La transplantation rénale préemptive est associée à une meilleure survie des greffons et des patients : données du registre CRISTAL - 16/09/15
, C. Combe 2, J. Harambat 3, C. Jacquelinet 4, P.G. Merville 5, L. Couzi 5, K. Leffondré 1pour les centres de CRISTAL
Résumé |
Introduction |
La transplantation rénale (TR) est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale. En France, il est recommandé d’envisager une inscription quand le débit de filtration glomérulaire (DFG) devient inférieur à 20mL/min/1,73m2, mais il existe peu de données européennes concernant les résultats de la TR préemptive (TRP). L’objectif était d’évaluer l’impact de la TRP sur la survie du greffon et du patient en France.
Patients et méthodes |
Étude de registre comparant les adultes>18ans ayant reçu une première TRP aux adultes ayant reçu une première TR non préemptive (TRNP), dans un des centres de TR français, entre 2002 et 2012. Un modèle de Cox a été utilisé pour étudier l’effet de la TRP sur la probabilité de survenue d’un échec de greffe défini comme le premier évènement parmi le retour en dialyse, le décès ou une nouvelle TR.
Résultats |
Entre 2002 et 2012, 22 288 patients ont reçu une TR en France dont 3112 (14,0 %) préemptivement. L’âge moyen des receveurs était de 50,5±13,4ans, 61,9 % étaient de sexe masculin. La durée moyenne de suivi après TR était de 4,9±3,2ans. En analyse multivariée, après ajustement sur le sexe et l’âge du receveur, la maladie rénale initiale, le type de donneur (vivant ou décédé, à critères élargis ou standard), le nombre d’incompatibilités HLA et le temps d’ischémie froide, le risque instantané d’échec était près de 2 fois moins important en cas de TRP (HR : 0,57 ; IC95 % : 0,51–0,64). La réduction du risque d’échec en cas de TRP était plus importante au-delà de la première année post-greffe (HR pendant la première année : 0,69 ; IC95 % : 0,57–0,83 ; HR après la première année : 0,51 ; IC95 % : 0,45–0,59). L’effet de la TRP variait également selon la maladie rénale initiale et le type de donneur, avec un effet plus important de la TRP chez les patients transplantés avec un donneur vivant.
Discussion |
Un ajustement sur les comorbidités, le DFG pré-TR, la durée de suivi avec le néphrologue et les facteurs socioéconomiques n’était pas possible, en raison de données manquantes.
Conclusion |
En France, la TRP est significativement associée avec une meilleure survie des greffons et des patients, par rapport à une TRNP.
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Vol 11 - N° 5
P. 284 - septembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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