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Risque de second cancer primitif après un premier cancer potentiellement lié au papillomavirus humain : une étude populationnelle - 26/02/16

Doi : 10.1016/j.respe.2015.12.012 
Florent Neumann
 Registre des tumeurs du doubs et du territoire de Belfort, CHU de Besançon, 25000 Besançon, France 

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Résumé

Laboratoire d’accueil : Registre des tumeurs du doubs et du territoire de Belfort, EA 3181 « Carcinogénèse épithéliale, facteurs prédictifs et pronostiques », 2, place Saint-Jacques, 25000 Besançon.

Responsable : Dr Anne-Sophie Woronoff (asworonoff@chu-besancon.fr)

État de la question

Les papillomavirus humain (HPVs) sont impliqués dans le développement de nombreux cancers ano-génitaux et de l’oropharynx. Cette étude évaluait le risque de développer un second cancer primitif (SCP) après un premier cancer potentiellement lié à HPV et étudiait les localisations de survenues de ces SCP.

Matériel et méthodes

Les patients ayant développé un premier cancer entre 1989 et 2004 résidant dans 8 départements français étaient enregistrés dans les bases de données de registres de cancer et suivis jusqu’au 31 décembre 2007. Seuls les patients ayant développé un premier cancer potentiellement lié à HPV ont été analysés (col de l’utérus, vagin, vulve, canal anal, pénis, oropharynx, langue, amygdale). Des ratios standardisés d’incidence (SIR) ont été calculés pour comparer le risque de développer un SCP dans cette population par rapport à la population générale. Un modèle multivarié de Poisson a ensuite été réalisé pour analyser les caractéristiques du premier cancer.

Résultats

Au total, 10 127 patients ont présenté un premier cancer potentiellement lié à HPV. Parmi eux, 1117 (11,00 %) ont déclaré un SCP. Le SIR global était de 2,48 (IC 95 % : 2,34–2,63). Les SIRs étaient de 3,59 (IC 95 % : 3,33–3,86) et 1,61 (IC 95 % : 1,46–1,78) chez les hommes et les femmes, respectivement. Le risque de développer un SCP potentiellement lié à HPV était augmenté (SIR=13,74, IC 95 % : 8,80–20,45 et 6,78, IC 95 % : 4,61–9,63 chez les hommes et les femmes, respectivement). Les femmes ayant présenté un premier cancer potentiellement lié à HPV entre 2000 et 2004 avaient plus de risque de développer un SCP par rapport aux femmes ayant présenté un premier cancer entre 1989 et 1994 (SIR ratio=1,40, IC 95 % : 1,06–1,85)

Conclusion

Le fait de présenter un premier cancer potentiellement associé à HPV est à l’origine d’une augmentation du risque de développer un SCP, particulièrement dans les sites liés à HPV. Ces résultats pourraient aider les praticiens dans le suivi de ces patients à haut-risque en termes de prévention et de détection précoce de ces SCP.

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Vol 64 - N° 1

P. 50-51 - février 2016 Retour au numéro
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