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Journal de radiologie
Volume 92, n° 9
pages 789-795 (septembre 2011)
Doi : 10.1016/j.jradio.2011.07.009
Nouvelles techniques d’ablation tumorale en cancérologie (micro-ondes, électroporation)
New techniques of tumor ablation (microwaves, electroporation)
 

T. de Baere
Institut Gustave-Roussy, 114, avenue Édouard-Vaillant, 94805 Villejuif, France 

Résumé

Depuis l’avènement de la radiofréquence pour le traitement des tumeurs hépatiques à la fin des années1990, les techniques de destruction locale ont étendu leur champ d’action vers d’autres organes que le foie, notamment le poumon, le rein et l’os. Par ailleurs, ces techniques se sont diversifiées, notamment pour essayer de pallier les limitations des traitements par radiofréquence qui sont une diminution nette du taux d’ablation complète lors du traitement des tumeurs de plus de 3cm et des tumeurs situées au contact de vaisseaux de plus de 3mm. On assiste au développement relativement rapide de l’ablation par micro-ondes, qui est une technique d’ablation thermique comme la radiofréquence, mais qui présente cependant de grandes différences avec le traitement par radiofréquence. Plus en amont dans la recherche clinique, apparaît l’électroporation qui est une technique d’ablation non thermique et donc présente des intérêts différents.

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Abstract

Since the introduction of radiofrequency tumor ablation of liver tumors in the late 1990s, local destructive therapies have been applied to lung, renal and bone lesions. In addition, new techniques have been introduced to compensate for the limitations of radiofrequency ablation, namely the reduced rate of complete ablation for tumors larger than 3cm and tumors near vessels larger than 3mm. Microwave ablation is currently evolving rapidly. While it is a technique based on thermal ablation similar to radiofrequency ablation, there are significant differences between both techniques. Electroporation, of interest because of the non-thermal nature of the ablation process, also is under evaluation.

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Mots clés : Tumeur, Micro-ondes, Radiofréquence, Électroporation

Keywords : Tumor, Microwave, Radiofrequency, Electroporation


Micro-ondes
Principe

Les micro-ondes sont une destruction thermique des tissus et à ce titre, ils sont régis par trois phénomènes différents qui sont :

la production thermique, qui est proportionnelle à l’énergie délivrée dans les tissus et l’interaction de cette énergie avec les tissus. Cette interaction diminue rapidement lorsqu’on s’éloigne de l’applicateur de micro-ondes ;
la conduction thermique qui est le moyen par lequel la chaleur obtenue, via l’énergie déposée, diffuse aux tissus de voisinage. Ces propriétés de conduction diffèrent grandement d’un tissu à l’autre ;
la convection thermique qui est la dissipation de chaleur lorsque celle-ci est transportée par un fluide qui traverse les tissus échauffés. Dans le foie, cette convection est essentiellement due à la vascularisation mais dans les poumons, il s’agit de la vascularisation et des structures bronchiolo-alvéolaires. Pour être plus précis, on peut distinguer les effets de la convection en fonction de la microcirculation ou de la macrocirculation. Pour la microcirculation, il existe le bien connu heat-sink effect reporté et identifié dans de nombreuses publications et responsable de la difficulté à détruire les tumeurs qui sont au contact de vaisseaux qui mesurent plus de 2 à 3mm. Quant à la macrocirculation, elle est responsable d’une convection et explique pourquoi le volume des ablations thermiques obtenus ex vivo (dans des tissus non vascularisés) est toujours supérieur à ce qui est obtenu in vivo (dans des tissus vascularisés).

Au total, ces trois phénomènes sus-cités sont responsables d’un équilibre thermique qui dépend de la distance à l’électrode, du type et de la quantité d’énergie délivrée, de la durée du traitement et du type du tissu ainsi que de sa vascularisation.

Les micro-ondes induisent une destruction thermique et n’ont aucune spécificité pour la tumeur. Le but est de porter les tissus à des températures supérieures à 60°C.

La fréquence des micro-ondes utilisées pour application médicale varie entre 915MHz et 2450MHz. Il s’agit donc de fréquences beaucoup plus élevées que la radiofréquence (RF) (400kHz), et la conséquence est une longueur d’onde plus courte, de l’ordre de 30cm, qui permet aux antennes de micro-ondes d’émettre dans l’organisme sans besoin de plaque de dispersion. La propriété physique des tissus qui régit la diffusion des micro-ondes s’appelle la permittivité. Elle a été décrite comme supérieure, donc plus favorable à la diffusion des micro-ondes dans les tissus tumoraux que dans les tissus normaux [1]. Les organes qui sembleraient les plus favorables à une destruction par micro-ondes sont ceux qui présentent une forte différence de permittivité entre les tumeurs et les tissus environnants. C’est le cas du sein avec la graisse qui entoure les tumeurs, et du poumon avec l’air qui entoure les tumeurs.

Lorsqu’on applique les micro-ondes, les dipôles électriques que constituent les molécules d’eau sur les tissus sont excités et ils cherchent en permanence à se réaligner sur le champ électrique qui varie très rapidement, ce qui induit un échauffement par friction. Les micro-ondes induisent des températures tissulaires de 160 à 180°C au contact de l’aiguille, ce qui est bien supérieur à ce qu’on obtient par radiofréquence, celle-ci étant limitée à la température d’ébullition des tissus, soit peu au-dessus de 100°C [2]. L’augmentation de la température est aussi plus rapide pour les micro-ondes que pour la RF, même utilisée de façon bipolaire [3]. La température à 5mm de l’antenne de micro-ondes est de 100°C à 5mm, alors qu’elle n’est que 70°C pour la radiofréquence [3]. Du fait de ce profil thermique plus favorable, une grande partie de l’énergie micro-ondes est obtenue par échauffement thermique et moins de place est laissée à la diffusion que lors de l’utilisation de la radiofréquence. En conséquence, in vivo, sur des modèles expérimentaux animaux, la convection thermique a moins d’effet sur des zones de destruction par micro-ondes que sur des zones de destruction par radiofréquence. Cependant, il persiste un effet de déperdition par convection puisqu’il existe un heat-sink effect modéré pour 30 % des vaisseaux de plus de 6mm, pour 12 % des vaisseaux compris entre 3 et 6mm et pour 10 % des vaisseaux inférieurs à 3mm dans une étude expérimentale animale sur poumon sain [4].

En raison d’un échauffement rapide de la totalité de la longueur de l’antenne, l’utilisation des micro-ondes est limitée à 60watts si on ne veut pas de brûlure sur le trajet de l’aiguille. Cela explique le refroidissement de l’antenne des systèmes actuels sur toute la longueur, sauf l’extrémité distale active de l’aiguille. De la même façon, pour éviter l’énergie rétrodiffusée, il existe un système anti-retour placé entre la partie distale active de l’aiguille et la partie proximale. Il a été démontré la supériorité des antennes refroidies puisque les antennes non refroidies ne peuvent pas délivrer plus de 60watts pendant plus de 10minutes, alors que les antennes refroidies peuvent délivrer 60watts pendant au moins 20minutes [3]. De plus, il semble que les zones d’ablation obtenues avec des antennes refroidies soient plus sphériques [5].

Toutes ces améliorations ont permis l’augmentation de volume de la zone de destruction qui peut être obtenue avec un seul impact de micro-ondes (Figure 1), pour atteindre un diamètre transverse de l’ordre de 3,5cm. La meilleure fréquence d’utilisation des micro-ondes médicales ; 915Mhz ou 2450Mhz n’est pas déterminée. Bien que les systèmes actuels soient capables de délivrer 100watts pendant plusieurs minutes, il existe très peu de résultats publiés avec de telles puissances (Tableau 1).



Figure 1


Figure 1. 

Tumeur hypervascularisée de la pointe du foie gauche, au contact de l’estomac visible sur l’IRM T1 dynamique après injection de produit de contraste (a) qui correspond à un carcinome hépatocellulaire programmé pour être détruit par micro-ondes chez un patient porteur d’un pacemaker. Le scanner obtenu sans injection de produit de contraste le jour du traitement montre une augmentation de taille de la tumeur qui mesure 32mm et sera traitée par micro-ondes sous guidage mixte échographie et scanner (b). Coupes du scanner montrant une aiguille de 22G introduite par voie transhépatique sous guidage scanner avec l’extrémité placée dans le péritoine retro-hépatique (c). Une antenne de micro-ondes a été mise en place sous guidage échographique dans la tumeur de la pointe du foie et du gaz carbonique a été injecté à travers l’aiguille 22G pour obtenir un carboxy-péritoine afin d’isoler l’estomac du foie comme on peut le voir sur cette coupe de scanner (d). Le scanner obtenu un mois après traitement par un impact de micro-ondes délivrant 60watts pendant 10minutes montre le liquide de dialyse péritonéal. On note une dévascularisation de la pointe du foie où était située la tumeur avec une zone de destruction qui mesure environ 5cm par 3cm sur les coupes axiales (e) et les reconstructions coronales (f) avec parfaite préservation de la paroi gastrique.

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Quel que soit le volume de destruction que l’on peut atteindre avec une seule antenne de micro-ondes, un des intérêts de ce type d’énergie réside dans la possibilité d’activer plusieurs antennes (Figure 2, Figure 3) en même temps (à condition de disposer de plusieurs générateurs), ce qui n’est pas possible avec un système de radiofréquence. Il a été démontré que l’activation simultanée de trois antennes de micro-ondes était bien supérieure à l’activation séquentielle de ces sondes. En effet, l’activation simultanée produit un volume d’ablation de 43,1±4,3cm3 alors que l’activation séquentielle produit un volume de 14,6±5,2cm3 [6]. Des études sont en cours pour connaître l’espacement idéal entre les sondes mais il semble qu’une distance entre 1,7 et 2cm soit la plus adaptée [6]. Il semble que plus les énergies délivrées sont élevées, et plus les antennes peuvent être espacées sans avoir de zones non traitées entre les antennes.



Figure 2


Figure 2. 

Scanner d’une métastase pulmonaire d’origine colorectale développée dans le lobe supérieur gauche (a). Mise en place de trois électrodes de micro-ondes de façon parfaitement parallèle par abord postérieur visible en coupes dans l’axe des aiguilles (b) et dans l’artère perpendiculaire aux aiguilles (c). La zone de destruction obtenue mesure 55×47mm et recouvre parfaitement la localisation tumorale (d). À noter un pneumothorax résiduel de faible abondance qui ne nécessitera pas de drainage.

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Figure 3


Figure 3. 

Imagerie radiographique de trois électrodes de micro-ondes disposées de façon parallèle pour traiter une tumeur du dôme du foie (a). Le scanner obtenu en coupe axiale (b), et coronale (c) le lendemain du traitement par micro-ondes montre une zone de destruction tumorale qui mesure environ 55mm de grand axe au sein de laquelle on peut voir des bulles d’air générées par les hautes températures utilisées pour réaliser le traitement de micro-ondes.

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Résultat clinique
Carcinome hépatocellulaire

En 2002, une série comparant radiofréquence et micro-ondes pour le traitement de 99 chimioembolisation (CHC) de 1 à 3cm de diamètre (égale à 2,2cm en moyenne) montre un taux d’ablation complète de 96 % pour la radiofréquence et de 89 % pour les micro-ondes (p =0,26). [7]. Trois ans plus tard, une série très récente utilisant des systèmes de micro-ondes plus performants traite des CHC de 3 à 5cm chez 89 patients et de 5 à 7cm chez 20 patients utilisant soit la radiofréquence, soit les micro-ondes. La taille des tumeurs reste bien sûr un facteur prédictif, quelle que soit la technique utilisée. Il n’y a pas de différence significative entre le taux d’ablation de la radiofréquence (89,8 %) et les micro-ondes (95,9 %) [8]. Dans cette publication, l’ablation complète des tumeurs, la récidive, et un taux d’alpha-fœtoprotéine supérieur à 1200ng/ml étaient des facteurs pronostics indépendants, avec respectivement un hazard ratio de 4,15, 1,56 et 1,59.

Métastases hépatiques

Les résultats obtenus avec les nouvelles générations d’antennes micro-ondes refroidies sont encore peu disponibles dans la littérature. Dix tumeurs avec un diamètre moyen de 4,4cm (2–5,7cm) traitées avec un système triple antennes utilisant 45watts pendant 10minutes avant la résection chirurgicale. Le diamètre moyen de la zone d’ablation était de 5,5cm, et les zones d’ablation produites par les trois aiguilles avaient fusionné pour créer un large volume d’ablation [9]. Il n’y avait pas de tumeur visible à l’histologie.

Le même système était utilisé avec les mêmes paramètres dans une phase II chez patients pour 94 ablations concernant 224 tumeurs hépatiques. La taille moyenne des tumeurs était de 3, 6cm (0,5–9cm) [10]. Le volume d’ablation obtenu avec une antenne était de 10ml (7,8–14,0ml) et l’utilisation de trois antennes simultanées produisait 50ml d’ablation (range 21,1–146,5ml). Le taux de récidive locale était de 2,7 %.

Des puissances de 80watts pendant 26minutes ont permis d’obtenir des taux d’ablation de 94 % pour les tumeurs de moins de 3cm, de 91 % pour les tumeurs de 3 à 5cm et de 92 % pour les tumeurs de 5 à 8cm [11]. Les volumes de destruction étaient de 8cm dans le grand axe pour 6,1cm pour le petit axe.

La plus grande série publiée concerne 100patients avec 270tumeurs (métastases colorectales 50 %, hépatocarcinomes 17 %, métastases carcinoïde 12 % et autres 22 %).

La seule complication a été un abcès hépatique, et après 36 mois de suivi, seulement 7 % des patients avaient un traitement incomplet sur la tumeur cible [12].

Une série de 1136 patients avec 1928 tumeurs traitées rapporte cinq abcès hépatiques, deux plaies biliaires, deux perforations coliques, cinq ensemencements du trajet et trois brûlures cutanées [13].

Métastases pulmonaires

Il y a peu de résultats publiés sur l’utilisation de la destruction par micro-ondes pour le traitement des tumeurs pulmonaires. Des résultats sur de petites séries sont prometteurs et la plus grande série rapporte 50 patients traités par micro-ondes, dont 30 étaient porteurs de cancers bronchiques primitifs non à petites cellules. Soixante-six sessions de traitement ont étés réalisées pour des tumeurs de moins de 5cm (med+SD=3,5cm±1,6) [14]. Une seule antenne fut utilisé pour les tumeurs de moins de 2cm (53 %), deux antennes furent utilisées dans 5 % des cas, trois antennes dans 27 %, et quatre antennes dans 9 %, et une aiguille avec trois antennes arrondies déployables dans 6 %. Le taux de contrôle locale fut de 74 %, avec significativement plus de récidive locale pour les tumeurs de plus de 3cm (p =0,01). Il est à remarquer qu’après traitement par micro-ondes, 43 % des patients présentaient une évolution sous forme cavitaire de la région traitée par micro-ondes, et que 6 % de la population a développé une complication infectieuse incluant un abcès et une pneumopathie. L’abcès responsable d’une érosion de la paroi de l’artère pulmonaire fut responsable d’un décès par hémoptysie. En revanche, les patients qui ont présenté une image de cavitation dans le suivi de l’ablation ont ensuite présenté une meilleure survie.

Électroporation

L’électroporation est une technique pour laquelle seul le principe et les résultats préliminaires seront décrits car il n’y a pas à ce jour de série clinique publiée pour le traitement des tumeurs hépatiques et pulmonaires. L’électroporation est une technique qui ouvre les pores des membranes cellulaires par application d’un champ électrique de forte intensité. Cet effet est obtenu par interaction entre le champ électrique et la couche phospholipidique membranaire qui est électriquement chargée. Cette technique se décline en électroporation réversible et électroporation irréversible. L’électroporation réversible, aussi appelée électro-chimiothérapie, ouvre temporairement les pores cellulaires pour y laisser entrer de la chimiothérapie et la mort cellulaire est induite par le produit de chimiothérapie qui, bien qu’efficace, ne peut pénétrer la cellule en dehors de l’application de ce courant électrique [15]. La conséquence est une destruction qui cible uniquement les cellules tumorales puisque les cellules saines électroporées reçoivent un médicament qui n’est pas létal pour elles. À noter que la méthode a été initialement utilisée pour incorporer et faire pénétrer des gènes étrangers dans la cellule [16]. L’électroporation irréversible, qui elle commence à être utilisée en radiologie interventionnelle, ouvre définitivement les pores cellulaires et induit une lyse cellulaire sans adjonction de cytotoxique [17]. Le traitement n’a pas de spécificité pour les cellules tumorales vis-à-vis des cellules saines. L’électroporation irréversible implique l’utilisation de deux électrodes qui peuvent être mises en place sur la même antenne, mais elle est le plus souvent obtenue entre deux antennes d’électroporation placées à distance dans les tissus. Les gradients de voltage nécessaires sont de 1000 à 3000volts/cm et imposent actuellement que les antennes soient au maximum espacées de 2cm. Il faut donc retenir que l’électroporation permet des zones de destruction de relativement petite taille sous peine de multiplier le nombre d’antennes nécessaires. Pour exemple, il peut être nécessaire de placer jusqu’à quatre ou cinq antennes pour traiter une tumeur de 3 à 3,5cm. L’intérêt de l’électroporation réside dans une ablation non thermique, et qui à ce titre s’affranchit des difficultés à détruire les tissus au contact de gros vaisseaux (Figure 4). De plus, il existe une vraisemblable préservation du support fibreux et collagéniques des structures canalaires et vasculaires. En effet, sur des modèles expérimentaux, il semble que des vaisseaux soient parfaitement préservés, ainsi que les structures bronchiques et probablement des structures biliaires [18, 19, 20, 21]. Enfin, à la périphérie de la zone d’électroporation irréversible, il y a probablement une zone d’électroporation réversible dont on pourrait prendre avantage pour combiner des traitements médicamenteux.



Figure 4


Figure 4. 

Vue macroscopique d’un foie de porc sur lequel a été réalisée une destruction par électroporation au contact d’une volumineuse veine sus-hépatique. On peut noter que la zone de destruction, visible en brun, entoure la volumineuse veine sus-hépatique sans aucun tissu sain laissé en place entre la paroi vasculaire et la zone de destruction.

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L’électroporation, en raison de la puissance des stimuli électriques délivrés, se doit d’être réalisée dans la période dite réfractaire de l’ECG (après l’onde Q) sur quelques millisecondes. Les systèmes d’électroporation sont donc asservis à l’ECG pour éviter les troubles du rythme induit. Enfin, il y a une simulation neurologique sur l’ensemble du corps, imposant une anesthésie générale avec curarisation [22]. Un essai est en cours en Europe pour le carcinome hépatocellulaire de moins de 3cm.

Points à retenir
La destruction tumorale par micro-ondes est une technique d’ablation thermique guidée par l’image comme la radiofréquence utilisant une fréquence entre 915MHz et 2 450MHz (400KHz pour la radiofréquence).
Les micro-ondes ne nécessitent pas de plaque de dispersion et ont un temps de traitement relativement court et induisent des températures de 160 à 180°C au contact de l’aiguille (≤100°C pour la radiofréquence).
Les micro-ondes sont moins sensibles à la convection thermique des gros vaisseaux.
L’activation simultanée de plusieurs antennes de micro-ondes produit des volumes de destruction tissulaire bien supérieurs à l’activation séquentielle de ces antennes.
Pour le CHC, il n’y a pas de différence significative entre le taux d’ablation de la radiofréquence (89,8 %) et les micro-ondes (95,9 %).
Pour les métastases hépatiques, des puissances de 80 watts pendant 26minutes ont permis d’obtenir des taux d’ablation de 94 % pour les tumeurs de moins de 3cm, de 91 % pour les tumeurs de 3 à 5cm, et de 92 % pour les tumeurs de 5 à 8cm. Les volumes de destruction étaient de 8cm dans le grand axe pour 6,1cm pour le petit axe.
L’électroporation ouvre les pores des membranes cellulaires par application d’un champ électrique de forte intensité qui interagit avec la couche phospholipidique membranaire.
L’électroporation est une ablation non thermique, qui s’affranchit des difficultés à détruire les tissus au contact de gros vaisseaux.

Déclaration d’intérêts

L’auteur déclare ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article.

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