Hadronthérapie : quelle place et quelles perspectives en 2015 ? - 29/09/15
, V. Calugaru b, R. Ferrand c| pages | 7 |
| Iconographies | 0 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé |
Le monde de l’hadronthérapie, bien que restant quantitativement marginal, est en pleine expansion, notamment en nombre de centres de radiothérapie par protons et ions carbone. Les mélanomes de l’œil, les chordomes et les chondrosarcomes de la base du crâne sont et restent des indications historiques et classiques de la protonthérapie. Il est également admis que les tumeurs pédiatriques sont aussi des indications de la protonthérapie, tant les études dosimétriques mettent en avant leur supériorité, soulevant le caractère non éthique d’études comparatives avec les photons. Les tumeurs des glandes salivaires, celles des sinus de la face, les mélanomes muqueux, les sarcomes des tissus mous sont des indications retenues pour les ions carbone à partir des données radiobiologiques. En revanche, pour les autres tumeurs de l’adulte, les données cliniques restent encore à consolider. Le développement des traitements a été accompagné de celui de la physique, la technologie et la radiobiologie, qui permet d’ouvrir aujourd’hui de nouvelles perspectives et de nouveaux questionnements pour les essais cliniques. Depuis 2013, une centaine d’études prospectives ont été débutées, dont une quinzaine randomisées, pour des maladies très diverses, et désormais très fréquentes, telles que les cancers de la prostate, du sein, du poumon. La question du coût, qui reste un frein prépondérant, pourrait peu à peu perdre de son importance, de par le plus grand nombre d’installations, la diminution des prix, le tri des indications, le développement de l’hypofractionnement, mais aussi, avec le suivi à long terme des patients qui permettrait la mesure réelle et non plus seulement potentielle, de la diminution des effets secondaires et de ses conséquences en termes de qualité de vie.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Hadron therapy (including protons and ions) is still expanding worldwide, although still limited by the cost and thus the number of available facilities. If the historical indications remain eye melanomas, skull base tumours and paediatric tumours for protontherapy; and salivary glands, paranasal sinus and nasal cavity tumours, and soft tissue sarcomas for carbon ions, no conclusion can be drawn about the role of these modalities for other tumours, such as prostate, lung cancers. Since 2013, more than 100 clinical trials are on-going, including comparisons between advanced photons modalities, protontherapy and carbon ions therapy. An important technological and scientific (physics, radiobiology) effort has been made in parallel in order to reduce the cost of the facilities and to fully take advantages of the beam properties: standardization of beam scanning, image guided treatment, robust and 4D planning. Furthermore, the increasing number of facilities, the development of hypofractionation and the selection of indications will contribute to find the true place of particle therapy, despite the “screening effect” of the cost. The long term effects assessment on large patient cohorts will allow or not to correlate adverse effects and dosimetric data, always evoked.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Hadronthérapie, Protonthérapie, Ions carbone, Résultats cliniques radiobiologie, Controverses physiques, Controverses radiobiologiques
Keywords : Hadron therapy, Proton therapy, Carbon ion radiotherapy, Clinical results, Particle therapy, Radiobiology
Plan
Vol 19 - N° 6-7
P. 519-525 - octobre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?
