Évaluation des facteurs de risque cardiovasculaire modifiables au cours du syndorme de Gougerot-Sjögren primitif - 30/11/23
, O. Nallet 2, K.K. Irene 3, N. Rakotomalala 4, M. Djennane 5, F.K. Doryne 3, C.C. Dahou Makhloufi 6, A. Mékinian 7Resumen |
Introduction |
Les maladies auto-immunes telles que le lupus et polyarthrite rhumatoïde ont un risque cardiovasculaire très important. Il existe très peu d’études qui évaluent le risque cardiovasculaire au cours du syndrome de Sjögren primitif. L’objectif de notre étude rétrospective est d’évaluer les facteurs de risque cardiovasculaire classique modifiables au cours du syndrome de Gougerot-Sjögren primitif.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective de 57 patients répondant aux critères diagnostiques Sjögren primitif EULAR/ACR 2016. Nous avons recueilli les caractéristiques des patients, âge, sexe, activité de la maladie… Traitements en cours et aussi les facteurs de risque cardiovasculaire modifiables (IMC, TA systolique, tabagisme actif, diabète et LDL cholestérol).
Résultats |
Cinquante-sept patients inclus, 93 % femmes (n=53), âge moyen au moment du diagnostic 61,2 [22–87]. La durée moyenne évolution maladie 6,7 ans [2–25] et ESDAI moyen 3,3 [0–12]. Parmi les caractéristiques de la maladie : 92,8 % BGSA+(n 52), 33,9 % SSA+(n=19), 17,8 % Ssb+(n=10), FR+66,1 % (n=37) et la gammaglobuline moyenne 14,5g/L (4,6–46,9). IMC moyen 27,1 [18,5–45], avec 28/57 (49,1 %) en surpoids et 13/57 (22,8 %) en obésité. HTA 2,8 % (n=13), tabac 9,1 % (n=5), diabète type 1 : 0 %, DNID 7 % (n=4) et la dyslipidémie 46,3 % (n 19/43). Parmi les 36/57 pts avaient un bilan lipidique : cholestérol total 4,64 (3,09–6,65) avec 11/36 (30,55 %) ont une hyper CT>5,20mmol/L, LDL moyen 2,49mmol/L (0,55–4,99) avec 11/36 patients (30 %) avant un taux>2,58mmol, soit 1g/L, HDL 1,52mmol/L (0,57–2,58), TG 1,31mmol/L (0,47–5,77). Concernant les traitements : la totalité des patients hypertendus avaient un traitement anti HTA : 22,8 % (n=13), 7 % avaient des antidiabétiques oraux (n=4), un patient était insulino-requérant 1,7 % (n=1) et 12,3 % traités par un traitement hypolipémiant (n=7).
Discussion |
Nos résultats confirment la fréquence des FDR CV modifiables dans le SGJ primaire. Par ailleurs, dans notre série, on remarque une augmentation de l’hypercholestérolémie totale, mais pas l’hypertension artérielle, contrairement à certaines études [1]. La totalité de nos patients hypertendus et diabétiques avaient un traitement, mais 4/11 HCT (36,4 %) n’avaient pas de traitement hypolipémiant et parmi les 2/11 traités (18,2 %) l’étaient insuffisamment, mais 30 % des patients avaient un taux LDL>1g/L soit nettement supérieur que l’objectif thérapeutique pour les RIC.
Conclusion |
Le risque cardiovasculaire est très important dans le syndrome de Sjögren primaire et nécessite une prise en charge multidisciplinaire (cardiologue, rhumatologue et endocrinologue).
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Vol 90 - N° S1
P. A211 - décembre 2023 Regresar al númeroBienvenido a EM-consulte, la referencia de los profesionales de la salud.
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