Why should we stop implanting transobturator sling? - 05/10/25
, François Meyer b, Sandrine Campagne-Loiseau c, Pierre-Olivier Bosset d, Vincent Cardot e, Laurence Donon f, Lucie Even g, Frederic Girard h, Rebecca Haddad i, François Herve j, Sophie Hurel k, Julia Klap l, Caroline Plassais b, Claire Richard m, Thibault Thubert n, Adrien Vidart d, Jean-Nicolas Cornu o, Benoit Peyronnet mPosition Paper CUROPF
Abstract |
Since the first FDA warning on pelvic mesh in 2008, the debate on the use of synthetic polypropylene slings for the treatment of stress urinary incontinence (SUI) and pelvic organ prolapse (POP) has intensified. Despite the controversy, transvaginal tape (TVT) and transobturator tape (TOT) have revolutionized pelvic floor surgery. Systematic reviews and large trials confirm that synthetic slings, especially TVT, are safe and effective with low long-term complication and revision rates. Compared with older methods such as Burch colposuspension, slings offer similar efficacy but fewer voiding problems. While TOT is associated with a lower risk of bladder perforation and other intraoperative complications, it has a significantly higher incidence of chronic groin and pelvic pain. Emerging evidence links this pain to anatomical challenges, nerve entrapment and possible inflammatory responses, often making symptom resolution difficult even after mesh removal. In addition, the complete mesh removal is difficult in case of TOT, contributing to long-term patient morbidity. Given the higher re-operation rates, the prevalence of chronic pain, and the complex management associated with TOT, we argue for its discontinuation. TVT, despite its own risks, is more effective, reversible and manageable in the event of complications. Clinical focus should now shift to improving surgeon training, patient selection and postoperative care to optimise outcomes and minimise harm.
Level of evidence |
3
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Depuis la première alerte de la FDA sur les implants de renfort pelvien en 2008, le débat sur l’utilisation des bandelettes synthétiques en polypropylène pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) et du prolapsus de l’organe pelvien (POP) s’est intensifié. Pourtant, la transvaginal tape (TVT) et la bandelette transobturatrice (TOT) ont révolutionné la prise en charge de l’IUE. La littérature solide sur le sujet (RCT, Cochrane, méta-analyses…) confirme l’excellent rapport bénéfice/risque des bandelettes synthétiques, avec de faibles taux de complications et de révisions à long terme. Par rapport aux méthodes plus anciennes telles que la colposuspension de Burch, ces bandelettes offrent une efficacité similaire mais entraînent moins de complications. Si la TOT est associée à un risque plus faible de perforation de la vessie et à d’autres complications peropératoires, elle présente toutefois une incidence significativement plus élevée de douleurs chroniques à l’aine et au bassin. Ces douleurs apparaissent parfois de façon très différée avec d’éventuelles réactions inflammatoires, ce qui rend souvent difficile leur traitement, même après l’ablation complète de la bandelette. En outre, la TOT reste difficile à explanter complètement, ce qui contribue à la morbidité à long terme des patientes. Compte tenu des taux de réopération plus élevés, de la prévalence de la douleur chronique et de la complexité de la prise en charge associée à cette technique, nous plaidons en faveur de son abandon. Le TVT, malgré ses propres risques, est plus efficace, réversible et plus facile à gérer en cas de complications, sans le même risque de séquelles. L’accent doit maintenant être mis sur l’amélioration de la formation des chirurgiens, la sélection des patientes et le suivi à long terme afin d’optimiser les résultats et de minimiser les risques.
Niveau de preuve |
3
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Mesh, Urinary incontinence (stress), Complications, Transobturator, Guidelines
Vol 35 - N° 8
Article 102900- octobre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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