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Pseudarthroses de l’humérus résistantes ou à risque traitées par RhBMP7 – évaluation monocentrique avec un recul minimum de 2 ans - 28/10/15

Doi : 10.1016/j.rcot.2015.09.036 
Laurent Obert , Sébastien El Rifai, François Loisel, Antoine Adam, Daniel Lepage
 Boulevard Fleming, 25030 Besançon, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectif

La pseudarthrose diaphysaire de l’humérus est rare, les séries publiées sont courtes (moins de 30 cas). Dans ces cas, l’association d’une ostéosynthèse plus stable avec ou sans autogreffe permet d’obtenir un taux de consolidation proche de 95 %. Cependant, rien n’est publié en cas d’échec après 2 interventions (pseudarthrose résistante) ou en cas de facteurs de risque manifestes présents lors du traitement de la fracture (tabac, diabète, paralysie – pseudarthrose à risque).

Patients et méthode

Seize patients d’âge moyen 49ans (24–71) ont été suivis de façon prospective avec une évaluation finale par un opérateur indépendant. Ces 16 fractures n’ont pas consolidé à 9 mois et 9 d’entre elles ont été réopérées au moins une fois par technique classique (changement de moyen d’ostéosynthèse, décortication, greffe cortico-spongieuse ou alésage) avant de recevoir le facteur de croissance (pseudarthrose résistante) et 7 d’entre elles d’emblée avec adjonction du facteur de croissance (pseudarthrose à risque). Sept montages initiaux étaient instables, 2 patients présentaient une pseudarthrose d’un autre os, 2 étaient diabétiques, 3 étaient fumeurs>10 PA. Au moment du traitement par facteur de croissance, la durée d’évolution depuis la fracture était de 24,4 mois (6–103) et 2 interventions (1–6). Il existait 13 pseudarthroses atrophiques, 1 eutrophique, 2 hypertrophiques. Trois pseudarthroses étaient considérées septiques avec documentation. Cinq patients avaient déjà reçu une greffe osseuse. La BMP utilisée (RhBMP7) était positionnée dans le foyer avivé, décortiqué et fixé par une ou deux plaques après reperméabilisation du fût diaphysaire. La consolidation radiologique était définie par la continuité de 4 corticales deux plans orthogonaux (radio ou scanner).

Résultats

Tous les patients étaient revus avec un recul minimum de 24 mois. Aucune complication neurologique n’est rapportée. Un échec est à déplorer chez un patient indocile avec pseudarthrose septique et 4 procédures préalables. Les 15 autres patients ont consolidé avec un délai de 12,7 mois (6–14) avec arrêt complet des procédures et resocialisation. Les 3 cas septiques ont été résolus.

Conclusion

L’échec de la prise en charge fracturaire initiale (fixation instable, défaut osseux postopératoire) reste la principale cause de survenue de la pseudarthrose. Si l’autogreffe demeure le traitement de référence dans la prise en charge d’une pseudarthrose, rien n’est publié en cas d’échec de celle-ci dans les pseudarthroses de l’humérus. Dans cette utilisation de recours (échec d’autogreffe préalable), et dans cette indication où la greffe structurale n’est pas indispensable (l’humérus peut être raccourci), une fixation stable et un facteur de croissance apporté ont permis d’obtenir la consolidation osseuse.

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Vol 101 - N° 7S

P. S152 - novembre 2015 Retour au numéro
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  • Pseudarthrose itérative de la diaphyse humérale. Mise en évidence des facteurs d’échec : à propos de 16 cas
  • Tristan Pollon, Nicolas Bonnevialle, Pierre Mansat, Michel Rongieres, Stéphanie Delclaux, Pierre Laumonerie, Paul Bonnevialle
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  • Traumatologie osseuse routière en pratique expertale – 1256 dossiers en 20 ans d’exercice
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