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L'évolution psychiatrique
Volume 80, n° 4
pages 713-726 (octobre 2015)
Doi : 10.1016/j.evopsy.2014.02.008
Received : 6 December 2012 ; 
Lacan lecteur de Descartes (I) : sur deux usages de la métaphore
Lacan as a reader of Descartes (I): Concerning two uses of the metaphor
 

Frédéric Pellion a, b, c, d, e,  : Docteur en médecine et en sciences humaines cliniques, psychiatre, praticien hospitalier, psychanalyste, directeur de recherches à l’université Paris Diderot, enseignant à l’université Paris Descartes, et au Collège clinique de Paris, membre de l’École de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien
a Centre hospitalier Sainte-Anne, 17, rue Broussais, 75674 Paris, France 
b Institut national de jeunes sourds, 254, rue Saint-Jacques, 75005 Paris, France 
c Établissement public de santé Érasme, 143, avenue Armand-Guillebaud, 92161 Antony cedex, France 
d 25, rue Tournefort, 75005 Paris, France 
e Centre de recherches psychanalyse, médecine et société, 8, rue Albert-Einstein, 75205 Paris cedex 13, France 

Auteur correspondant. Centre hospitalier Sainte-Anne, 17, rue Broussais, 75674 Paris, France.
Résumé
Introduction

Dans les suites de son hypothèse de l’« inconscient structuré comme un langage », Jacques Lacan s’est assidûment employé à concevoir la métaphore de manière proprement psychanalytique. Toutefois, le résultat n’est pas univoque, et les différentes versions proposées par Lacan de « sa » métaphore ne s’ajustent pas sans laisser entre elles l’espace de certaines ambiguïtés.

Objectifs

Partant du constat que la perspective du cogito cartésien n’est jamais très éloignée des considérations de Lacan sur la métaphore, nous développerons ici l’hypothèse que, d’une part, (1) les interprétations par Lacan de la structure métaphorique du cogito , et, de l’autre, son insistance sur, à la fois, (2.1.) la référence cartésienne comme cruciale pour la psychanalyse, et (2.2.) la métaphore comme figure centrale de la rhétorique inconsciente, peuvent s’éclairer les unes les autres.

Méthode

Nous étaierons cette hypothèse au moyen, entre autres, de la lecture précise de quelques-unes des étapes de la construction par Lacan de sa théorie de la métaphore, et d’un passage crucial des Méditations .

Résultats

Cela nous permettra de préciser comment les enjeux de la métaphore se croisent, mais aussi se distinguent, pour Descartes et pour Lacan, et d’en déduire un éclairage sur quelques-uns des motifs de l’insistance, chez Lacan, de la référence à Descartes en général, et à son cogito en particulier.

Discussion

L’horizon du texte demeure en effet celui des rapports à la fois contradictoires et complémentaires du sujet de l’inconscient au « sujet de la science » trouvant dans le cogito cartésien, selon Lacan, son point d’origine.

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Abstract
Introduction

In the follow-up of his hypothesis of “the subconscious structured as a language”, Jacques Lacan unremittingly devoted himself to conceiving the metaphor in a specifically psychanalytical manner. However, the result is not univocal, and the varying versions proposed by Lacan of “his” metaphor do not adjust themselves without leaving room between them for certain ambiguities.

Objectives

Based on the acknowledgement that the perspective of the Cartesian cogito is never far from Lacan's considerations on the metaphor, we will develop herein the hypothesis whereby on the one hand (1) the interpretations by Lacan of the metaphorical structure of cogito , and on the other, his insistence that both (2.1.) the Cartesian reference as crucial for psychoanalysis and (2.2) the metaphor as a central figure of the subconscious rhetoric, can enlighten each other.

Method

We will develop this hypothesis using, among others, the precise reading of a few of the stages in the construction by Lacan of his theory of the metaphor, and of an essential passage from “Méditations ”.

Results

This will allow us to specify how the stakes of the metaphor overlap, but also distinguish themselves, for Descartes and for Lacan, and result in a clarification of some of the reasons of Lacan's insistence and the reference to Descartes in general, and to his cogito in particular.

Discussion

The horizon of the text indeed remains that of reports, at the same time contradictory and complementary, on the subject of the subconscious regarding “the subject of science” revealing in the Cartesian cogito , according to Lacan, its point of origin.

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Mots clés : Psychanalyse, Causalité, Cogito , Détermination, Métaphore, Science, Sujet

Keywords : Psychoanalysis, Causality, Cogito , Determination, Metaphor, Science, Subject



 Toute référence à cet article doit porter mention : Pellion F. Lacan lecteur de Descartes (I) : sur deux usages de la métaphore. Evol psychiatr XXXX; vol. (no) : pages (pour la version électronique) ou adresse URL [date de consultation] (pour la version électronique).

1  Ce texte développe quelques idées avancées lors du séminaire de recherche tenu au Centre hospitalier Sainte-Anne sous le titre « Le fait clinique et la psychanalyse » durant les années 2010–2012 (Collège de clinique psychanalytique de Paris, Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société de l’université Paris Diderot).
2  Par l’image de cette coexistence un peu fantastique, voire de cet enroulement d’un discours sur l’autre, il semble que Lacan cherche aussi à rendre compte de cette ambiguïté qui fit de Descartes un savant estimé par son temps, mais très vite oublié, — ambiguïté que traduit aussi bien son échec scientifique que son succès philosophique.
3  « J’ai pris pour fil conducteur […] un certain moment du sujet que je tiens pour être un corrélat essentiel de la science : un moment historiquement défini [,] dont peut-être nous avons à savoir s’il est strictement répétable dans l’expérience, celui que Descartes inaugure et qui s’appelle le cogito . […] Le sujet sur quoi nous opérons en psychanalyse ne peut être que le sujet de la science » ([4], pp. 856–8).
4  On fait référence ici au « serment » épistémique qui lia, à partir 1842, Brücke, premier maître de Freud, Du Bois-Reymond et Helmholz.
5  Lacan J. Le séminaire, Livre XIV, La logique du fantasme (1966–1967). Leçon inédite du 11 janvier 1967. D’une certaine manière, le développement de cette leçon n’est rien d’autre qu’une explicitation de l’assertion de 1964 selon laquelle, quelle que soit la « dysymétrie » entre elles, « la démarche de Freud est cartésienne » ([5], p. 36).
6  Par cette expression, j’entends l’idée d’un sujet dont le centre de gravité se confondrait, peu ou prou, avec les contours d’un individu , eux-mêmes dessinés en superposition à ceux d’un corps propre . Cette idée n’est pas tout à fait, j’y reviendrai, l’idée structuraliste.
7  Car l’hypothèse d’un dieu trompeur est-elle envisageable autrement que, justement, comme masque, clause de style et/ou métaphore, quand on saisit bien — et ce sera l’essentiel du propos — ce que Descartes a dû mettre de lui pour construire le cogito qui la réfutera ?
8  Dans la tradition cartésienne française, il semble en effet qu’il faille attendre une époque toute récente, et, en particulier, le travail essentiel de Denis Kambouchner [11], pour reconsidérer la place du Traité des passions . Ce dernier montre de manière tout à fait convaincante que, si certains thèmes du Traité étaient depuis longtemps objet de réflexion pour Descartes, et que si l’urgence de les développer était devenue évidente à partir de la Sixième méditation , ce n’est vraisemblablement pas par distraction qu’il n’a pas développé le thème plus tôt, mais bien plutôt à cause des difficultés de fait que les passions dressent devant le projet cartésien.
9  Il suffit de se reporter aux deux pages introductives du volume des Écrits , qui proposent pour l’essentiel un itinéraire serré entre cette question et la réponse qu’y suggère l’objet a [12].
10  Je hasarderai l’hypothèse suivante, qui sera indirectement développée dans la suite de ce texte : Descartes est pour Lacan supposé savoir… écrire.
11  À moins que, justement, son « s’avancer masqué sur la scène du monde » [13] n’annonce lui aussi un programme stylistique  ?
12  Ibid.
13  Le présent texte porte essentiellement sur le premier de ces deux points. Je renvoie par anticipation, pour le second, à une autre face, à paraître, de ce travail sur la lecture de Descartes par Lacan (Lacan lecteur de Descartes (II) : sur la « causalité psychique »).
14  « Continuité » ou « connexion », dans l’ordre du signifiant, bien sûr, sauf à considérer que les mots « voile » et « navire », par exemple — c’est l’exemple de métonymie pris par Lacan dans « L’instance de la lettre… » ([18], pp. 505–6) —, seraient tous deux apparentés avec le bâti phonologique du mot « bateau »… Où l’on voit que le « naturel », à l’époque, pour Lacan, est déjà celui de la langue, celui qui est formalisé dans l’Autre, et celui-là seul…
15  L’idée sous-jacente à cette écriture est celle d’une fonction métaphorique ; mais on ne sait pas bien, à ce stade — et c’est sans doute pourquoi Lacan a abandonné par la suite cette écriture —, s’il faut attribuer cette fonction au langage ou au sujet. On peut toutefois prendre un aperçu de cette fonction dans un texte de 1959, où Lacan propose d’identifier le signifiant « supplanté » par la substitution métaphorique au signifiant du besoin, le signifiant « implanté » dans la chaîne par cette substitution à celui de la demande, et la chaîne latente qui prolonge(rait) le signifiant « supplanté » vers les ramifications du désir, lequel est donc essentiellement refoulé ([21], pp. 708–9).
16  Ce qui n’est évidemment pas tout à fait exact. Ainsi, « trente voiles » pour « trente navires » insiste sur l’homogénéité toute militaire, ou à la rigueur commerciale, de l’ensemble de bâtiments considérés ([18], p. 505)…
17  Ce franchissement est matérialisé sur le schéma par le fait que le signifiant S se trouve écrit à la fois au-dessus et en dessous de la barre.
18  On reviendra tout à l’heure sur cette connotation maritime…
19  Même si la place manque ici pour le justifier, je ne méconnais évidemment pas la difficulté induites par l’emploi apparemment inhabituel de ce terme à cette place ; je ne peux que renvoyer, sur ce point, au texte annoncé dans la no 15.
20  Dans l’écriture lacanienne des discours, ultérieure, la vérité est le signifié de l’agent (ou plus tard du semblant) ; et donc, dans le premier discours formalisé par Lacan, celui du maître, elle est le signifié du « signifiant-maître » S1. Du fait, entre autres, de cette relation particulière à la vérité, ce dernier, comme le Nom-du-Père, et à certains égards comme le phallus symbolique , est en position d’exception à l’endroit de la chaîne signifiante.
21  On sait que c’est très exactement le sens que Descartes lui-même donne au premier de ses trois célèbres rêves [27], cité dans [28]. Mais ce renoncement est également à rapprocher de la Versagung dans l’« ordre » de laquelle, selon Lacan, « opère » l’analyste ([29], p. 378).
22  Qu’il ait cru devoir attendre ainsi indique peut-être que Lacan ne se satisfait déjà plus de la définition structuraliste du sujet (cf . infra , et no 27).
23  Lacan J. Le séminaire, Livre XII, Problèmes cruciaux pour la psychanalyse (1964–1965). Leçon inédite du 2 décembre 1964.
24  Ainsi, par exemple, selon Heidegger, les lois de Newton ne peuvent être considérées comme vraies qu’à compter du jour où celui-ci les a énoncées ([32], pp. 263–78).
25  Ces deux signifiants ne sont donc plus susceptibles de la simplification à laquelle l’écriture pseudo-fractionnaire héritée de Saussure peut laisser croire qu’elle se prêterait.
26  Tregnier C. Métaphore du sujet, mathème et Nom-du-Père. À paraître .
27  Cette écriture, et on en verra à l’instant un exemple, montre mieux que les précédentes que l’élément refoulé s” ne vaut pas uniquement comme « sens figuré » de S, mais comme amorce d’une signification résolument inédite — et dont le déploiement, d’ailleurs, ne se fera pas sans un zeste de… métonymie ([18], p. 515).
28  Lacan J. Le séminaire, Livre VI, Le désir et son interprétation (1958–1959). Leçon inédite du 12 novembre 1958.
29  Il y a là la préfiguration du reproche à la linguistique « scientifique » que Lacan formulera clairement, dans les années 1970, en disant que celle-ci se fonde d’un rejet de cette barre et de sa fonction.
30  On rappelle que l’objet a s’écrira pour la première fois en tant que tel dans la « Remarque », rédigée au plus tard en avril 1960 ([33], pp. 674–82).
31  Je cite ici, à partir de la même source, la partie du texte qui nous concerne le plus : « Phil. As a balance, therefore, to this weight of prejudice, let us throw into the scale the great advantages that arise from the belief of Immaterialism , both in regard to religion and human learning. […] — Then, with relation to human sciences. In Natural Philosophy , what intricacies, what obscurities, what contradictions hath the belief of Matter led men into! To say nothing of the numberless disputes about its extent, continuity, homogeneity, gravity, divisibility, etc. — do they not pretend to explain all things by bodies operating on bodies, according to the laws of motion? And yet, are they able to comprehend how one body should move another? Nay, admitting there was no difficulty in reconciling the notion of an inert being with a cause, or in conceiving how an accident might pass from one body to another; yet, by all their strained thoughts and extravagant suppositions, have they been able to reach the mechanical production of any one animal or vegetable body? Can they account, by the laws of motion, for sounds, tastes, smells, or colours; or for the regular course of things? Have they accounted, by physical principles, for the aptitude and contrivance even of the most inconsiderable parts of the universe? […] — Then in Metaphysics : what difficulties concerning entity in abstract, substantial forms, hylarchic principles, plastic natures, substance and accident, principle of individuation, possibility of Matter's thinking, origin of ideas, the manner how two independent substances so widely different as Spirit and Matter , should mutually operate on each other? What difficulties, I say, and endless disquisitions, concerning these and innumerable other the like points, do we escape, by supposing only Spirits and ideas? — Even the Mathematics themselves, if we take away the absolute existence of extended things, become much more clear and easy; the most shocking paradoxes and intricate speculations in those sciences depending on the infinite divisibility of finite extension; which depends on that supposition — But what need is there to insist on the particular sciences? Is not that opposition to all science whatsoever, that frenzy of the ancient and modern Sceptics, built on the same foundation? Or can you produce so much as one argument against the reality of corporeal things, or in behalf of that avowed utter ignorance of their natures, which doth not suppose their reality to consist in an external absolute existence? Upon this supposition, indeed, the objections from the change of colours in a pigeon's neck, or the appearance of the broken oar in the water, must be allowed to have weight. But these and the like objections vanish, if we do not maintain the being of absolute external originals, but place the reality of things in ideas, fleeting indeed, and changeable […]. — Hyl . I agree to all you have now said, and must own that nothing can incline me to embrace your opinion more than the advantages I see it is attended with. I am by nature lazy; and this would be a mighty abridgment in knowledge. What doubts, what hypotheses, what labyrinths of amusement, what fields of disputation, what an ocean of false learning , may be avoided by that single notion of Immaterialism!  »
32  Or ceci est précisément la position physicaliste contemporaine, dont le Traité de l’argumentation se veut explicitement un contre-programme ([16], pp. 1–13).
33  C’est évidemment à dessein que j’insiste ici, par la répétition, sur l’impossible identité à soi-même de ce « on ». Le dialogue se termine d’ailleurs sur le constat de ses deux acteurs de l’impossibilité de s’accorder.
34  Trégnier C. Op. cit.
35  Les auteurs du Traité ont d’ailleurs eux-mêmes l’intuition que le trope qui la déploie habituellement n’est peut-être pas l’unité où se détermine véritablement l’effet métaphorique, puisqu’ils admettent comme métaphores des mots-valises tels que « bateau-mouche » ou « bankster » ([16], p. 539).
36  Pour mémoire, voici une partie du texte de ce second rêve, tel qu’il nous est parvenu : « Il lui vint aussitôt un nouveau songe dans lequel il crût entendre un bruit aigu & éclatant qu’il prit pour un coup de tonnére. La frayeur qu’il en eut le réveilla sur l’heure même : & ayant ouvert les yeux, il apperçût beaucoup d’étincelles de feu réponduës par la chambre. La chose lui étoit déjà souvent arrivée en d’autres têms […]. Mais en cette dernière occasion il voulut recourir à des raisons prises à la Philosophie : & il en tira des conclusions favorables pour son esprit […]. Ainsi sa frayeur se dissipa, & il se rendormit dans un assez grand calme » ([28], pp. 237–8].
37  Le lecteur qui en douterait encore peut aussi se référer aux deux preuves de l’existence de Dieu développées par la troisième Méditation  ; la réitération de l’argument des perfections par celui de la « création continuée » ou du « concours continu » ([14], pp. 296–9) est difficilement explicable autrement que par l’intuition cartésienne d’une certaine précarité ontologique de la substance pensante, où se trahit, quoiqu’elle en ait, ce qu’elle doit au corps périssable qui s’y engage.
38  À cet égard, Perelman ne va-t-il pas trop vite quand il décrit le programme du Traité de l’argumentation comme celui d’une « rupture » avec une « tradition cartésienne » qui serait celle d’une « limitation imposée [par cette tradition] à l’idée de raison » ([16], pp. 1–4) ? Ne tombe-t-il pas à son tour dans l’erreur, déjà dénoncée par Lacan en son temps [2], de prendre cette « tradition cartésienne » pour Descartes lui-même, et de substituer, ce faisant, son usage métonymique à la métaphore inaugurale ?
39  Dans l’Entretien avec Burman , on lit par exemple ceci, qui suggère révolu le temps des Méditations  : « Il ne faut pas tellement s’appesantir sur les méditations […]. Il suffit d’en avoir pris connaissance une fois de manière générale et de se rappeler la conclusion […]. L’auteur s’est assez attaché aux choses métaphysiques dans ses Méditations contre les Sceptiques, etc ., et il a établi leur certitude de telle manière que les autres n’aient pas à s’y essayer de l’entreprendre, ou à se tourmenter longtemps l’esprit en méditant sur ces matières ([39], p. 1381). »


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