La goutte : profil épidémiologique, clinique et facteurs de risques - 30/11/23
, S. Ben Jemaa, M. Dhifallah, A. Feki, Z. Gassara, M. Ezzedine, M.H. Kallel, H. Fourati, R. Akrout, S. BakloutiRésumé |
Introduction |
La goutte est la 1re arthropathie métabolique chronique. Elle est due à la présence d’une hyperuricémie, responsable d’arthropathie, de tophus et de néphropathie. Sa prévalence est en perpétuel augmentation. Elle est d’environ 4 %, ce qui correspond à une augmentation de 59 % au cours de la dernière décennie [1].
Le but de ce travail est d’étudier le profil épidémiologique et clinique, ainsi que les prévalences des facteurs de risques et les comorbidités.
Patients et méthodes |
Il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive incluant des patients suivis pour goutte dans un service de rhumatologie de l’hôpital Hédi Chaker de Sfax entre 2009 et 2020.
Résultats |
Il s’agissait d’une population de 79 patients d’âge moyen 65,7±13,42 ans et de prédominance masculine : sex-ratio H/F=3,2. La tranche d’âge la plus touchée par la goutte était : 60–69 ans (34 %). L’origine géographique était « urbaine » dans 65 % des cas et « rurale » dans 35 % des cas. Trente-deux patients (32 %) avaient des comorbidités. La maladie rénale chronique et l’artériopathie des membres inférieurs étaient les comorbidités les plus fréquentes (21,9 %) chacune, puis l’HTA dans 18,7 % des cas suivis par le diabète dans 9,4 % des cas et l’insuffisance coronaire et l’accident vasculaire cérébral dans 6,25 % des cas. L’obésité représentait 12,5 % des cas avec un IMC moyen 31,78kg/m2±3,71 [22,09–40,44]. La goutte secondaire représentait 6 % des cas contre 94 % de goutte primitive. Parmi eux : soixante-dix-neuf pour cent avaient une goutte aiguë. Vingt et un pour cent avaient une goutte chronique : Le tophus goutteux (7 cas), le rein goutteux (5 cas) et l’arthropathie (3 cas). Une atteinte mono-articulaire représentait 55,7 % des cas touchant préférentiellement la première métatarso-phalangienne du gros orteil dans 34 % des cas ; les genoux dans 25 % des cas, les poignets dans 18,2 % des cas, les chevilles dans 13,6 %, les mains et les pieds dans 11,4 %. La forme poly-articulaire et oligo-articulaire représentaient 44,3 % des cas. Elles touchaient majoritairement les chevilles dans 24 cas (68,6 %) et les genoux dans 22 cas (62,8 %) ; suivies par les poignets dans 27 cas (34,3 %).
Conclusion |
la goutte est une maladie multifactorielle, survient essentiellement chez les individus présentant certains facteurs de risque tels qu’un régime alimentaire riche en purines, une consommation excessive d’alcool, l’obésité, l’hypertension artérielle, le diabète, l’insuffisance rénale ou une prédisposition génétique. Ce qui souligne l’importance de dépister et prendre en charge ces facteurs de risque afin de prévenir les complications de cette maladie.
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Vol 90 - N° S1
P. A264 - décembre 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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