Quelle place pour la préservation de la fertilité chez nos patientes atteintes de maladies immuno-médiées ? - 10/07/25
What role does fertility preservation play in our female patients with immunemediated diseases?

Résumé |
Les maladies auto-immunes (MAI), notamment les rhumatismes inflammatoires chroniques et le lupus érythémateux systémique (LES), touchent majoritairement des femmes jeunes, en âge de procréer. Ces pathologies, ainsi que leurs traitements, peuvent altérer la fertilité. Il apparaît donc essentiel de s’interroger sur la place de la préservation de la fertilité (PF) chez ces patientes. Différentes techniques de PF sont aujourd’hui disponibles : vitrification ovocytaire après stimulation ovarienne contrôlée (SOC), maturation in vitro (MIV), ou cryoconservation de tissu ovarien. Le choix de la stratégie dépend du contexte médical, de l’âge, du statut pubertaire, de l’urgence, ainsi que du potentiel gonadotoxique du traitement envisagé. Dans les MAI, la SOC est possible chez les patientes stables, sous certaines conditions. En cas de contre-indication, des alternatives peuvent être envisagées : MIV ou cryoconservation de tissu ovarien. L’utilisation d’un agoniste de la GnRH peut également être proposée en cas de traitement par agents alkylants, comme le cyclophosphamide, en complément d’une stratégie de PF, afin de limiter le risque d’insuffisance ovarienne prématurée. En termes de sécurité, les données disponibles sur l’assistance médicale à la procréation (AMP) chez les patientes atteintes de MAI, notamment de LES et de SAPL, sont globalement rassurantes lorsque la maladie est inactive. Toutefois, les risques spécifiques (thrombose, poussée, complications obstétricales) nécessitent une prise en charge spécialisée, multidisciplinaire et individualisée. Ainsi, une information précoce sur la fertilité et une collaboration étroite entre spécialistes sont essentielles pour offrir à ces patientes les meilleures chances de préserver leur fertilité.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Autoimmune diseases (AIDs), particularly chronic inflammatory rheumatic diseases and systemic lupus erythematosus (SLE), primarily affect young women of reproductive age. These conditions, as well as their treatments, can impair fertility. It is therefore essential to consider the role of fertility preservation (FP) in this population. Several FP techniques are currently available, including oocyte vitrification after controlled ovarian stimulation (COS), in vitro maturation (IVM), and ovarian tissue cryopreservation. The choice of strategy depends on the medical context, age, pubertal status, urgency, and the gonadotoxic potential of the planned treatment. In the context of AIDs, COS can be considered in clinically stable patients, under certain conditions. In cases where COS is contraindicated, alternative options such as IVM or ovarian tissue cryopreservation may be considered. The use of a GnRH agonist may also be proposed in cases where treatment with alkylating agents such as cyclophosphamide is required, as an adjunctive strategy to reduce the risk of premature ovarian insufficiency. Regarding safety, available data on ART in patients with AIDs — particularly those with SLE or antiphospholipid syndrome (APS) — are generally reassuring when the disease is inactive. However, specific risks (such as thrombosis, disease flare, and obstetric complications) require specialized, multidisciplinary, and individualized management. Early fertility counseling and close collaboration between specialists are therefore essential to offer these patients the best possible chances of preserving their fertility.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Préservation de la fertilité, Maladie auto-immune, Rhumatismes inflammatoires chroniques, Lupus érythémateux systémique, Vitrification ovocytaire
Keywords : Fertility preservation, Autoimmune disease, Chronic inflammatory rheumatic diseases, Systemic lupus erythematosus, Oocyte vitrification
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