Les croyances, un frein au processus de retour au travail après un cancer ? - 11/07/25
Are beliefs a hindrance to the process of returning to work following a diagnostic of cancer?
, Valérian Boudjemadi 1, Léa Sgambati 3, Odile Rohmer 1Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder
Résumé |
Introduction |
L’après-cancer est une période impliquant de considérer différentes sphères de la vie, dont le retour au travail. Cependant, les croyances sur la maladie ou les émotions qu’elle suscite, peuvent freiner cette étape. Notre objectif était d’éclairer la façon dont les personnes malades se perçoivent à la reprise du travail, le rôle de la révélation du cancer sur leur bien-être et l’impact des croyances et émotions d’autrui sur les comportements de soutien.
Méthodes |
Dans l’Étude 1, 221 personnes malades ont évalué leur perception de soi (SCM), leur bien-être (EMMBEP) et précisé comment la maladie avait été révélée au travail. Dans l’Étude 2, 158 participants tout-venant ont évalué leurs croyances sur la maladie (SCM), en y intégrant une analyse fine des dimensions (Big Two), les émotions et les comportements (BIAS Map). Les données ont été analysées via des analyses de variances et de médiations.
Résultats |
Les personnes malades se perçoivent peu compétentes. Également, les personnes malades sont décrites comme plus courageuses, mais moins compétentes que les personnes en bonne santé. La perception de compétence est pourtant centrale, car elle explique la relation entre la possibilité de révéler sa maladie et le bien-être (Étude 1) et la perception de compétence augmentent les émotions positives et l’intention de soutenir les personnes malades (Étude 2).
Discussion |
La perception de compétence apparaît comme un levier, autant pour le bien-être des personnes que pour l’intention de les soutenir. Enfin, la possibilité d’évoquer soi-même sa maladie est un facteur favorable à cette perception.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Introduction |
Recovery from cancer is a process that encompasses all aspects of life, including returning to work. However, subjective factors such as beliefs and emotions associated with the illness can hinder this step. The aim of our study was twofold : first, to examine cancer survivors’ self-beliefs and the role of self-disclosure in their psychological well-being; and second, to better understand how both beliefs and emotions influence inclusive behaviors.
Methods |
In Study 1, 221 cancer survivors evaluated their self-beliefs (SCM), psychological well-being (EMMBEP), and illness disclosure in the workplace. In Study 2, 158 French participants assessed their perception of cancer survivors in terms of beliefs (SCM), incorporating a fine-grained analysis of dimensions (Big Two), emotions and behaviors (BIAS Map). Data were analyzed using ANOVA and mediation models.
Results |
Cancer survivors perceive themselves as less competent. Moreover, while cancer survivors are generally perceived as courageous, they are judged lower in competence compared to healthy people. The perception of competence is central: it explains the relationship between the possibility of disclosing one's illness and psychological well-being (Study 1), and this perception of competence increases positive emotions and the intention to support cancer survivors (Study 2).
Discussion |
The perception of competence appears to be a key factor for both survivor's well-being and for the intention to support them. Finally, the possibility of self-disclosing their own illness is a factor that favors this perception of competence.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Cancer, Retour au travail, Jugement de soi, Perception sociale, Révélation de la maladie
Keywords : Cancer, Return to work, Self-judgement, Social perception, Self-disclosure
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