HbA1c et risque d’hypoglycémie dans le diabète en EHPAD - 22/11/15
, M. Grino 2, L. Mari 1, L. Chiche 3, C. Oliver 1Résumé |
Introduction |
Le risque d’hypoglycémie sévère est élevé chez les personnes âgées diabétiques dépendantes à cause de l’altération des mécanismes de perception et de correction de l’hypoglycémie. Aussi, il est recommandé de ne pas rechercher un équilibre glycémique strict et une HbA1c à 8–9 % sont acceptables vs 7 % chez les sujets plus jeunes. L’objectif de l’étude est de déterminer les relations entre HbA1c et les hypoglycémies chez les résidents diabétiques en EHPAD.
Patients et méthodes |
Recueil des données dans 15 EHPAD des Bouches-du-Rhône pendant 4 mois. Relevé des mesures de glycémies capillaires (3–4/jour sous insuline ; 4–8/sem. sous ADO ; 2/sem. sans traitement) et de l’HbA1c à la fin des 4 mois. Identification de 4 catégories d’équilibre glycémique : bon, acceptable, médiocre, mauvais. Relevé des hypoglycémies sévères (symptomatiques ou glycémies≤50mg/dL) ou modérées (glycémies entre 51 et 70mg/dL).
Résultats |
Sur les 236/1694 (14,5 %) personnes diabétiques, 112 étaient traitées par insuline, 99 traitées par antidiabétiques oraux (ADO) et 25 sans traitement.
Parmi les 17,8 % des résidents diabétiques ayant présenté des hypoglycémies (sévères [19 %] ou modérées [81 %]), 3 étaient sous ADO et 39 étaient sous insuline. Les hypoglycémies ont été notées dans toutes les catégories d’équilibre glycémique, sans corrélation avec les taux d’HbA1c. La majorité des hypoglycémies survenant le matin à jeun (65,9 %). Le risque relatif d’hypoglycémie était identique quels que soient les taux d’HbA1c.
Conclusion |
Les hypoglycémies peuvent survenir quel que soit l’équilibre glycémique et le taux d’HbA1c. Un très bon équilibre glycémique et une HbA1c basse orientent vers une réduction de la puissance du traitement. Dans les autres cas, et en particulier si l’HbA1c est élevée, les efforts doivent être concentrés sur la surveillance de l’alimentation, l’adaptation du traitement et la formation du personnel pour adapter le traitement. Dans tous les cas, il faut réduire le délai entre dîner et petit déjeuner.
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Vol 36 - N° S2
P. A46 - décembre 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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