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Journal Français d'Ophtalmologie
Vol 23, N° 8  - octobre 2000
p. 835
Doi : JFO-10-2000-23-8-0181-5512-101019-ART15
Dossier thématique : DMLA - Revues générales

Rôle du stress oxydant dans la dégénérescence maculaire liée à l'âge
 
FORMATION MÉDICALE CONTINUE

REVUES GÉNÉRALES

Journal Français d'Ophtalmologie2000; 23: 835-840
© Masson, Paris, 2000

C. Bonne (1), A. Muller (1)

(1)Université Montpellier I, Physiologie cellulaire, UMR-CNRS 5074, Montpellier.

  • Oxidative stress and age-related macular degeneration

  • Introduction
  • Epidemiology
    • Blood markers
    • Nutrition
    • Smoking
    • Light exposure
  • Potential causes of oxidative stress
    • Aging
    • Phagocytosis
    • Photochemical reactions
    • Ischemia
  • Conclusion

Key words : oxidative stress. , free radicals. , ARMD. , macular pigment. , lutein.

  • Introduction
  • Epidémiologie
    • Marqueurs sanguins
    • Nutrition
    • Tabagisme
    • Exposition à la lumière
  • Causes potentielles de stress oxydant
    • Vieillissement
    • Phagocytose
    • Réactions photochimiques
    • Ischémie
  • Conclusion

Mots clés : stress oxydant. , radicaux libres. , DMLA. , pigment maculaire. , lutéine.


INTRODUCTION

L'étiopathogénie de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) n'est pas encore clairement élucidée. Cette affection résulte d'un ensemble de facteurs parmi lesquels le stress oxydant pourrait occuper une place importante. Il pourrait par surcroît y jouer un double rôle, d'abord dans la dégénérescence de l'épithélium pigmentaire et des photorécepteurs mais également dans la prolifération des néovaisseaux.

Des arguments épidémiologiques font suspecter la participation d'un stress oxydant à l'étiopathogénie de la DMLA sans toutefois démontrer une relation causale entre les paramètres mesurés et la maladie. D'autres arguments plus mécanistiques et d'ordre expérimental suggèrent cette relation causale. L'objet de cette revue est de faire le point sur la théorie oxydative de la DMLA, depuis longtemps évoquée [1], à la lumière des travaux de la décennie passée.

ÉPIDÉMIOLOGIE

Les études épidémiologiques qui se rattachent à cette théorie se sont intéressées aux marqueurs sanguins du statut antioxydant et aux conditions de vie connues pour induire un stress oxydant telles que le tabagisme et l'exposition à la lumière.

Marqueurs sanguins

Les résultats de l'« Eye Disease Case-Control Study Group » [2] suggèrent qu'un taux sanguin élevé en antioxydants (Vitamines E, C, sélénium et caroténoïdes) est associé à un risque moindre de développer une DMLA néovasculaire. De même la « Baltimore Longitudinal Study on Aging » [3] a montré que les sujets ayant un taux plasmatique élevé en alpha-tocophérol semblaient protégés de la DMLA ainsi que ceux qui présentaient un fort index antioxydant, calculé d'après les concentrations plasmatiques en vitamines E, C et béta-carotène.

L'étude « POLA » publiée récemment [4] concernant le statut antioxydant des patients atteints de DMLA met en évidence une très forte association entre un niveau élevé de la glutathion peroxydase plasmatique (plGPx) et une augmentation de la prévalence des formes tardives de DMLA. Ces résultats analytiques apparemment paradoxaux s'interprètent aisément par le fait que l'augmentation de la plGPx peut être réactionnelle à un stress oxydant dont elle représenterait le marqueur. Ce type de réaction homéostasique a été décrit dans plusieurs situations de stress oxydant.

D'autres études plus ponctuelles dans lesquelles les enzymes antioxydantes étaient mesurées dans les hématies, n'avaient pas mené à des résultats aussi significatifs [5], [6].

Nutrition

Comme le suggèrent les études précédentes, l'alimentation est susceptible de jouer un rôle dans le développement de la DMLA. Les essais qui ont tenté d'étudier l'impact des apports alimentaires en antioxydants comme la « Physicians'Health Study » [7] et la « Beaver Dam Eye Study » [8] sont peu nombreux et ne font pas ressortir un avantage significatif pour l'administration de vitamines antioxydantes E et C. Toutefois les travaux du « Eye disease Case-Control Study Group » [9] ont montré qu'un plus important apport alimentaire en caroténoïdes était associé à un moindre risque de DMLA, particulièrement s'il s'agissait des caroténoïdes constituant le pigment maculaire physiologique, la lutéine et la zéaxanthine.

Tabagisme

Après l'âge, le tabagisme représente certainement le facteur de risque le plus patent de la DMLA. De nombreuses études anciennes et récentes montrent en effet que les fumeurs présentent une prévalence accrue de la maladie, particulièrement de ses formes tardives [10] [11] [12]. Ces données peuvent être considérées sous l'angle du stress oxydant, sachant que le tabagisme s'accompagne d'une baisse du statut antioxydant plasmatique [13] et d'une chute hautement significative du pigment maculaire [14].

Exposition à la lumière

Alors que l'exposition au rayonnement solaire est reconnue comme un facteur de risque de la cataracte sénile, elle n'est pas considérée unanimement comme tel pour la DMLA. En effet, plusieurs études n'ont pas pu établir de façon claire une association entre cette exposition et la maladie. La « Chesapeake Bay Watermen Study » n'a pas montré d'association entre l'exposition au rayonnement UV et un quelconque stade de DMLA [15]. Cependant elle a pu démontrer que l'exposition au spectre visible et particulièrement au bleu pendant de longues années pouvait être reliée au développement des formes tardives de DMLA [16]. La « Beaver Dam Eye Study » a montré une faible association entre l'exposition solaire estivale et la prévalence de DMLA chez l'homme mais aucune relation chez la femme [17]. De même l'« Eye Disease Case-Control Study Group » [18] n'a pas trouvé d'association entre ce paramètre et la DMLA néovasculaire.

Ces résultats sont ambigus mais n'éliminent pas le rôle de l'exposition à la lumière dans l'étiopathogénie de la DMLA. Notamment l'action protectrice du cristallin sénescent vis-à-vis de la dégénérescence maculaire avait été mise en relief par les résultats de la « Framingham Eye Study » [19]. Ceci milite en faveur de l'effet néfaste des radiations de faibles longueurs d'onde du spectre visible et pourrait expliquer la difficulté à les mettre indubitablement en cause par des études épidémiologiques.

CAUSES POTENTIELLES DE STRESS OXYDANT

Les causes potentielles d'un stress oxydant sont diverses, certaines sont liées à la production excessive d'espèce réactives de l'oxygène comme l'oxygène singulet, les radicaux superoxyde et hydroxyl ou le peroxyde d'hydrogène figure 1, d'autres à une diminution des défenses antiradicalaires , figure 2. L'excès tissulaire des espèces oxygénées réactives crée un stress oxydant qui se manifeste par des altérations structurales et fonctionnelles dues à l'attaque radicalaire des lipides, des protéines et des acides nucléiques. D'autre part le stress oxydant est capable de réguler l'expression de gènes impliqués notamment dans la croissance cellulaire et dans l'apoptose. Plusieurs circonstances rencontrées dans la DLMA sont susceptibles d'être à l'origine d'un stress oxydant qui pourrait prendre part à l'étiopathogénie de la maladie.

Vieillissement

Le principal facteur de risque de la maladie qu'est le vieillissement évoque immédiatement un processus pathologique d'oxydation. En effet de très nombreuses études soutiennent la théorie radicalaire du vieillissement et des pathologies séniles [20]. Notamment, l'une des plus anciennes observations réalisées concernant le vieillissement cellulaire en général est l'accumulation d'un pigment fluorescent, la lipofuscine, constitué de produits d'oxydation de lipides liés à des résidus aminés protéiques [21]. Une telle accumulation de granules de lipofuscine dans l'épithélium pigmentaire de la rétine est aussi un phénomène lié au vieillissement et le signe d'un intense métabolisme oxydatif. Par ailleurs, on a pu montrer dans différents modèles animaux que les défenses antioxydantes des tissus sénescents étaient diminuées [22], favorisant l'altération des cellules qui sont le siège de réaction d'oxydation. En ce qui concerne la DMLA, on dispose de peu de données spécifiques incriminant le vieillissement si ce n'est une diminution liée à l'âge de la catalase dans l'épithélium pigmentaire maculaire et périphérique [23], [24]. Cette enzyme de dégradation du peroxyde d'hydrogène, quantitativement très importante dans ce tissu, joue certainement un rôle majeur dans la sa protection antioxydante.

Phagocytose

La phagocytose des segments externes des photorécepteurs par l'épithélium pigmentaire s'accompagne d'une production continue de radicaux libres oxygénés qui soumettent ce tissu à un stress oxydant potentiel. Miceli et al. [25] ont montré que l'épithélium pigmentaire possédait une NADPH oxydase localisée dans les phagosomes qui est activée par la phagocytose et est responsable de la production de peroxyde d'hydrogène intracellulaire. L'équipement de l'épithélium en systèmes de défense antioxydante lui permet normalement d'éviter les lésions oxydatives et la mort cellulaire mais des études récentes rapportent que les défenses cellulaires antioxydantes (catalase, glutathion peroxydase, métallothionéine) sont diminuées dans la rétine de singes atteints de DMLA précoce [26] ce qui pourrait rendre compte de l'atteinte de l'épithélium.

La lipofuscine qui s'accumule avec l'âge dans les lysosomes de l'épithélium pigmentaire, dérive du matériel phagocyté et est le témoin d'une peroxydation lipidique permanente. Son accumulation a des conséquences fonctionnelles majeures. Elle est responsable d'une diminution de la capacité phagocytaire de l'épithélium [27] et de l'inhibition des enzymes protéolytiques des lysosomes [28].

Réactions photochimiques

Non seulement la lipofuscine est toxique par elle-même mais elle contribue au stress oxydant, en tant que chromophore [29], [30]. Elle sensibilise les cellules épithéliales à la lumière bleue, provoque la production d'oxygène singulet et de radicaux libres induisant des réactions photooxydatives qui endommagent ces cellules et causent leur mort par apoptose [31], [32].

S'il est clair que l'exposition excessive des animaux de laboratoire à la lumière provoque la dégénérescence de leurs photorécepteurs et que l'administration de produits antioxydants s'avère protectrice [33], [34], il n'est pas démontré que ces phénomènes aigus aient un quelconque rapport avec la DMLA dont l'évolution est lente et les caractéristiques histopathologiques différentes. En revanche d'autres données suggèrent que la lumière et les réactions d'oxydation qu'elle induit jouent un rôle dans l'étiopathogénie de la maladie. C'est en particulier ce qu'évoquent la distribution et les propriétés physico-chimiques du pigment maculaire.

Le pigment jaune de la macula lutea a été identifié comme un mélange d'hydroxy- caroténoïdes dépourvus d'activité vitaminique A, la lutéine et la zéaxanthine [35], [36]. Ces caroténoïdes sont accompagnés dans la macula par leurs divers produits d'oxydation [37], car la lutéine et la zéaxanthine peuvent agir en tant que protecteurs maculaires antioxydants. De plus, leur spectre d'absorption et leur distribution rétinienne majoritairement interne [38] en font un remarquable filtre physiologique pour la lumière bleue potentiellement phototoxique pour les cellules de la rétine externe affectées dans la DMLA. Ces caroténoïdes, exclusivement apportés par l'alimentation, se concentrent dans la macula de façon rémanente [39], [40]. Une importante étude déjà citée [9] a montré une relation hautement significative entre l'apport alimentaire de ces deux caroténoïdes et une diminution du risque de DMLA.

De même, le rôle protecteur du pigment maculaire est fortement suggéré par une série d'études montrant un parallélisme entre une faible densité de pigment maculaire et des facteurs de risque de la DMLA tels que le tabagisme, le sexe féminin et la couleur bleue de l'iris [14], [41] [42] [43].

Enfin, une théorie originale de l'étiopathogénie de la DMLA a été proposée [44] selon laquelle la protoporphyrine IX (PPIX), précurseur de l'hémoglobine présent dans les hématies, jouerait le rôle de photosensibilisant dans la circulation choroïdienne et serait responsable de la génération photochimique de formes réactives de l'oxygène. La lumière bleue, correspondant au spectre d'absorption de la PPIX, pourrait endommager à bas bruit l'endothélium vasculaire, provoquant la sclérose de la choriocapillaire et secondairement les altérations de la membrane de Bruch et de l'épithélium pigmentaire. Dans un travail ultérieur [45], ces auteurs ont établi un modèle animal de maculopathie fondé sur ce mécanisme et décrit des modifications histologiques de la membrane de Bruch qui évoquent celles observées aux stades précoces de la DMLA. Le rôle primaire de l'insuffisance circulatoire choriocapillaire localisée a été envisagée depuis plus d'un demi-siècle sans apporter d'argument convaincant, toutefois, même si cette hypothèse étiologique « hématogène » n'est pas exclusive, il est séduisant de considérer les altérations de la choriocapillaire comme une conséquence directe d'un stress oxydant photochimique.

Ischémie

C'est en effet une notion classique de considérer la DMLA comme la conséquence d'une ischémie progressive due à la sclérose de la choriocapillaire [46], [47]. Le fait que des foyers d'atrophie épithéliale correspondent aux unités de la choriocapillaire rend plausible le fait que des altérations choroïdiennes soient à l'origine du processus dégénératif, même s'il est plus généralement considéré aujourd'hui que l'atrophie de la choriocapillaire est secondaire à la dégénérescence de l'épithélium pigmentaire. Dans le contexte de cette conception classique, l'ischémie serait un facteur déterminant dans l'étiopathogénie de la DMLA. De nombreuses études récentes démontrent que l'ischémie aiguë rétinienne est génératrice de radicaux libres oxygénés [48] ayant pour conséquence un déficit en antioxydants endogènes [49] et des altérations oxydatives de la rétine [50].

L'ischémie peut aussi être considérée non pas comme un facteur primaire de la dégénérescence maculaire mais comme un élément secondaire responsable de son évolution. Il est en effet démontré que l'hypoxie stimule la libération du facteur de croissance vasculaire, VEGF [51] et que ce facteur est impliqué dans les processus de néovascularisation post-ischémiques. Des études récentes démontrent en outre que des formes réactives de l'oxygène comme le peroxyde d'hydrogène et l'anion superoxyde sont capables de stimuler la libération du VEGF dans différents tissus [52], [53] dont l'épithélium pigmentaire [54]. Ainsi le stress oxydant pourrait être en partie responsable de la néovascularisation de la choriocapillaire [55] qu'il soit dû à l'ischémie, à une réaction inflammatoire ou à une génération radicalaire de toute autre origine.

CONCLUSION

Un large faisceau d'indices sinon de preuves formelles suggèrent que le stress oxydant participe à l'étiopathogénie de la DMLA dans ses différentes formes cliniques. Le statut antioxydant, mesuré par des marqueurs sanguins, parait lié au risque de développer la maladie. Au plan nutritionnel, l'apport de caroténoïdes composants du pigment maculaire apparaît comme protecteur. Le tabagisme et probablement l'exposition intempestive à la lumière solaire sont des facteurs de risque. En conclusion, la théorie oxydative s'est vu renforcée par les études réalisées dans la décennie 90 et sa prise en considération devrait susciter de nouvelles approches pour la prévention et le traitement médical de la maladie.


Figure 1.Production des radicaux libres et espèces oxygénées réactives.L'oxygène moléculaire (O2) peut acquérir de l'énergie par irradiation lumineuse (hn) devenant une espèce chimique très réactive bien que non radicalaire, l'oxygène singulet (1O2). Cette réaction a lieu dans les tissus biologiques en raison de la présence de molécules photosensibilisantes qui absorbent temporairement l'énergie et la transfèrent à l'oxygène. Cette voie est le principal mode de formation d'oxygène singulet dans les tissus oculaires. L'oxygène peut être réduit, par gain d'un électron, en radical anion superoxyde (O2. -) dans diverses réactions enzymatiques (OX) impliquant des oxydases ou des oxygénases. Ce sont par exemple la xanthine oxydase activée dans des tissus ischémiés, la NADPH-oxydase activée lors de la phagocytose ou bien les oxygénases de la cascade arachidonique donnant lieu à la formation des prostaglandines et des leucotriènes dans les réactions inflammatoires. Une autre molécule radicalaire est produite par réaction enzymatique, il s'agit du monoxyde d'azote ou oxyde nitrique (NO) formé par des NO-synthases (NOS) à partir de l'arginine. Ce radical relativement stable peut agir comme molécule informative en stimulant l'activité de la guanylate cyclase entrainant notamment une vasodilatation, mais il peut aussi réagir avec l'anion superoxyde pour former des entités chimiques toxiques, l'anion peroxynitrite (ONOO -) et le radical hydroxyl (OH.).


Figure 2.Destruction enzymatique des espèces oxygénées réactives.Le radical anion superoxyde (O2. -) peut être rapidement transformé en peroxyde d'hydrogène (H2O2) grâce aux superoxyde dismutases (SOD). Toutefois cette réaction ne correspond pas à elle seule à une détoxification car le peroxyde d'hydrogène est le précurseur du radical oxygéné le plus réactif, le radical hydroxyl (OH.). La réaction qui lui donne naissance est catalysée par les métaux de transition et particulièrement par les ions ferreux (Fe2 + ). Le radical hydroxyl n'est détruit par aucun système enzymatique et seuls des molécules antioxydantes peuvent l'inactiver. En revanche le peroxyde d'hydrogène est éliminé des milieux biologiques par la catalase (CAT) et la glutathion peroxydase (GPx) qui détruit également les peroxydes organiques (ROOH) formés dans la cascade des réactions radicalaires.

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