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Bioterrorisme - Risque de variole, vaccination et bioterrorisme - 01/03/08

Doi : PM-01-2005-34-2-C2-0755-4982-101019-ART06 

P. Bossi,

D. Garin,

B. Combadière,

É. Rouleau,

S. Rigaudeau,

B. Lebrun-Vignes,

V. Martinez,

B. Autran,

F. Bricaire

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Résumé

Points essentiels

• L’utilisation du virus de la variole comme arme biologique est ancienne. Face à la menace bioterriste avérée actuelle, des plans de lutte ont été rédigés ; l’un de leurs principaux objectifs repose sur la vaccination d’équipes dédiées à la prise en charge de sujets infectés et sur le stockage de doses de vaccins suffisantes pour toute la population d’un pays.

• À la suite de l’éradication mondiale de la variole, la vaccination préventive a été arrêtée en France en 1978 pour la primo-vaccination, en 1984 pour les injections de rappel.

• Les différentes souches vaccinales utilisées dans les vaccins de première génération sont des vaccins vivants atténués provenant du virus de la vaccine dont l’hôte naturel et l’origine demeurent inconnus. Les vaccins de seconde et troisième génération sont en cours d’étude ; l’objectif principal est l’efficacité avec un minimum d’effets secondaires.

• Les effets indésirables, connus essentiellement pour les vaccins de première génération, sont de 2 ordres : les uns, extrêmement rares, peuvent engager le pronostic vital ; les autres, plus fréquents (10 à 15 % des patients) sont bénins.

• En situation d’urgence, en présence de cas de variole, il ne devrait pas y avoir de contre-indications absolues à la vaccination.

• Dans un contexte de bioterrorisme, il ne s’agit pas de réaliser une campagne de vaccination de masse de la population (avec ses risques non négligeables de décès et d’effets indésirables graves) en l’absence de toute menace avérée. En France, 5 niveaux d’alerte ont été définis, avec, dans chaque cas, une stratégie vaccinale à adopter.

Abstract

Key points

Risk of smallpox, vaccin, biowarfare

• The use of the smallpox virus as a biological weapon is very old. Confronted with a high probability of a currennt bioterrorist menace, counteracting strategies have been developed. One of the principle aims relies on the vaccination of teams dedicated to the management of persons infected and the stocking of sufficient doses of vaccine for the whole population of a country.

• Following worldwide eradication of the disease, preventive vaccination was stopped in 1978 in France for the primo-vaccination, and in 1984 for repeat vaccinations.

• The various strains used in the first generation vaccinations are weakened living vaccines from the virus of the vaccine, the natural host and origin of which are unknown. Second and third generations vaccines are under study; the principle objective is to obtain efficacy with a minimum of side effects.

• There are two types of adverse events, generally observed with the first generation vaccines: the first, extremely rare, can be life-threatening; the others, more frequent (10 to 15% of patients) are benign.

• In emergency situations, in the presence of smallpox, there should be no absolute contraindications to vaccination.

• In the bioterrorist context, massive vaccination campaigns of the population are unadvisable (because of the considerable risk of death and severe adverse events) in the absence of any real risk. In France, 5 levels of alert have been established that permit, in each case, definition of the vaccinal strategy to be adopted.


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Vol 34 - N° 2-C2

P. 177-184 - janvier 2005 Retour au numéro
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