Différentes méthodes d’estimation de prévalences d’exposition sur la vie professionnelle entière en population générale à partir de matrices emplois-expositions - 19/09/18
Different estimating methods of lifetime occupational exposure prevalence in general population, from job-exposure matrices
, L. Delabre b, L. Garras b, groupe de travail Matgénéb
C. Pilorget b, cResumen |
Objectifs |
Suite à l’intérêt croissant de calcul de parts de pathologie attribuables aux expositions professionnelles, la méthodologie d’estimation de la prévalence d’exposition sur la vie professionnelle entière (VPE) se pose. L’objectif de ce travail est de décrire et comparer différentes méthodes d’estimation de cette prévalence réalisée pour plusieurs nuisances, à partir d’une exposition évaluée à l’aide de matrices emplois-expositions (MEE).
Méthodes |
À partir d’un échantillon d’histoires professionnelles représentatif de la population française en 2007, des estimations de prévalences VPE ont été réalisées selon deux approches. Une première approche a consisté à utiliser l’évaluation historisée des MEE du programme Matgéné et à estimer les prévalences selon plusieurs hypothèses d’évaluation de l’exposition : probabilité maximale, probabilité de chaque emploi-période, probabilité de chaque emploi-année. Pour la deuxième approche, la méthode développée par le Centre international de recherche sur le cancer en 2007 a été utilisée, en multipliant par 3 la prévalence d’exposition de la population générale estimée en 2007 à partir des MEE. Ces estimations de prévalence ont été réalisées pour quatre nuisances : les poussières de farine, de ciment, de silice cristalline ainsi que pour le benzène.
Résultats |
Pour la première approche, les prévalences d’exposition VPE varient entre 4,4 et 5,5 % pour les poussières de farine, entre 4,3 et 6,7 % pour les poussières de ciment, entre 6,1 et 9,1 % pour les poussières de silice et entre 3,9 et 6,0 % pour le benzène. Selon la deuxième approche, les prévalences VPE sont de 4,2 % pour les poussières de farine, de 6,6 % pour les poussières de ciment, de 9,3 % pour les poussières de silice et de 2,1 % pour le benzène.
Conclusions |
Cette étude révèle des différences dans les estimations de la prévalence VPE selon la méthode de calcul utilisée. Ces écarts varient selon les nuisances et sont plus élevés pour les nuisances avec plusieurs périodes d’exposition ou pour les cancérogènes avec une forte évolution de leur réglementation. Il peut donc exister des variations dans l’estimation de parts attribuables au travail pour une pathologie. Ces résultats montrent la nécessité de documenter les prévalences VPE sous forme d’intervalle intégrant différents modes de calcul. L’impact de l’utilisation de ces estimations nécessite une grande vigilance dans l’utilisation de ces prévalences.
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Vol 79 - N° 4
P. 566 - septembre 2018 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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