Pathologie infectieuse - Les kystes hydatiques vertébromédullaires - 02/03/08
Introduction. La maladie hydatique reste encore endémique au Maghreb, l’atteinte vertébromédullaire se voit dans 1 % des cas. Le traitement actuel ne parvient pas à contrôler cette parasitose osseuse.
Objectifs. Analyse des manifestations radiocliniques et pronostiques du kyste hydatique vertébromédullaire.
Méthodes. Étude rétrospective de 1999 à 2005 de cinq cas opérés de kystes hydatiques vertébromédullaires ayant bénéficié systématiquement d’une TDM rachidienne, d’une IRM médullaire, d’une radiographie thoracique et d’une échographie abdominale.
Résultats. Cinq patients de sexe masculin, âgés de 23 à 45 ans, présentaient des rachialgies aggravées d’une compression médullaire lente avec des troubles sphinctériens. Les lésions intéressaient la charnière crânio-rachidienne chez un cas et la colonne thoracolombaire chez les 4 autres. Les localisations extrarachidiennes étaient pleurale, hépatique, pharyngée et sous-cutanée. À court terme, l’évolution postopératoire était favorable chez 4 malades. Nous déplorons un décès. Deux patients ont récidivé secondairement.
Discussion. L’hydatidose vertébromédullaire représente la forme la plus grave de l’échinococose osseuse. Le diagnostic se base sur les données du scanner combinées à l’IRM. Le traitement est surtout chirurgical, à visée carcinologique, associé au traitement médical. Ce dernier ne parvient pas actuellement à contrôler cette parasitose osseuse qui est assimilée à un « cancer blanc » vu son caractère multirécidivant.
Conclusion. En zone d’endémie, l’hydatidose du rachis doit être évoquée devant toute compression radiculomédullaire lente. La neuroimagerie moderne présente un rôle diagnostique et de surveillance de cette parasitose localement maligne.
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Vol 163 - N° SUP4
P. 192 - avril 2007 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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