La pyélonéphrite emphysémateuse : notre expérience de traitement conservateur chez 18 patients - 29/10/15
Résumé |
Objectifs |
La pyélonéphrite emphysémateuse (PNE) est une infection nécrotique du rein, rare et grave, survenant essentiellement chez le sujet diabétique. Son diagnostic positif repose sur la tomodensitométrie et son traitement est actuellement de plus en plus conservateur. L’objectif de ce travail est de discuter le traitement conservateur de cette affection à travers notre expérience chez 18 patients.
Méthodes |
Entre 2010 et 2014, un traitement conservateur a été réalisé chez 18 parmi 24 patients hospitalisés pour PNE. Nous avons recueilli rétrospectivement les données épidémiologiques, cliniques, biologiques, radiologiques, thérapeutiques et évolutives chez tous les patients. La tomodensitométrie a été réalisée dans tous les cas pour confirmer le diagnostic et pour la classification de la PNE selon la classification de Huang et Tseng. Les données ont été saisies et analysées au moyen du logiciel SPSS 17.0.
Résultats |
Une obstruction des voies excrétrices supérieure a été retrouvée dans 13 cas. Il s’agissait d’une lithiase urinaire dans 12 cas et une urétérocèle compliquée de lithiase. Tous les patients ont bénéficié des soins intensifs comportant outre le rétablissement de l’équilibre hydroélectrolytique et acido-basique, une double antibiothérapie. Un drainage de la voie excrétrice par une sonde JJ a été réalisé chez 12 patients, par sonde urétérale chez 5 patients. Un patient avait une distension urinaire sur un rétrécissement urétral avec pyélite emphysémateuse bilatérale, le drainage a consisté en la mise en place d’un cystocathéter sus-pubien seulement. L’évolution était favorable chez quinze patients et la TDM de contrôle a montré une régression voire une disparition complète du gaz des voies excrétrices et/ou du parenchyme rénal après un délai moyen de 10jours.
Conclusion |
La PNE demeure une infection grave mettant en jeu le pronostic vital. Il faut l’évoquer précocement en cas infection urinaire avec des signes cliniques de gravité, en particulier chez les diabétiques, pour permettre un traitement conservateur. Ce traitement conservateur est basé sur l’antibiothérapie, la réanimation et le drainage des urines et ne doit pas retarder une éventuelle néphrectomie de sauvetage (Fig. 1, Fig. 2).
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Vol 25 - N° 13
P. 810 - novembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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