Difficultés de prise en charge des infections urinaires fébriles chez l’enfant vietnamien - 27/07/15
, T.T. Mong Hiep a, D.T. Hoang a, F. Janssen b, P. Lepage c, P. De Mol d, S. Blumental c, K. Ismaili b| pages | 5 |
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Résumé |
Objectifs |
Décrire les réalités liées au diagnostic et au traitement de l’infection urinaire (IU) chez les enfants fébriles vietnamiens, ainsi que les caractéristiques cliniques et la fréquence des germes uropathogènes et leur taux de résistance.
Méthodes |
Étude prospective de 28 mois réalisée chez les enfants fébriles traités pour IU documentée dans le département de néphrologie de l’hôpital pédiatrique Nhi-Dong 2 à Hô-Chi-Minh-Ville (Vietnam). Après l’obtention de prélèvements sanguins et urinaires, les enfants ont été traités par la ceftriaxone intraveineuse (75mg/kg/j). Après 48heures d’apyrexie, le relais a été pris par céfixime (8mg/kg/j) par voie orale pour une durée de traitement totale de 14jours. L’adaptation du traitement n’était envisagée que chez les enfants ne répondant pas cliniquement, sans tenir compte de l’antibiogramme.
Résultats |
Cent-quarante-trois enfants ont été traités (51 % de filles) dont 80 % avaient eu leur premier épisode d’IU avant l’âge de 2ans. Escherichia coli était responsable de 80 % des IU, avec un taux de résistance de 91 % à l’ampicilline et de 74 % au cotrimoxazole. Des entérobactéries productrices de β-lactamases à spectre étendu (BLSE) ont été isolées dans 52 % des cultures. Selon l’antibiogramme, le traitement initial par ceftriaxone était inapproprié dans 63 % des cas.
Conclusions |
E. coli est responsable de la majorité des IU chez l’enfant vietnamien avec un taux élevé de résistance aux antibiotiques de première ligne. La production de BLSE est extrêmement élevée. Nous proposons une prise en charge plus rationnelle des enfants fébriles avec IU ainsi qu’un traitement antibiotique empirique tenant compte de l’émergence des germes multirésistants.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Background |
To describe the practical problems related to urinary tract infection (UTI) management in febrile Vietnamese children.
Methods |
During a prospective 28-month inclusion period, 143 febrile children with significant bacteriuria were treated for UTI in the nephrology department of Nhi Dong 2 children's hospital in Ho Chi Minh City, Vietnam. Patients were treated after blood and urine samples had been taken for culture, according to a local antibiotic protocol, parenterally with ceftriaxone 75mg/kg/day. Oral treatment with cefixime 8mg/kg/day was started after 48h of apyrexia for 2 weeks. According to local protocol, antibiotic therapy was only changed if children did not respond clinically to treatment regardless of antibiogram results.
Results |
Among these 143 children, 51% were girls and 80% of them had their first UTI before the age of 2 years. The commonest causative agent was Escherichia coli (80% of cases) with a high resistance rate to ampicillin (91%) and cotrimoxazole (74%). Extended-spectrum β-lactamase (ESBL) production was observed in 52% of Enterobacteriaceae isolates. According to antibiotic susceptibility, the initial treatment with ceftriaxone was found to be inappropriate in 63% of cases.
Conclusions |
E. coli was responsible for 80% of UTIs in Vietnamese children with a high rate of resistance to first-line antibiotics. ESBL production was found to be extremely high in this study. Based on these data, we propose a new empiric treatment schedule for Vietnamese children suspected of UTI.
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Vol 22 - N° 8
P. 848-852 - août 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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