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Journal des Maladies Vasculaires
Volume 37, n° 2
page 66 (mars 2012)
Doi : 10.1016/j.jmv.2011.12.131
Séances communes avec les sociétés

Infections et lymphœdème
 

L. Vaillant
Université François-Rabelais, CHRU Trousseau de Tours, Tours, France 


Mots clés : Lymphœdème, Infections


Les infections sont les plus fréquentes des complications du lymphœdème [1]. Mais à l’inverse les infections sont un facteur de risque de survenue ou d’aggravation du lymphœdème.

L’érysipèle complique 20 à 40 % des lymphœdèmes. Aucune autre bactérie que le streptocoque n’a démontré sa responsabilité dans l’érysipèle. Le lymphœdème est le principal facteur de risque d’érysipèle (risque multiplié par 71). Les portes d’entrée peuvent être des plaies minimes. Les érysipèles sur lymphœdème sont plus sévères que les érysipèles habituels : ils font parfois suspecter une fasciite nécrosante. Dans les lymphœdèmes, on observe surtout des formes subaiguës de dermohypodermites bactériennes nécrosantes avec nécroses superficielles. L’érysipèle est toujours d’origine streptococcique. Le traitement de première intention est une antibiothérapie per os. La physiothérapie du lymphœdème n’est pas un facteur de risque d’érysipèle.

Le risque de récidive d’érysipèle sur lymphœdème est élevé (50 % dans l’année qui suit le premier épisode), et devient de plus en plus important au fur et à mesure des récidives. Après un érysipèle, il faut renforcer le traitement du lymphœdème car sa réduction diminue le risque de récidive. L’efficacité des soins cutanés et de l’hygiène générale est comparable à celle de l’antibiothérapie prophylactique. Le traitement des portes d’entrée est systématique (traitement au long cours d’un pied d’athlète par crème antimycosique…). L’antibiothérapie prophylactique est proposée à tout lymphœdème ayant fait deux épisodes d’érysipèle séparés de moins de six mois. Une prévention primaire d’érysipèle diminue le risque d’érysipèle. Le traitement des plaies doit être rigoureux et précoce, mais n’a pas de particularité dans les lymphœdèmes. On recommande le nettoyage de la plaie à l’eau du robinet ; l’utilisation d’antiseptique n’a jamais fait la preuve de son efficacité en prévention d’infection cutanée. Il est nécessaire de recouvrir une plaie par un pansement de type hydrocolloïde ou hydrocellulaire pour les plaies profondes, pansement d’interface pour les plaies superficielles, hydrocellulaire non adhésif ou siliconé si la peau est fragile.

Les complications mycosiques sont observées surtout aux membres inférieurs, à type d’intertrigos (notamment interorteils). Elles sont secondaires à l’augmentation de la macération naturelle des plis cutanés, favorisées par les troubles trophiques du lymphœdème et par la contention-compression.

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Référence

Vaillant L., Muller C., Goussé P. Traitement des lymphœdèmes des membres Presse Med 2010 ;  39 : 1315-1323 [inter-ref]


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