Aspect clinique de pneumopathie interstitielle diffuse chez l’enfant - 21/12/15
, A. Aqqad, A. Berraies, C. Moussa, S. Louhaichi, J. Ammar, A. HamzaouiRésumé |
Introduction |
La pneumopathie interstitielle diffuse (PID) de l’enfant comprend un grand groupe hétérogène d’anomalies rares. C’est une entité rare et mal définie responsable de morbidité et de mortalité non négligeable.
But |
De décrire les caractéristiques cliniques et paracliniques des PID de l’enfant, et analyser le profil étiologique.
Méthodes |
Étude rétrospective menée auprès des dossiers d’enfants hospitalisés PID entre 2007 et 2014. Les renseignements cliniques, radiologiques, histologiques ont été analysés.
Résultats |
Quatorze cas de PID ont été colligés (8 garçons et 6 filles). L’âge moyen était de 8,5ans (2–15ans). Une dyspnée était retrouvée dans tous les cas et une toux dans 11 cas. L’examen physique objectivait des râles crépitant dans 8 cas, un hippocratisme digital dans 6 cas. Un dosage de précipitine était positif dans 3 cas. Le lavage broncho-alvéolaire montrait une alvéolite lymphocytaire dans 5 cas, neutrophile dans 1 cas et éosinophile dans 1 cas. La confirmation histologique était obtenue dans 2 cas. Le diagnostic était retenu dans 7 cas après recueil des données cliniques, radiologiques, ainsi que des données de la littérature. L’étiologie la plus fréquente était une pneumopathie d’hypersensibilité (3 cas). Les autres causes étaient retrouvées dans 1 cas chacune : histiocytose X, sarcoïdose, hemosidérose idiopathique, fibrose pulmonaire idiopathique, protéinose alvéolaire, poumon éosinophile, syndrome d’Hermansky-Budlak, bronchiolite oblitérante, lymphangiomatose médiastino-pulmonaire, PID type corps étranger au talc et malformation adénoïde kystique. Quatre enfants étaient au stade d’insuffisance respiratoire chronique. L’évolution était stable dans 8 cas, bonne dans un cas. Trois enfants étaient décédés.
Conclusion |
Le diagnostic étiologique de la PID chez l’enfant est difficile du fait des caractéristiques cliniques et radiologiques non spécifiques. Le recours à une sémiologie fine ainsi qu’aux données des sites des maladies rares sont d’un grand apport diagnostic.
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Vol 33 - N° S
P. A251 - janvier 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
