Traitement du syndrome de Cushing par hyperplasie macronodulaire primaire : bénéfices cliniques de la surrénalectomie unilatérale - 10/09/15

Résumé |
Contexte et objectifs |
Lorsqu’il existe un syndrome de Cushing il est souvent considéré que le traitement de l’hyperplasie macronodulaire primaire (HMP) doit être la surrénalectomie bilatérale (SB), la surrénalectomie unilatérale (SU) ne serait pas assez efficace. Cependant la SB impose une insuffisance surrénale totale et définitive. Nous avons donc voulu évaluer les bénéfices cliniques de la SU, sur une grande série.
Méthodes |
Étude multicentrique nationale rétrospective de 15 patients avec HMP et syndrome de Cushing traités par SU. Suivi moyen 5ans,>5ans chez 9/15.
Résultats |
Quinze sur 15 patients ont normalisé le CLU en postopératoire : CLU moyen à 2,6N en préop ; 0,27N à M1 ; 0,35N à M12 (p=0,001 et 0,005). Une insuffisance surrénale est observée chez 6/8 (40 %) patients, dont 4 retrouveront une sécrétion quantitativement normale de cortisol au cours du suivi.
À 1 an l’IMC évolue de 27 (IQR 25,8–34,1) à 25,8kg/m2 (IQR 24–27,5) (p=0,0164), la TAS de 135 (IQR 128–146,5) à 120mmHg (112–131,5) (p=0,0093), TAD de 85 (78,5–91) à 70 (67–80) (p=0,0128).
À 5ans le bénéfice clinique moyen est maintenu même si 3/15 évoluent vers une récidive de l’hypercortisolisme : transitoire (1/3) traitée par mitotane (1/3) ou par surrénalectomie controlatérale 9ans après la première chirurgie (1/3).
Conclusion |
La surrénalectomie unilatérale, qui « remonte le temps » d’une période de doublement du volume surrénalien, est un traitement efficace du syndrome de Cushing lié à l’HMP. Son risque d’insuffisance surrénale est inférieur à la surrénalectomie bilatérale et son risque de récidive reste faible.
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Vol 76 - N° 4
P. 361 - septembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
