Complications mécaniques et postéro-stabilisation par 3e condyle – étude monocentrique à propos de 4014 implants consécutifs - 28/10/15
, Philippe Neyret, Elvire Servien, Sébastien LustigRésumé |
Introduction |
Les complications mécaniques à moyen et long terme représentent une part importante des événements secondaires à la chirurgie prothétique du genou, souvent liés au dessin de l’implant utilisé. Le but de cette étude est d’évaluer leur proportion pour un type d’implant donné, et ainsi permettre au chirurgien d’apporter une information claire au patient.
Matériel et méthode |
Nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective monocentrique sur une série de 4014 prothèses totales de genou consécutives de première intention (prothèses postéro-stabilisées par troisième condyle, laboratoire Tornier). Nous avons rapporté les différentes complications mécaniques secondaires, ainsi que le taux de réintervention nécessaire. Nous avons également comparé les résultats fonctionnels et la satisfaction des patients présentant ces complications par rapport aux autres patients de la série. Nous avons enfin comparé la survie des implants entre ces deux groupes, avec un recul moyen de 40 mois.
Résultats |
Au dernier recul, on dénombrait 192 complications mécaniques (hors infection) (4,78 %) chez 177 patients (4,41 %). La complication mécanique principale était la raideur avec 67 patients (1,67 %) - 43 avaient subi une mobilisation sous anesthésie (1,07 %) et 12 une nouvelle intervention (0,3 %). Les fractures représentaient la seconde complication avec 54 patients (1,35 %) - 33 fractures de la rotule (0,82 %), 9 du fémur (0,22 %) et 11 du tibia (0,27 %). Les clunk syndromes étaient la troisième grande complication avec 25 patients (0,62 %) dont 19 réopérés (0,47 %). Les complications directement liées à l’implant recensaient 21 patients (0,52 %) - 18 descellements aseptiques (0,45 %, dont 3 à la rotule, 9 au tibia, 2 au fémur et 3 globaux), 2 usures du polyéthylène (0,05 %) et 1 rupture d’implant (0,02 %). Enfin, 11 patients avaient une laxité pathologique (0,27 %, dont 9 secondaires à un défaut d’équilibrage dans le plan frontal et 2 dans le plan sagittal), 10 une instabilité rotulienne (0,25 %) et 4 une rupture de l’appareil extenseur (0,1 %). La survie des implants était de 76,84 % pour le groupe avec complication mécanique contre 99,04 % pour le groupe sans complication, avec une différence significative (p<0,0001). Le score fonction IKS moyen était inférieur dans le groupe avec complications - 68,52 contre 78,48 dans le groupe sans complication (p=0,009). Enfin 78,16 % des patients dans le groupe avec complications étaient satisfait ou très satisfait de leur prothèse contre 94,25 % pour le groupe sans complication (p<0,0001).
Conclusion |
cette série consécutive de 4014 prothèses postéro-stabilisées par 3e condyle retrouve 4,78 % de complications mécaniques à 40 mois de recul. Un descellement ou une instabilité était exceptionnellement rapportés. Ces résultats sont comparables à ceux rapportés dans les grandes séries de prothèses postéro-stabilisées plus contraintes type plot-cams.
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Vol 101 - N° 7S
P. S191 - novembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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