sa SEP nouvellement diagnostiquée.
Discussion |
Principalement étudiée chez des patients atteints de SEP. La relation entre corticothérapie à forte dose dans les suites d’une ponction lombaire et la thrombophlébite cérébrale a été rapportée dans la littérature, ceci avec ou sans facteurs de risque tel une thrombophilie. Certains auteurs relatent des cas de thrombophlébite cérébrale post-corticothérapie seule. D’autres suggèrent un lien entre PL et corticothérapie, hors maladies démyélinisantes.
Conclusion |
Différentes hypothèses physiopathologiques tendent à expliquer cette association. La précocité de diagnostic grâce à l’angio-IRM cérébrale et la rapidité de mise en route d’une anticoagulation conditionnent le pronostic.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Ponction lombaire, Thrombophlébite cérébrale, Corticothérapie
Plan
Vol 171 - N° S1
P. A45 - avril 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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